Une dizaine d’ambassadeurs rappelés à Bamako

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Après les nominations massives dans l’administration territoriale où elle règne sans partage ou presque – la soldatesque au pouvoir veut étendre ses tentacules administratifs beaucoup plus loin qu’attendu. Pour une transition dont les missions sont très limitées, les chancelleries ne sont pas en train d’échapper aux bouleversements entamés avec les préfectures et sous-préfectures. Pas moins d’une dizaine d’ambassadeurs ont été rappelés à Bamako et il n’est nul besoin d’exceller dans les arts divinatoires pour savoir qu’il ne s’agit point de tirer au clair les relations avec les pays d’accueil. Il paraît évident, en revanche, que le partage du gâteau après le coup d’Etat est en train d’atteindre les missions diplomatiques, qui sont sans doute l’objet de convoitise de la part des ramifications et connexions de la junte putschiste. On y dénombre entre autres celles du Qatar, du Caire, de l’Unesco, de Madrid, des Émirats, d’Afrique du Sud, du Congo Brazzaville et de Guinée Équatoriale. Tous ces pays connaîtront à coup sûr de nouveaux ambassadeurs militaires ou de rares civiles qui leur obéissent au doigt et à l’œil. Il n’est pas exclu qu’une main mise sur le processus électoral devrait passer passe par là.

Vers une bancarisation des salaires de l’armée

Il s’agit d’une démarche longtemps annoncée et coincée dans les lourdes procédures mais que l’actuel ministre des Finances est déterminé à remettre au goût du jour. De source bien introduite, Monsieur Sanou l’aurait d’ailleurs déjà expérimentée pour des sous-officiers et ne va plus tarder à l’étendre aux autres paliers de la hiérarchie militaire malienne et aux hommes des rangs. Ces derniers ont d’ailleurs reçu l’instruction, selon nos sources, de se doter d’un compte bancaire de référence y compris pour ceux qui se t’œuvrent au front.
C’est dire que la paie de l’ensemble des porteurs d’uniforme passera désormais par les banques pour plus de traçabilité et de visibilité sur la masse salariale de l’armée. Finies donc les manipulations à tendance vénale des effectifs ainsi que les allocations fictives car, de source concordante, les premières expérimentations auront permis de mettre à nu trois milliers environ d’émargements indus qui n’ont que trop longtemps grevé le budget de l’armée et faussé les stratégies militaires. Quoi qu’il en soit, le ministère des Finances vient de mettre un pied plus que gênant dans les plats pour qui sait le filon qu’en ont fait la hiérarchie militaire aux dépens du trésor public. Il faut espérer qu’elle n’en profitera pas pour organiser une contre-performance des troupes sur le théâtre ou parasiter le fonctionnement de l’armée dans son ensemble.

Pour les Ademistes, c’est aller chez Bazoum ou mourir

Même l’investiture d’IBK, en 2018, n’avait pas mobilisé autant d’Abeilles, tout simplement parce qu’il n’y avait pas autant d’invitations pour un seul parti à la prestation de serment du président réélu à l’époque. Mais, pour la cérémonie de prise de fonction du nouveau président nigérien, la délégation des ruchers à Niamey ne comptait pas moins de six (6) membres de leur instance dérogeante. En plus du président et de certains vice-présidents, on y dénombre un représentant du mouvement national des femmes, celui du mouvement national des jeunes. Excessif pour témoigner d’une présence symbolique à la cérémonie ! En tout cas, la pléthore de représentants du Parti de l’Abeille à Niamey, là où une poignée aurait suffi, est d’autant plus intriguant que la question se trouve sur toutes les lèvres à Bamako-Coura. Beaucoup observateurs l’attribuent à une bataille sans concession pour le parrainage du président nigérien à peine élu. En effet, la bousculade de tant de cadres au portillon du nouveau président préfigure, pour eux, est un positionnement pour éventuel soutien à la présidentielle malienne. Un enjeu assez important, dit-on, pour que même la perte d’un être proche et cher ne dissuade pas de voyage pour ce membre influent de la délégation Adéma.

Rassemblées par la Rédaction

 

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