Blaise Compaoré : « La démission du PM malien ne doit pas nous poser des difficultés particulières dans la médiation »

13 Déc 2012 - 18:48
Mis à jour: 14 ans
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[caption id="attachment_109052" align="alignleft" width="315"] Le président burkinabè Blaise Compaoré, le 11 novembre 2012 à Abuja
© AFP[/caption] Présent à Koudougou, chef lieu de la Région du Centre-Ouest, où il a présidé la célébration de la fête nationale du Burkina, le chef de l’Etat, Blaise Compaoré, a animé ce mercredi 12 décembre 2012, un point de presse à son pied-à-terre. Situation au Mali, crise à l’Université de Koudougou et la commémoration du 52e anniversaire ont ponctué la rencontre du président avec les journalistes. Le Mali a mal en sa gouvernance. Après le coup de force des militaires contre le président Amadou Toumani Touré, dans la nuit du 21 au 22 mars dernier, le passage du pouvoir quelque forcé aux civils, le feuilleton malien vient de déballer un nouvel épisode avec l’arrestation puis la démission du Premier ministre de la transition, Modibo Diarra et sa mise en résidence surveillée. Depuis son pied-à-terre de Koudougou, où il a pris part à la commémoration du 52e anniversaire de l’indépendance du Burkina, le président du Faso, Blaise Compaoré, par ailleurs médiateur de la CEDEAO dans la crise malienne, a tenu à se prononcer sur ces récents évènements. « Nous avons d’abord été inquiets, comme l’ensemble de la Communauté internationale, parce que le processus qui a conduit au départ du Premier ministre n’a pas suivi les règles de droit », a-t-il indiqué. Une situation qui n’a cependant pas surpris le médiateur. Car « si vous vous souvenez, j’ai eu plusieurs fois à attirer l’attention du monde sur le manque de cohérence, de visibilité dans les choix politiques de l’Etat malien. Cela pouvait bien sûr conduire à des situations plus graves que celles que nous avons pu vivre ces derniers jours », a-t-il ajouté. Fort heureusement le pire a été évité. Et pour le chef de l’Etat, il n’y a pas lieu de s’inquiéter pour la suite de la médiation. « Les contacts que nous avons toujours eus avec le président Dioncounda indiquent que le président malien est entièrement disposé à travailler avec nous sur le processus de paix que nous conduisons. Donc je ne pense pas que nous allons avoir des difficultés particulières », foi de médiateur. Mais pour Blaise Compaoré, sa préoccupation a toujours été le répondant du côté de Bamako. « Je me dis que ce qui était difficile était de ne pas savoir avec qui discuter à Bamako. Je crois que c’est ce qui a causé le plus de problèmes », ce qui explique que le président du Faso fonde ses espoirs sur le nouveau Premier ministre, Diango Cissoko. « Nous espérons que cette fois-ci le droit constitutionnel a indiqué l’homme qui doit être à la tête des orientations pour ce dialogue avec les mouvements rebelles », a souhaité le président du Faso. Sur le rôle de la communauté internationale dans la résolution de la crise malienne, Blaise Compaoré s’est voulu clair. « Nous attendons que les Nations unies clarifient la place de la Communauté internationale qui, pour nous, doit être aux côtés du Mali », a-t-il indiqué. Face aux hommes de médias, le président du Faso est également revenu sur l’actualité nationale marquée par la célébration du 52e anniversaire de l’indépendance du Burkina et la crise à l’Université de Koudougou née de la décision de suspendre des étudiants. Sur la crise à l’Université de Koudougou, qui avait jeté de sérieux doutes sur la tenue de la fête du 11 décembre, le chef de l’Etat a clarifié le rôle du gouvernement. « Nous avons eu affaire à des actes répréhensibles au regard des règlements de cette école. Comme vous l’avez vu, le gouvernement n’a pas voulu, en dehors d’accompagner la recherche de médiation entre les parties, prendre de position qui pourrait être au profit d’un des deux camps. Nous avons aussi voulu éviter de créer une situation qui pourrait laisser penser que le gouvernement tolère des pratiques qui ne doivent pas exister dans une école », a précisé le premier des Burkinabè. Avant d’ajouter : « Même lorsque vous êtes du même âge vous devez vous respecter surtout quand on s’adresse à des parents ou à des personnes âgées. Je crois que si nous voulons construire le pays, nous devons dire dès maintenant aux jeunes qu’ils doivent se comporter mieux ». « Tout est bien qui finit bien », a-t-on coutume de dire. Le chef de l’Etat, tout en saluant les efforts fournis par le Comité national d’organisation de l’évènement, la population de Koudougou pour réussir les festivités, a tout de même reconnu que des insuffisances ont émaillé l’organisation de la manifestation. « Il est certain que pour l’organisation matérielle, comme à Bobo ou dans les autres régions, nous avons rencontré beaucoup de difficultés dans la Région du Centre-Ouest où des problèmes d’eau se sont posés », a relevé le chef de l’Etat qui explique ces insuffisances par une raison principale : « Le fait d’avoir reporté d’une année la commémoration du 11 décembre n’a pas été source de motivation pour la population et surtout les opérateurs économiques qui attendaient de s’assurer que la fête allait vraiment avoir lieu avant de s’engager ». Mais pour ces difficultés, le président du Faso a promis que des solutions seront trouvées. « Nous allons poursuivre la réflexion au niveau du gouvernement pour consolider les méthodes et avoir une approche beaucoup plus pragmatique afin d’éviter que ces genres de situations reviennent dans l’organisation de ces évènements », a indiqué Blaise Compaoré. Jacques Théodore Balima Lefaso.net

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Commentaires (15)

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nonalinertie
nonalinertie 14 ans
DIONCOUNDA ou pas, CMD, DJANGO, TRINITA, SABATA. En tout cas, le MALI n’a pas 1 FCFA pour faire la guerre. Donc, le nouveau PM n’a pas 10 000 solutions: i) prélever 10 000 FCFA par mois sur tous les salaires pendant un an en faveur de l’effort de guerre, ce qui est peu probable ou ii) convaincre rapidement la communauté internationale à voter la résolution qui va débloquer les 200 millions de dollars pour libérer le Nord. Sinon coups de marteau? Licenciement? En tout cas, le statu quo est inimaginable à long terme: poursuite des amputations, lapidations, enlèvements, arrêt de tout processus de développement, etc. Etc. Hors, c’est le statu quo que souhaite sûrement le CNDERRIERE (ne plus aller au front), et apparemment la communauté internationale qui ne veut pas financer notre guerre parce que nous sommes insolvables et qu’il y a la crise financière chez eux, en même temps déclare qu’on ne peut pas négocier avec les terroristes/ pirates/ djihadistes. Autrement dit, les »fous de dieu » abandonneront d’eux-mêmes le Nord Mali, la charia, les enlèvements, le terrorisme, se convertiront en nomades paisibles et iront béatement au paradis. C’est très joli tout ça, puisque la majorité des maliens aussi, à l’intérieur comme à l’extérieur, ne proteste guère, DE FACON COORDONNEE ET MASSIVE…
Senti
Senti 14 ans
<strong>C'est ce même Blaise et le gouverneur Ouattara de la CI qui ont cré le concept de premier ministre avec plein pouvoir,</strong>...Un statut inique et unique au monde dont notre celebre astrophysicien a été et restera le seul à en user. Nos idiots de déserteurs l'ont accepté croyant marginaliser le president par intérim (maintenant leur allié de circonstance). Lui le scientique, <strong>il a pris le concept à la lettre, comme un postulat mathématique,</strong>...Du coup il s'est abtrait et s'est soustrait de toutes autorités. Bilan des cours: - 9 mois de perdu (au mieux) - le Capitaine des déserteurs nous apprends que <strong>le Mali est moins équipé (d'ailleurs pas que militairement) qu'avant la perte de nos 2/3 des TERRES </strong>, La triste réalité est que pour que le Mali soit au même niveau (en terme d'équipement militaire) qu'avant 22 mars, <strong>il faut qu'on ARRETE DE PAYER LES FONCTIONNAIRES (durant au mois un semestre)</strong>, cela est un DEVOIR CIVIQUE est moral et PERMETTRA au sudiste de prendre conscience de la soufrance de nos concitoyens du nord, Naturement, tout monde agira pour mettre fin à des petites combines et la guerre de la conquette du pouvoir. Tant qu'on vit sur terre tout est possible,...on vient de faire appel à DIANGO un monsieur qui a mangé à tous les rateliers, L'EX SEGAL D'ATT. <strong> Est on déjà nostaligique des 10 glorieuses? Serons nous capable de contrition jusqu'à réabilité mon Général?</strong> <strong>Je reste convaincu qu'on ne peut ni batir une grande nation, ni REUSSIR une révolution avec des bidasses fuyards!
coulibalycoulibaly
coulibalycoulibaly 14 ans
CMD etait farouchement contre toute forme d'autonomie des regions du nord et Blaise a tjours plaider en faveur de cette autonomie. Normal que ce Blaise soit soulager du depart forcé de CMD.
sambpu
sambpu 14 ans
coulibalycoulibaly.Si Django accorde l'autonomie au MNLA, il n'aura pas à faire avec Sanogo, mais avec l'ensemble de notre peuple!Le passage à tabac de Djonkounda devrait servir de leçon à tous. :wink:
MALCOMX1424
MALCOMX1424 14 ans
Ama fo chokorba bougo mayi,donc de grace faut pas fouetter un vieux encore :-P :-P :-P :-P :-P :-P
Emoo
Emoo 14 ans
Qu'est ce qui arrive au Mali, un mossi, venir nous donner des leçons sur comment nous maliens doivent traiter nos problèmes... Le monde est à l'envers.... NE MA, MA SA KO BE DJOUROU BILA.... MALI DEBOUTMALI DEBOUTMALI DEBOUTMALI DEBOUTMALI DEBOUTMALI DEBOUTMALI DEBOUTMALI DEBOUTMALI DEBOUTMALI DEBOUTMALI DEBOUTMALI DEBOUTMALI DEBOUTMALI DEBOUTMALI DEBOUTMALI DEBOUTMALI DEBOUTMALI DEBOUTMALI DEBOUTMALI DEBOUTMALI DEBOUTMALI DEBOUTMALI DEBOUT
Goby
Goby 14 ans
Mr compaore ,les maliens savent faire .Je suis prsuade en ce moment que le nouveau PM est tres loin de l'ancien par rapport a leurs visions politique , leurs profils types en matiere d'administration et administre . Par ailleurs Mr compaore vous ferrez mieux d'arreter votre negotions , ce dernier GJANGO n'est pas la personne dont vous pouvez dupee , infatilisee , et d'ailleurs si toute foi comme signaler par les Maliens de vous ecarter de notre probleme de mediation Nord Mali car vous meme ne faites pas aucunes differences entre la negociation et la mediation , ceci constate suivant vos actions , votre comporetements , maniere de gerance le probleme nord . Nous maliens voudrons que vous vous demeler de dossier nord mali et par consequant avons choisis autres mediateurs notament le nigerian J.G. Luck et autres , j'en passe . Eloigner vous de notre nord mali votre negociations si non vous allez recolter une honte qui pourrait anticiper votre depart par les burkinabe integre .
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