Révision Constitutionnelle au Mali: Me Abdoulaye Garba Tapo se prononce

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Lisez! Encore un débat qui vient pourrir la vie déjà insupportable des maliens, cette révision bien moins urgente que la résolution de tous les innombrables et insurmontables problèmes qui nous hantent et coupent le sommeil à plus d’un. Quel besoin peut justifier de vouloir forcer une révision à quelques encablures d’un mandat raté? Si c’est pour étoffer un maigre bilan c’est raté, cette constitution bâtie aux forceps, par une équipe de juristes obscure et aux ordres, et une assemblée de godillots prêts à voter même un texte rédigé en chemin, puisque leur rôle n’est pas de comprendre, mais de voter oui, et en contrepartie de se livrer à toutes sortes d’affairisme. Laissons aux spécialistes le temps de procéder à de scientifiques analyses, mais beaucoup d’entre nous ont un bagage suffisant pour donner notre opinion sur n’importe quel sujet de droit. Cette constitution en projet fera couler beaucoup d’encre, et cette précipitation ‘dans un domaine où il convient de préparer minutieusement et avec tact les esprits en les informant largement”, me choque et dénote un mépris outrageant pour les maliens. Sans m’avancer je vois une disposition, la possibilité de limoger le Premier Ministre sans démission préalable, comme d’essence monarchique et aucun juriste réformateur ne l’aurait envisagé de son propre chef. Dans les systèmes où on respecte les autorités, il y a un système plus civilisé qui est la démission en blanc, une lettre de démission qu’on fait signer sans mentionner la date au Premier Ministre avant sa désignation officielle, et des lors on peut le faire partir en rendant publique la dite lettre, pour lui éviter l’humiliation. Bref ,je pense que les jours à venir nous édifier davantage, et je crains fort ce qui risque de nous entraîner dans un engrenage si par notre passivité nous laissons faire. A nous tous de réagir, et de réfléchir à la voie la plus efficace. Prions que ce projet insensé et inopportun ne soit la goûte d’eau qui fera déborder le vase.

Abdoul Latif

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4 COMMENTAIRES

  1. Il y a plus urgent qu’un toilettage de constitution.
    C’est en fin de mandat que monsieur le président découvre les insuffisances de notre constitution; et cela, après avoir participer au précédents organes de gestion du pays en qualité de premier ministre et de président de l’assemblée nationale.

  2. “Bref ,je pense que les jours à venir nous édifier davantage, et je crains fort ce qui risque de nous entraîner dans un engrenage si par notre passivité nous laissons faire.”
    ET POURTANT C’EST CE QUE VOUS FAITES. VOUS QUI S’Y CONNAISSEZ, SI VOUS LAISSEZ FAIRE, SI VOUS NE PRENEZ PAS “LE MICRO ” POUR DENONCER, VOUS SEREZ COMPLICE DE TOUT CE QUI ARRIVERAIT.
    COMME LE DIT ALIOU TOURE “Tout va tellement si vite dans ce pays et sans l’implication de la majorité des Maliens qu’il faut désormais se demander si tout cela ne suit pas un schéma bien ficelé..”
    VIVEMENT DONC CETTE REVOLUTION MENTALE ET CULTURELLE DONT LE MALI ET LES MALIENS ONT TANT BESOIN

  3. Cher, grand du droit, je suis d’accord avec vous et en plus de pouvoir limoger le premier ministre sans d’émission par le président ,il y’a une partie dedans qui dit q’A CÔTÉ DE LA RÉVISION PAR RÉFÉRENDUM QUE LE PARLEMENT AUSSI PEUT RÉVISER ,JE TROUVE QUE C’EST DANGEREUX.

    • Oui très dangereux, comme dans le cas présent ou le RPM dans le cas de figure pourra à sa demande du “patron” décider de changer tout simplement le nombre de mandat sans avoir besoin de l’avis du peuple parce que la Constitution a prévue. Que non ! Non. Aussi, jamais je ne voterai pas pour une constitution venue pour prendre les diktats de l’Algérie et de la France au nom d’accord d’Alger.

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