Année 2016 : Que peut-on espérer au Mali ?

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Un adage de chez nous dit que tant que l’on vit l’espoir est permis. Sans être devin et en bon dialecticien, l’on peut s’attendre à ce que l’année 2016 soit la continuation de l’année 2015 qui vient de s’achever. Cela est d’autant prévisible que dans aucun domaine de la vie socioéconomique, politique et culturelle, l’on ne constate l’amorce du moindre changement qualificatif à l’avantage du peuple malien.

L’année 2015 s’est achevée sans que la lutte contre la corruption et la délinquance  financière programmée pour l’année n’ait encore eu lieu.  L’année 2015, qui vient de s’écouler fut celle de tous les scandales qui furent entre autres : un manque à gagner de 153 milliards de FCFA pour l’Etat malien, l’affaire des engrais frelatés et l’achat des tracteurs. Ces deux affaires dans lesquelles sont impliqués de hauts dignitaires proches du président de la République ont tout simplement terni l’image de notre pays pour ce qui en reste.

Dans le domaine de la sécurité, malgré la signature de l’accord d’Alger avec les bandits armés de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) (accord supposé ramener la paix), les forces de défense et de sécurité du Mali restent exposées au terrorisme et au vendetta. Pratiquement dans tout le pays, les citoyens ne dorment plus que sur une seule oreille, car l’on peut être victime des aléas de l’insécurité à tout moment.

La misère économique et sociale continue d’humilier le peuple travailleur du Mali qui avait cru qu’avec IBK rien ne serait plus comme avant. Que d’espoirs déçus !

Sans tomber dans le pessimisme fataliste, il convient de noter que l’’année 2016 n’annonce nullement le changement pour lequel notre peuple n’a cessé de se battre, et pour preuve : la gabegie, l’escroquerie, le clientélisme, la délinquance financière, l’absence de plus en plus remarquée de l’esprit patriotique, le mensonge politique et l’affairisme à tous les niveaux ont le vent en poupe.

Malgré tout, le combat est au début et à la fin de tout. Tout compte fait, le dernier mot revient toujours au peuple travailleur du Mali.

Fodé KEITA

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