Arnauld Akodjénou, Représentant Spécial adjoint du Secrétaire général en charge des Affaires politiques de la Minusma : ‘’Nous ferons tout pour qu’il n’y ait plus d’autres cas d’Anefis’’

28 Août 2015 - 00:47
Mis à jour: 11 ans
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[caption id="attachment_1053742" align="alignleft" width="350"]Arnauld Akodjenou Arnauld Akodjenou[/caption] Les responsables de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (Minusma) étaient devant la presse hier, jeudi  27 août 2015, pour non seulement évoquer les activités que la mission mène sur le terrain, mais aussi aborder la situation d’insécurité actuelle dans le pays. Cette conférence de presse hebdomadaire, tenue au siège de la Minusma à l’hôtel de l’Amitié de Bamako, intervient  peu après l’affrontement qui a vu la Coordination des mouvements de l’Azawad (Cma)  chasser d’Anefis par la Plateforme, le 17 août dernier, dans la région de Kidal. Ladite conférence de presse était animée par plusieurs hauts responsables de la Minusma. Il s’agit de : Mme Mbaranga Gasarabwe, Représentante Spéciale adjointe du Secrétaire général de la Minusma, par ailleurs, Coordonnatrice humanitaire et Coordonnatrice résidente du Système des Nations unies au Mali ; Arnauld Akodjenou, Représentant spécial adjoint du Secrétaire général en charge des Affaires politiques ; le Général Oumar Bikimo, Commandant Adjoint de la Force de la Minusma ;  et Awale Abdounasir, Commissaire de Police - UNPOL.   Lors de cette traditionnelle conférence de presse, Arnauld Akodjénou a fait savoir la détermination de la Minusma à éviter d’autres combats armés, comme ce fut le cas à Anefis: « Personne ne pouvait penser qu’on signe un accord de paix, qu’on garde des armes sur soi et qu’on monte sur des véhicules avec des armes comme si de rien n’était. Nous ferons tout, ça c’est l’engagement politique que nous prenons pour qu’il n’y ait plus d’autres cas d’Anefis, puisque nous constatons de plus en plus que nous avons à faire à des hommes qui ne sont pas de bonne foi… Il y a eu Anefis, il y a encore Anefis. Des mécanismes de dissuasion sont entrain d’être considérés pour qu’il n’y ait plus d’autres cas d’Anefis. On ne peut pas rester les bras croisés… Anefis est et doit être le dernier cas qui mette en difficulté l’esprit et la lettre de l’accord.» M Akodjénou a aussi évoqué les points saillants du plan de sortie de crise entre le gouvernement malien et les groupes armés proposé par la Médiation qui sont : le respect de l’accord, la condamnation des violations du cessez-le-feu, le départ immédiat et sans condition de la Plateforme d’Anefis, la mise sur pied des modalités de l’accord, l’investigation et l’enquête multidimensionnelle qui dénichera les fauteurs de troubles ayant provoqué la bataille d’Anefis. Aux dires de ce haut fonctionnaire onusien, l’Etat malien a accepté ce plan de sortie de crise, qui lui permettra de s’attaquer à ses priorités qui sont, entre autres, la rentrée scolaire dans la région de Kidal, le retour des refugiés ou encore l’accès à l’eau potable. Répondant à la question d’un journaliste sur l’attitude  des Casques bleus, le chargé des Affaires politiques de la Minusma a déclaré qu’il n y a pas d’erreur d’appréciation de la Minusma sur  la situation à Anefis. Par ailleurs, le diplomate béninois a annoncé qu’il va se retirer du système des Nations Unies après plus de trente ans de service. Arnauld Akodjénou sera remplacé le mois d’octobre prochain par le Néerlandais Koen Davidse.   Quant au Général Oumar Bikimo, Commandant Adjoint de la Force de la Minusma, il a déclaré que ses militaires sont déjà à Anéfis pour la mission d’observation et pour  protéger des civils. « Des moyens aériens y sont déployés, a précisé le Général Bikimo. On se déploie en fonction de nos moyens. Il y a menace à Kidal, ce qui fait qu’il y a une zone de sécurité de 20 km autour de Kidal. Ménaka, Tessit sont également menacés. Notre mandat est la gestion du cessez-le-feu et la protection des civils. Il y a des mécanismes pour surveiller.» S’agissant de Mme Mbaranga Gasarabwe, Représentante Spéciale adjointe du Secrétaire général de la Minusma, Coordonnatrice humanitaire et  Coordonnatrice résidente du système des Nations unies au Mali, elle a mis l’accent sur les différentes activités réalisées par la mission des Nations Unies au Mali. A l’en croire, la mission onusienne prépare un plan de développement et d’aide humanitaire dans la région de Tombouctou. Au total, Mme Gasarabwe a mentionné la réalisation de 14 projets à impact rapide dans le nord du Mali. Comme, par exemple, les aéroports de Ménaka et de Kidal en cours de rénovation. La conférencière a exprimé le souhait de voir l’administration malienne retourner dans les zones qu’elle a abandonnées pendant la crise ainsi que le cantonnement et l’insertion des groupes armés. « Malgré les problèmes, les parties doivent revenir à ce qu’ils ont signé », a conclu la Représentante Spéciale adjointe du Secrétaire général de la Minusma. Aguibou Sogodogo  

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Commentaires (60)

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MOUSSOUJOLINI
MOUSSOUJOLINI 11 ans
Le devoir de la minusma est très important dans la résolution de la crise malienne. Elle doit faire très attention de ce qu'elle fait. Elle ne peut prendre des décisions en faveur des groupes armés. Tout ce qu'elle fait, elle doit d'abord aviser les autorités maliennes.
SERPANTARD
SERPANTARD 11 ans
La raison pour laquelle la présence de la minusma a été acceptée au Mali est qu'elle devait aider le Mali à se débarrasser des indésirables. Mais depuis son arrivée ici on dirait que cette dernière a oublié sa mission. Je pense qu'il maintenant primordial qu'elle s'en rappelle.
CORRECTEUR
CORRECTEUR 11 ans
Dite à la Minusma que le bateau du Mali peut tangué mais ne chavirera jamais. Le Mali, notre seul raison de vivre le Mali une terre qui nous somme laisser par nos parents et grand père. IBK serez bien la ceinture car le meilleur dans toute cette histoire c'est vous. Vive les maliens...
SALIA
SALIA 11 ans
Constamment dans la quête de la paix, de la stabilité politico-sécuritaire, de l’unité nationale, de l’intégrité territoriale et de la forme républicaine et laïque du pays, le gouvernement du Mali condamne avec la dernière rigueur tous les actes susceptibles de semer la terreur sur l’ensemble du territoire national et qui empêcheraient également le processus de l’accord de paix de suivre son cours normal. Selon Choguel, le gouvernement du Mali à travers son exaltante mission, informera les populations sur tout ce que le gouvernement posera comme acte dans le processus de la mise en œuvre effective de l’accord mais également sur tout ce qui se passera sur l’ensemble du territoire national. Le gouvernement de la République du Mali demande aux populations de s’engager dans ce même combat pour finalement atteindre le but recherché.
POULETTE
POULETTE 11 ans
la République du Mali continue et continuera toujours de jouer pleinement ses prérogatives pour atteindre ses objectifs. Mais, pour que cela se fasse, aucune mauvaise appréciation de la part des uns et des autres ne laissera le Mali vaincu. Il faut noter que la mauvaise situation sécuritaire au Mali a freiné le retour des services sociaux de bases dans les régions de conflit, à savoir : les actions humanitaires, les actions relatives à la santé, à l’éducation, à l’hydraulique… Les différents rôles de la MINUSMA sont oublier par elle même.
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