Médiation- guerre et négociations : Et si Cheick Modibo tenait le bon bout ?

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Il a le dos large, très large au regard de tout ce que nous disons tous les jours que Dieu fait, tout ce que nous faisons tous les jours et qui auraient pu déstabiliser le plus tenace des commandants de navires en détresse. Le Mali comme il aime à le dire, ne sera que ce que nous en ferons. Unis nous vaincrons, désunis nous périrons, faisons donc en sorte que nous sortons vainqueur de l’épreuve qui nous est imposée.

Dr Cheick Modibo Diarra, Premier Ministre de la transition

A entendre ce qui se dit ça et là, dans les cercles prisés, notamment dans les chancelleries, la tendance très africaine du Premier Ministre, Cheick Modibo Diarra, à savoir : le dialogue, la négociation avec l’ensemble des fils, et filles du pays, tous ceux qui ne chercheraient pas à mettre  l’intégrité de notre territoire en cause ou à importer des idées nouvelles, des comportements nouveaux dans la pratique de notre islam, un culte multi- séculaire dans notre grand pays, seraient la meilleure des approches. Le discours va t –en guerre ne mènera nulle part. Déjà, des pays qui sont perçus comme amis du Mali, s’éloignent du schéma de la guerre qui selon eux pourrait se retourner contre l’ensemble des pays de la région. L’explication de cette volte –face quasi unanime va du fait, qu’en engageant la bataille, nous courons le risque d’attirer tous les djihadistes de toutes les contrées. Pour ne pas favoriser la triste  notion de ‘’ Djihadistes de tous les pays, convergez vers le Mali’’.

Dans la nouvelle donne politico- militaire, il est devenu absolument urgent que, au moment ou la communauté internationale debout comme un seul homme, travaille à la libération de notre pays, nous taisons nos états d’âme, nos sauts d’humeur en nous alignant derrière le chef du gouvernement que nous nous sommes donné et l’équipe qui est à la tâche, une tâche dont personne dans ce pays, n’ignore l’acuité. Les temps sont durs et ses rafales n’épargnent personne, aucune structure, aucune entreprise, aucune famille.

Des temps durs qui n’empêchent pas Cheick Modibo Diarra et son équipe à faire bouger les choses. Pour peu que nous patientions, beaucoup de bonnes choses annoncées arriveront. Le meilleur comme pour paraphraser l’autre, est devant et accessible à la seule condition Que nous nous tenons fermement la main, seul gage du succès souhaité.

Bargondaga Cissé

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2 COMMENTAIRES

  1. DEVANT CONTRIBUER A LA COHÉSION NATIONALE, LES CONCERTATIONS NATIONALES ET LES NÉGOCIATIONS SONT INCONTOURNABLES.

    L’ENGAGEMENT RESPONSABLE DE CHAQUE PARTIE PRENANTE ET LA COHÉSION NATIONALE CONDITIONNERONT UNE SORTIE DURABLE DE LA CRISE AU MALI EN GARANTISSANT LA NON IMPUNITÉ, LA RESTAURATION DE L’INTÉGRITÉ TERRITORIALE ET DE L’UNITÉ ET LA RÉCONCILIATION NATIONALE MAIS AUSSI LA PAIX ET LA SÉCURITÉ PÉRENNES.

    Bonjour,
    Les concertations nationales et les négociations doivent être INCLUSIVES et OUVERTES aux régions, à la diaspora et à toutes les parties prenantes, A TRAVERS UN ENGAGEMENT RESPONSABLE.

    Ce dernier fait que doivent y prendre part tous les Maliens, de toutes les communautés, qui acceptent les principes (refus du terrorisme, non impunité, respect des droits de l’homme, coexistence pacifique, …) et les conditions (pour les groupes armés (MNLA, Ansar Dine, Gandakoye, …): dépôt des armes, indivisibilité du Mali et laïcité) retenus d’un commun accord lors de ces dernières.

    Il fait partie du guide et de la plateforme de concertations nationales et de négociation pour une sortie durable de la crise, que j’ai proposés au Président, aux Maliens et au médiateur.

    Les concertations nationales sont INCONTOURNABLES pour apporter des réponses à la difficulté qui fait qu’on a du mal à les rendre inclusives et ouvertes (à travers l’engagement responsable) et que les parties prenantes ont du mal à s’entendre sur leurs termes de référence donc leur finalité, les opérations et leurs ordonnancement pour apporter une réponse durable à la crise au Mali.

    Plusieurs éléments peuvent contribuer à expliquer cette difficulté tels que : l’exclusion de certains Maliens, la non compréhension par certains Maliens de ce qu’on veut faire, les égos de certains membres des parties prenantes, leurs desseins inavoués, les amalgames, la haine, l’engagement en ordre dispersé qui nuit à la cohésion et à la garantie d’une solution pour le bien-être collectif.

    Ce sont certains des aspects bloquants qu’il faut expliquer, les mettre de côté ou bien les traiter, comme le futur réellement souhaité, les opérations à traiter pour y parvenir et leur ordonnancement à travers une feuille de route (ce qui est indispensable à faire tout de suite et l’ordre des opérations pour y arriver, comme la nécessité ou pas d’organes de transition additionnels, la restauration de l’intégrité territoriale, les élections, les grandes lignes de ce qu’il faut faire juste après les élections).

    Sans ce travail préalable à tout, on risque d’avancer dans le désordre, sans cohésion, sans traiter ce qu’il faut et sans consensus entre les parties prenantes sur la problématique rendant difficile, voire impossible, la négociation.

    Ce qui peut nous amener à la fin de la transition sans rien faire de concret, comme la libération des zones occupées, la tenue des élections justes, qui sont les objectifs majeurs de cette transition.

    L’aspect cohésion nationale est très important et prédétermine la suite.

    Les concertations nationales aideront à créer cette dernière autour du futur souhaité.

    L’engagement responsable de chaque partie prenante et la cohésion nationale conditionneront la réussite de la sortie durable de la crise au Mali en garantissant la non impunité, la restauration de l’intégrité territoriale et de l’unité et la réconciliation nationale mais aussi la paix et la sécurité pérennes.

    Bien cordialement
    Dr ANASSER AG RHISSA
    Expert TIC et Gouvernance
    E-mail : [email protected]

  2. L’ONU attend juste de voir si ce sont des opportunistes qui prendront le pouvoir à l’issue de la mascarade de concertations nationales.

    Si tel est le cas, l’Onu ne bougera pas d’un iota, les états-unis et l’Europe non plus.

    Ils font au contraire aider le Mnla qui sera plus crédible que les guignols de bamako qui auront par une mascarade de concertations tué notre constitution du 25/02/1992 et enterré le Mali démocratique.

    Cela serait un motif valable pour que la communauté internationale tourne le dos au Mali.

    Elle le fera en donnant la main aux touareg pour combattre les islamistes.

    Ainsi les touareg auront gagné leur pari sans combattre vraiment ( première mi temps: l’Aqmi joue pour eux; deuxième mi-temps: la mascarade de concertations nationales leur donne la coupe).

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