Forum des investisseurs du PCDA : Fort intérêt des banques et des investisseurs pour nos filières agricoles

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Le PCDA a bénéficié à plus de 8 900 acteurs directs et contribué à accroître les volumes d'exportation de mangues (107%), d'échalote (114%) et de la pomme de terre (117%)Ayant pour principal objectif de mettre en relation d’affaires les investisseurs, les banques commerciales et les opérateurs des filières, le forum a suscité un réel engouement et un intérêt de la part des banques et des investisseurs.

Comme en témoigne une forte présence des banques, avec des contacts directs avec les opérateurs des filières et de certains projets majeurs, qui sont déjà en cours de réalisation, avec des investisseurs internationaux présents au forum.

Au cours de cette rencontre, les banquiers ont des éclairages sur le secteur rural, ses modes de fonctionnement, ses contraintes et attentes. Les opérateurs des filières ont eu connaissance des exigences des banques concernant les modes de fonctionnement et les critères d’accès aux crédits.

Le forum a permis aux différents acteurs de se donner des informations sur les outils et mécanismes promus par les partenaires techniques et financiers et par le Gouvernement. Ainsi, les banquiers, les investisseurs et les opérateurs des filières ont identifié ensemble quelques principaux défis critiques, qui font encore barrage à la nécessité de faire ensemble des affaires.

Il s’agit de la mise en place de garanties, de la domiciliation des recettes, de l’élaboration de dossiers bancables et de l’absence de produits financiers innovants. Pour les garanties, le forum a permis de noter l’existence de plusieurs fonds de garantie, dont un fonds pour le secteur privé mis en place par le Gouvernement et des initiatives de l’USAID, de la SFI et de la Coopération Danoise.

Concernant la domiciliation des recettes, pour les banquiers, celle-ci est de nature à établir la confiance entre les banques et les opérateurs des filières. Pour cela, les interprofessions doivent sensibiliser leurs membres sur cette modalité. S’agissant de l’élaboration de dossiers bancables, les participants reconnaissent que c’est un point critique dans l’accès au financement. Il a donc été proposé de mettre en place un appui technique aux opérateurs des filières agricoles pour la préparation des dossiers de crédits (business plan, dossier administratif, documentation comptable et financière, profil de l’opérateur, etc.).

Pour leur part, les banques, pour apprécier les dossiers, ont besoin de mieux être outillées pour l’analyse du risque agricole. Ainsi, il a été demandé au PCDA et aux interprofessions d’approcher l’API-Mali et l’association des banques pour approfondir la réflexion, en s’inspirant de l’existant et des expériences dans la sous-région (PRODEX du Niger et PAFASP du Burkina Faso), entre autres.

Concernant les outils financiers, les participants au forum du PCDA ont estimé que le secteur rural a besoin de produits financiers innovants et adaptés. Pour relever ce défi, ils ont proposé quelques pistes, comme la mise en place de lignes de crédits dédiés, des différés dans les procédures de financements et des crédits spécifiques (crédits à long terme).

Toutes choses qui supposent l’amélioration de l’environnement réglementaire et institutionnel. Signalons qu’au cours de ce forum les participants ont suggéré au PCDA l’organisation d’une journée, centrée exclusivement sur le financement des filières agricoles, dans un délai raisonnable.

Yaya Samaké

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