Arcanes politiques : L’ex Premier Ministre Cheick Modibo Diarra hésite entre majorité et opposition

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Dr Cheick Modibo Diarra, ancien Premier ministre et président du RPDM
Dr Cheick Modibo Diarra, ancien Premier ministre et président du RPDM

Le parti Rassemblement pour le Développement du Mali (RPDM) n’a toujours pas adhéré à la convention de la majorité présidentielle (CMP). Du moins, le Dr Cheick Modibo Diarra, son président, ne l’a jamais dit officiellement. Nombre de ses concitoyens y voient une stratégie réfléchie tandis que d’autres dénoncent une (autre ?) erreur politique qui pourrait coûter cher à l’ex fonctionnaire de la NASA.

Le RPDM avait opté pour le soutien à Ibrahim Boubacar Keita, alors candidat à la présidentielle de 2013. Mais il n’a toujours pas adhéré au circuit de la convention de la majorité présidentielle. Les raisons qui étaient jusqu’ici méconnues du grand public ont été finalement dévoilées par le premier responsable de la formation en personne. C’était face à ses militants de la commune IV, le 2 janvier dernier. Si la décision de soutien avait été prise par la majorité, le refus de participer à l’action gouvernementale, semble être le choix personnel du président Cheick Modibo Diarra. Il explique qu’au moment où la question de la Convention de la Majorité (CMP) était à l’ordre du jour, le parti a gardé ses distances. Et cela  à cause  du contenu du document qu’il a jugé peu convenable. L’ancien premier ministre dit rejeter catégoriquement l’option d’adhésion pour raison de critères. Aujourd’hui, l’option de l’ancien premier ministre suscite des grincements de dents. Il lui est reproché de commettre une erreur politique avec un RPDM qui n’arrive pas à se déterminer entre majorité, opposition et centre. Ses accusateurs mettent en avant une incohérence entre les deux choix. Conséquence, les militants du parti sont marginalisés et voient même les portes se fermer devant eux dans le Mali des réseaux. Ce qui réduit du même coup, les capacités financières  du RPDM  obligé de reposer en grande partie sur les épaules du chef.

Ce qui semble plutôt être la priorité pour M. Diarra aujourd’hui, c’est la présence du parti sur l’ensemble du territoire. Selon lui, dans un délai de deux ans, le parti Rassemblement pour le Développement du Mali (RPDM) entend se positionner en force politique d’influence remarquable sur la scène nationale et internationale.

Mohamed B.

Source : VIVANEWS

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