Insécurité : La « revanche » de Sada Samaké

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‘’Sorti du bois’’ par le reconnaissant IBK (pour services rendus), le général Sada Samaké (Paix à son âme !), alors ministre de la Sécurité, avait été vite renvoyé à sa tanière. Pour, visiblement, insuffisance de résultats en matière de sécurité. Son successeur, précédemment gouverneur de Kayes, Salif Traoré aura-t-il fait mieux ? Rien n’est moins sûr. Et pour cause. Les attentats et autres braquages n’ont jamais cessé depuis le départ de Sada Samaké, comme l’attestent les derniers braquages, notamment en plein jour, à Bamako et ailleurs. D’où la question : l’insécurité récurrente est-elle un problème d’homme ou tout simplement une crise structurelle ? La balance semble pencher vers la seconde hypothèse. Car, pour reprendre une expression du correspondant de RFI, serge Daniel (sur Africable, Le Débat du dimanche), il n’y a tout simplement pas de « vision sécuritaire ». Ce qui explique fondamentalement l’échec de la ‘’ceinture de sécurité’’ évoquée un moment par le ministre. En la matière, la gestion sécuritaire est réduite aux assemblées de responsables en charge de la sécurité. Et dont la stratégie ressemble beaucoup sinon à des coups d’éclat, du moins à des actions ponctuelles destinées plus à endormir les citoyens qu’à lutter efficacement contre le fléau. Comment comprendre, en effet, que malgré tout notre vécu depuis 2012, les sites stratégiques (barrages, bâtiments administratifs, ponts, stations d’approvisionnement en eau potable, en carburants, établissements financiers et même postes de sécurité et autres camps militaires) soient laissés à leur compte, sans surveillance particulière, sans vigilance aucune ? C’est tout simplement ‘’No comment’’!

Sory Haïdara

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6 COMMENTAIRES

  1. laisse feu Sada Samake dans son repos. t’as pas besoin de son nom pour cet article.

  2. Bien dit et c’est là tout le paradoxe du Mali…On peut rentrer dans tous les camps maliens aujourd’hui…Et les ponts de Bko ne sont même pas surveillés non plus etc..jusqu’au jour ou…ça pète

    • Ce constat résulte du laisser-aller cultivé par le régime de la Transition (CTSP)de Amadou Toumani Touré (ATT) et ses valets politiques.
      Voilà l’oeuvre de la Coordination des Sous-officiers et hommes de troupe qu’ATT à créée et entretenue pour se faire une popularité et une légitimité au sein de l’armée malienne. ATT a détruit le peu d’acquit légué par le régime Moussa TRAORÉ.
      Hooo…mais la République vaincra.

      VIVE LA RÉPUBLIQUE

        • Le ministre tieman à été traité de tous les noms par les journalistes payés et aux ordres pour méconnaissance,incompétence et autres alibi s.il à été limogé et les attaques continuent,les attaques de camps et autres pire qu a l’heure du ministre tieman coulibaly.ces journalistes n en parlent pas,et même celui qui l à remplacé est aussi un civil mais c est bouche cousue comme si ce poste était vacant,dans aucun papier sur l armee,tu ne verras jamais le nom du nouveau ministre de la défense.
          Tieman était vilipendé par l opposition et faire même de son départ la résolution de tous les problèmes de l armée malienne.

      • oui, au moins sous Moussa un militaire etait un militaire !!!
        je me rapelle des sentinelles des residenses ministerielles au quartier du fleuve qui restaient debout a leurs postes et ne se laissaient pas distraire.
        Mais il faut reconnaitre qu’a cette époque il y avait pas le telephone portable ni internet encore mojns facebook…..

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