Arcane politiques : SBM et l’Adema s’accordent sur une refonte de la classe politique

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Après le RPM où il a été accueilli avec un par naturel dû aux départs massifs en sa faveur, le Premier ministre et président de l’ASMA-CFP s’est rendu à l’Adema-Pasj où un accueil beaucoup plus convivial lui a été réservé. Oubliées les séquelles des frustrations laissées par les menaces d’aller à la présidentielle sans la Ruche si le CE traînait à clarifier la position du PASJ sur un soutien au second mandat d’IBK.

Elles auront ont été effacées, selon toute évidence, par un besoin réel d’une refonte de la classe politique que Soumeylou Boubeye Maiga est allée proposion aux Ruchers. A la tête d’une forte délégation de responsables de son parti, l’artisan principal de la réélection du président de la République s’est rendu jeudi après au siège de son avec une telle offre. Alléchante à tous points de vue, elle a été accueilli à bras ouvert par une Ruche dont certaines composantes avaient déjà pris le devant en entreprenant l’ancien vice-président de leur parti dans ce sens. Il s’agit de démarches que le Premier ministre a lui-même qualifiées d’informelles, tout en s’accordant avec ses anciens camarades pour les inscrire dans un cadre plus formel, à travers notamment la mise en place  d’une structure de réflexion.

Celle-ci, à en croire nos sources, devrait déboucher sur la convergence de certaines composantes substantielles de la majorité présidentielle autour d’une gestion plus concertée du pouvoir avec la possibilité de se conclure sur un seul et un même parti. Il s’agit en l’occurrence de l’Adema-PASJ, du RPM, de l’ASMA et de l’UDD. Le Premier ministre ne voit par ailleurs aucun inconvénient à ce que le processus soit piloté par l’Adema, nous a-t-on confié, ni n’a-t-il de prétention personnelle de leadership quant à une éventuelle entité politique qui en naîtrait. Reste cependant à adhérer à la cause – ainsi qu’aux concessions faites – le parti présidentiel dont le président est engagée dans une autre logique : celle d’un rapprochement avec l’opposition et d’un consensus de plus large envergure qu’exigent les réformes institutionnelles annoncées.

Derrière cet objectif se cache en outre une bataille de leadership entretenue à distance par le président Treta et le Premier ministre et qui paraît peu favorable à une fusion entre ténors de la majorité. Si l’obstacle peut être surmonté par une mise en minorité du président du BPN au sein de sa famille, difficile par contre de surmonter le conservatisme d’Abeilles qui disent n’échangent la marque déposée «ADEMA» contre aucune autre appellation.

 

A KEÏTA

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