Aide financière de l’Etat aux partis politiques au titre de l’année 2018: 66 partis politiques pour partager plus de 3 milliards de F CFA

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Au titre de l’année 2018 les 66 partis politiques, conformément à la loi, vont se partager une somme de 3 milliards 374 millions 442 mille 789 francs CFA. Cet argent est offert par la loi aux partis politiques dans le cadre de leurs activités politiques. En faisant l’usage de fonds les partis politiques doivent procéder à la formation de leur base politique et en menant des activités en faveur de la consolidation de la démocratie. Mais généralement ce fonds est détourné pour d’autres fins par des leaders des partis politiques.

En effet, lors du conseil des ministres de ce mercredi 14 août 2019, sur le rapport du ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, ledit conseil a adopté un projet de décret fixant la répartition de l’aide financière de l’Etat aux partis politiques au titre de l’année 2018. Selon le conseil, la Loi n°05-047 du 18 août 2005 portant Charte des partis politiques prévoit l’octroi aux partis politiques d’une aide financière d’un montant annuel correspondant à 0,25% des recettes fiscales du Budget d’Etat. Et au titre de l’année 2018, le montant de l’aide financière s’élève à 3 milliards 374 millions 442 mille 789 francs CFA. Aussi, sur la base des critères fixés par la loi du 18 août 2005, 66 partis politiques sont éligibles au financement public et se partagent la somme de 3 milliards 374 millions 430 mille 664 francs CFA. « Le montant non affecté de 12 mille 125 francs CFA sera reversé au Trésor public », précise-t-il.

Cependant, pour prétendre à une part de cette manne financière, des critères se dressent. En effet, chaque parti doit, entre autres, avoir un siège différent d’un domicile, tenir ses instances statutaires, avoir un compte bancaire dans une banque, présenter un bilan certifié par la section des comptes de la Cour Suprême. En plus, il faut avoir participé  aux dernières élections générales législatives ou communales. Le nombre de députés et de conseillers, ainsi que le nombre de femmes députés et conseillers sont également pris en compte.

KOME A.

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1 commentaire

  1. Cet argent est jeté par la fenêtre comme les deniers publics détournés. En effet ces partis n’ont d’existence que le nom et puis les partis ne font pas leur travail de sensibilisation. Sinon les maliens seraient déjà sortis dans les rues comme ailleurs pour exiger les vrais résultats des élections et puis foutre au dehors toute cette cohue de communauté étrangère. Enfin déchiqueter en public les minables accords dits d’Alger qui nous pourrissent la vie et qui ne servent à rien! Non à la révision par conséquent pour ces maudits accords. des députés qui prolongent leur mandat en toute illégalité et les maliens ne disent rien alors même qu’eux aussi ne servent à rien. Si la population n’est au fait de enjeux les députés eux le sont et doivent aussi dire la vérité au peuple qu’ils disent représenter, pour que ce dernier réagisse proportionnellement!
    Je suis écoeuré de constater la passivité des maliens devant le drame que vit le pays, chacun ne voit que son petit bout de nez.

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