La chienlit gagne en vigueur au Raid-Da

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Naguère encore très maîtrisés par le contingent de la Garde Nationale très actif sur les lieux, les abords de l’Assemblée nationale sont à nouveau littéralement envahis par la horde irrésistible de petits détaillants. Difficile depuis quelque jours de se frayer un chemin d’entrée ou de sortie de l’hémicycle, à cause de l’abondance humaine et des marchandises qui recommencent peu à peu à joncher les passages jusqu’aux murs de la représentation nationale. A prime abord, on a comme l’impression que les forces de l’orde, récemment encore impitoyable, montre de la lassitude et de la résignation devant les teigneux envahisseurs. Mais il semble que la prorogation du mandat des parlementaires est également passée par là. Intervenue dans les conditions mitigées que l’on sait, ladite mesure n’est pas du goût de certaines composantes associatives. Et l’épée de Damoclès de la contestation populaire continue de peser sur le pouvoir législatif doté d’une légitimité octroyée. Manifestement, ce n’est pas le moment de se faire du mauvais sang chez des vendeurs ambulants, dont la complicité pourrait servir de brèche aux adversaires politiques de la prorogation des mandats parlementaires.

Le sommet de l’URD implore le pardon de ses militants

 Le Parti de la Poignée de Mains a-t-il amorcé sa phase de réconciliation interne post-présidentielle ? Tout indique que c’est réellement le cas. En atteste, à en croire nos sources, de nombreuses rencontres périodiques avec les structures de base au cours desquels les émissaires du Bureau Exécutif National évoquent les conditions d’organisation de la campagne présidentielle avec un sentiment de mea-culpa. C’est la réponse du sommet de l’Urd à la vague de frustrations suscitées à l’options très mitigée du candidat Soumaïla Cissé d’accorder plus de confiance aux nouveaux arrivants qu’à ses anciens camarades. Il s’agit notamment du choix unilatéral de TiebiléDramé comme Directeur de cabinet au détriment d’autres personnalités internes, puis de l’entretien à coups de dizaines de millions du chroniqueur Ras Barth pour son audience auprès du public. Les réserves des militants traditionnels sur la question ne peuvent qu’être légitimées et se justifier avec des résultats électoraux imputables à la démotivation générale induite au recours à des ressources exogènes pour drainer des électeurs. C’est pourquoi, confie-t-on, le BEN ne s’embarrasse d’excuses auprès des militants pour un épisode que tous voudraient définitivement enterrer la hache de guerre.

La centralisation des achats n’a rien changé aux pratiques

 Pour moraliser les procédures de passation des marchés, les autorités maliennes auront tout tenté. Après le rattachement des DFM au ministère des finances – au détriment de leurs tutelles respectives -, elles ont en outre imaginé la centralisation des achats au niveau de l’Hôtel des Finances avec à la clé des instructions fermes au Dfm de ne céder un pouce aux velléités de leurs chefs de départements. Tout porte à croire, toutefois, que cette concentration de la commande publique s’assimile à une centralisation des pratiques frauduleuses et de contournements de procédures : surfacturations, clientélisme, rétro-commission, etc. En atteste, en tout cas, le sulfureux marché d’achats de camions «SINOTRUCK» pour le compte du ministère de la Sécurité qui a fait les choux gras des réseaux sociaux. Il est de notoriété publique que chacun des 6 camions a été acquis pour au moins quatre fois plus que son coût réel même en y ajoutant les taxes. En clair, un véhicule normalement accessible sur le marché chinois à moins de 40 millions est revenu à 150 millions de nos francs. Et dire que le département bénéficiaire – et qui en a exprimé les besoins – s’en est complètement lavé les mains et jette la patate chaude au ministère des Finances dont relève le DFM ayant attribué le marché.

Quand la drogue finance la réconciliation nationale

 La réconciliation nationale est en marche, à en juger tout au moins par les activités du ministère de la Cohésion nationale sous la conduite de Lassine Bouaré. Elles se traduisent notamment par une kyrielle de rencontres entre communautés dont les divergences se sont exacerbées avec le projet de découpage administratif. Le hic est que les autorités officielles maliennes, la tutelle en l’occurrence, ne conduit que très partiellement le processus sans emprise financière. Il nous revient en effet que la plupart des rencontres parrainées par le ministère de la réconciliation sont en réalité financées par les communautés en échange de mesures administratives en faveur de l’érection de leurs contrées en entités administratives.  Les proportions de financements individuels de missions de réconciliation sont d’autant plus intrigantes que la générosité provient de personnes dont le commerce illicite n’est un secret pour personne. Beaucoup d’observateurs en déduisent que la réconciliation est financée par le narco-trafic et se fera par conséquent au profit des narcotrafiquants.

La Rédaction

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