Tragédie de Watagouna : IR GANDA pleure ses morts par un pied-de-nez à leurs bourreaux

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Selon son président, l’ex Premier ministre Ousmane Issoufi Maïga, l’extension de l’insécurité du Nord et sa métastase au centre est un phénomène inadmissible dans un Mali dont il faisait jadis bon vivre. C’était lors d’une assemblée générale d’informations au cours duquel Pinochet a insisté sur la nécessité d’une bonne intelligence entre les Famas et les populations locales qui semblent justement avoir fait les frais des présomptions d’une telle collaboration dans la localité de Watagouna

Le palais de la culture a abrité, le samedi 14 août 2021, une assemblée générale d’information relative aux évènements tragiques d’Ansongo avec la présence du représentant du ministre de la réconciliation nationale et de la cohésion sociale. Il s’agit d’une initiative de l’association des communautés de culture Songhay en mouvement « IR GANDA ». Fidèle à ses objectifs – dont la recherche de solutions viables aux problèmes récurrents dans les régions du Nord-Mali -, les membres de l’association ont bravé la pluie matinale pour répondre à l’appel de leurs leaders. Aux environs de 10 heures une prière de bénédiction de l’activité du jour a été suivie par le discours liminaire du président de l’association IR GANDA, en la personne de l’ancien Premier ministre, natif de la région de Gao, Ousmane Issoufi Maiga. À l’entame de son allocution, l’ancien locataire de la Prémature sous ATT a invité l’assistance à observer une minute de silence à la mémoire des victimes des «lâches» attaques terroristes perpétrées la nuit du dimanche 8 aout au lundi 9 août 2021 et qui ont occasionné 51 morts à Ouatagouna, Karou, Dirga et Deouteguef, dans le cercle d’Ansongo. Dans un discours plus où moins laconique, où alternent questionnements pertinents, indignations justifiées, dénonciations avérées, l’ancien chef du gouvernement, à coups de supplications, exhorte les autorités maliennes, les partenaires stratégiques et au-delà la nation toute entière à œuvrer pour la paix mais surtout à prendre à bras le corps le problème de l’insécurité. Et dont les auteurs, selon lui, n’ont pour dessein que d’entretenir une psychose ambiante au sein des populations par la peur et la mort. Ousmane Issoufi a par ailleurs eu une pensée pour les compatriotes civils et militaires enlevés et détenus souvent à des endroits inconnus, dont les cas les plus récents concernent les jeunes.

Après la synthèse du discours du président de l’association en langues Peulh, Sonrai, Tamasheq et Bamanan, ce fut autour des présidents et représentants des associations sœurs en occurrence de monter au créneau. Il s’agit notamment de Tapital Pulaku, du Collectif intégrateur des Imouchag de Tombouctou, de Ginna Dogon, de l’Association de développement des cercles de la région de Kayes, du Collectif des associations de développement du sahel occidental, association de développement des cercles de Mopti. L’événement a également donné lieu à un impressionnant élan de solidarité exprimé à travers des contributions financières volontaires pour les victimes et familles de victimes du drame d’Ansongo. Ousmane Isouffi alias Pinochet en a profité pour lancer un appel au rassemblement des ressortissants des régions du Nord-Mali ainsi qu’à une véritable symbiose avec les FAmas, afin que le septentrion malien puisse quitte l’isolement et la déconnexion d’avec le reste du territoire nationale. L’air d’un pied-de-nez aux terroristes qui ont vraisemblablement perpétrée l’attaque de Ouatagouna en représailles à la collaboration des populations locales avec l’armée régulière.

 

Ousmane Tiemoko Diakité

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