Crise multidimensionnelle au Mali : La CNAS-Faso Hèrè estime que la recherche de solutions crédibles, efficaces et durables n’a pas avancé d’un iota après le coup d’Etat militaire du 18 août 2020

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Dans la déclaration liminaire de la conférence de presse du Bureau Politique National de la CNAS-Faso Hèrè à l’occasion de son 10ème anniversaire, le 25 mai 2021, le Parti de l’Avant-garde militante et révolutionnaire du Peuple malien Bamako n’a pas manqué de dénoncer l’inefficacité des nouvelles autorités dans la mise sur pied du Mali à travers de solutions crédibles, efficaces et durables.

 S’adressant au vaillant peuple du Mali, ses militants ainsi que ses cadres, le conférencier de la CNAS-Faso Hèrè, a témoigné qu’il y a dix ans, le 25 mai 2011, au cœur de Niamakoro, quartier populaire, naissait la Convention Nationale pour une Afrique Solidaire, connue sous l’acronyme CNAS-Faso Hèrè, le Parti de l’Avant-garde militante et révolutionnaire du Peuple malien. ‘’A travers le choix de ce quartier hautement symbolique car expression concentrée des multiples problèmes de développement et de progrès social qui assaillent notre pays, la CNAS-Faso Hèrè joignait l’acte à la parole et annonçait sans ambigüité sa vocation et son ambition de parti politique entièrement et exclusivement dédié à la défense des intérêts du Peuple malien, à la lutte pour la restauration complète de la grandeur, de la souveraineté et de la dignité du Mali et de l’Afrique et à la concrétisation des idéaux et des valeurs du 22 septembre 1960, du 20 janvier 1961, du 25 mai 1963 et du 26 mars 1991’’, a-t-il évoqué.

Tout en félicitant les militantes et militants, il s’est glorifié que dix ans après, la CNAS-Faso Hèrè est toujours présente, debout et confiante dans l’avenir, nonobstant le fiasco électoral à la présidentielle de juillet 2013 et notre score insuffisant aux législatives de la même année, nos résultats en demi-teinte à l’issue des élections communales de 2018 (une vingtaine de conseillers, dont notre tout premier maire) ainsi que nos contre-performances lors des législatives de 2020. Le degré de conviction, d’engagement et de mobilisation de nos militants et cadres a été fortement testé par les multiples épreuves que le Parti a eu à affronter, particulièrement la campagne féroce des putschistes de 2012 et de leurs alliés, y compris dans les milieux religieux hostiles aux valeurs de la République, la laïcité notamment, et de la Démocratie, la résurgence des milieux révisionnistes de la restauration ambitionnant de rejeter la Révolution du 26 mars 1991 dans les poubelles de l’Histoire, et la trahison du Peuple par de trop nombreux acteurs politiques et sociaux qui, tournant sans vergogne le dos aux valeurs et aux idéaux du 22 septembre 1960, du 20 janvier 1961 et du 26 mars 1991, ont fortement contribué à la généralisation de la corruption, de l’injustice sociale, de l’impunité, de la spéculation foncière, du clientélisme politique et des dérives mafieuses aux dépens de la lutte pour le progrès économique et social des milieux tant urbains que péri urbains et ruraux et de toutes les régions du Mali. Pour sa part, alors même que beaucoup de nos cadres et sympathisants ont été victimes d’un ostracisme qui ne dit pas son nom depuis le 8 juin 1992, la CNAS-Faso Hèrè est fière d’être l’un des rares partis politiques qui ont continué à se réclamer du 26 mars 1991 à la suite du coup d’Etat militaire du 22 mars 2012.

Devoir de mémoire :

Selon le conférencier, au moment où le parti célèbre ses dix ans, il est plus que jamais nécessaire de saluer la mémoire des militantes et militants ainsi que cadres que Dieu, dans sa Toute Puissance, a rappelé à Lui, avec une mention particulière pour feu Fafréba Traoré, l’un des Présidents d’Honneur. Que leurs âmes reposent en paix ! Amen !

 

La CNAS, un parti qui s’inscrit dans la logique de la constance :

Aux dires du conférencier, en 2020, comme magnifique cadeau d’anniversaire aux militantes, militants et cadres du Parti de l’Avant-garde militante et révolutionnaire du Peuple malien, un journal de la place a titré que la CNAS-Faso Hèrè est le seul parti à être resté constant sur sa ligne politique et digne d’éloges surtout dans un contexte  caractérisé par l’opportunisme, le manque de convictions politiques, les retournements de veste spectaculaires, le double langage, la duplicité et la cupidité de bon nombre d’acteurs politiques et sociaux, voire de citoyens lambda, face à l’argent et aux postes et prébendes de l’Etat.

Il témoigne que de sa création à ce jour, sous le leadership du Bureau Politique National et l’impulsion de son Mouvement National des Femmes pour la Refondation (MNFR) et de son Mouvement National des Jeunes pour la Refondation (MNJR), la CNAS-Faso Hèrè continue à jouer pleinement son rôle moteur d’avant-garde militante et révolutionnaire du Peuple malien. Dans la plupart des cas, sans donner dans le populisme ou l’agitation médiatique stérile, c’est notre Parti qui est le premier à se prononcer, et ce, clairement et sans ambigüité, sur les grandes questions d’intérêt national et international. Il est aussi une force crédible de propositions constructives et réalistes dans le sens des intérêts du Peuple malien et de l’Afrique, ce qui lui vaut d’être considérée comme la tête pensante de la classe politique malienne. A titre d’illustration récente, le concept de refondation est aujourd’hui utilisé par plusieurs acteurs politiques et sociaux, certain même prétendant abusivement et scandaleusement en être l’initiateur alors même que la paternité en revient indubitablement à la CNAS-Faso Hèrè. En effet, le concept a été proposé pour la première fois par le Dr. Soumana Sacko, un de nos Présidents d’Honneur, et ce, dès le 20 février 2002 (oui, 2002 !) dans un article qu’un seul journal avait eu le courage de publier. Le même Président d’honneur avait, en 1997 déjà, à la suite de l’imbroglio causé par les élections générales de cette année-là, par voie de presse attiré l’attention sur la nécessité d’une rectification démocratique. Statutairement, nos Mouvements de Femmes et de Jeunes portent l’étiquette de la Refondation à laquelle l’un nos Présidents d’Honneur invitait l’ensemble des acteurs politiques et sociaux dans son Message lors de la création de la CNAS-Faso Hèrè dans la chaudière de Niamakoro le 25 mai 2011. Après avoir repris ce thème dans son discours d’investiture au Congrès du 16 décembre 2011, notre candidat à l’élection présidentielle de juillet 2013 a placé son programme de campagne sous la thématique générale de la Refondation dans un document intitulé « Refonder l’Etat Démocratique pour un Nouveau Départ pour le Mali, le Vrai, le Bon ». La CNAS-Faso Hèrè est fière de noter que beaucoup d’acteurs politiques et sociaux se sont emparés de la thématique de la Refondation, pourvu qu’ils lui en reconnaissent la paternité car, en toutes choses la morale et l’intégrité intellectuelle ont leur place, y compris en politique.

En conclusion, la CNAS FASO HERE martèle que la recherche de solutions crédibles, efficaces et durables à la crise multidimensionnelle que connaît le Mali ne semble pas avoir avancé d’un iota après le coup d’Etat militaire du 18 août 2020. Elle estime que, bien au contraire, le putsch militaire est venu compliquer davantage la résolution de l’équation à multiples inconnues de la sortie de crise. Le régime actuel, tout comme celui dont il a pris la relève, empêtré dans ses propres contradictions internes et dans les conséquences de ses compromissions avec les forces sociopolitiques anti-laïcité de l’Etat, manifestement incapable de se soustraire à l’emprise de certains parrains extérieurs exerçant une forte mais nocive influence sur le dossier du Nord , ne rassure pas le Peuple malien quant à sa capacité à résoudre la crise, à restaurer l’intégrité territoriale et la souveraineté intérieure et extérieure de l’Etat républicain, à assurer la sécurité sur l’ensemble du territoire national, à endiguer les assauts des forces hostiles à la démocratie et nostalgiques de l’ordre sociopolitique colonial, à donner des réponses efficaces et durables à l’énorme demande sociale et à créer les conditions d’une relance économique assorties d’importantes et d’inévitables réformes structurelles- au bénéfice premier du progrès socioéconomique de toutes les couches sociales, de toutes les régions du Mali et des générations futures.

En revanche, elle engage plutôt les forces patriotiques, progressistes, républicaines et démocratiques à redoubler de vigilance et d’unité d’action pour la défense et la sauvegarde de la Constitution du 12 janvier 1992 ainsi que la restauration complète et sans condition de l’intégrité territoriale et de la souveraineté intérieure et extérieure de la République du Mali dans ses frontières internationalement reconnues. La refondation démocratique de l’Etat peut et doit se faire dans le cadre de la Constitution du 12 janvier 1992, les grands axes en ayant été réaffirmés à l’entame de la campagne présidentielle de juillet 2013 du Candidat de la CNAS-Faso Hèrè. Dans cet ordre d’idées, le Parti de l’Avant-garde militante et révolutionnaire du Peuple malien, de concert avec ses partenaires regroupés au sein de l’ADPS et du Front Populaire, proposera bientôt la tenue du 4ème round de la Table Ronde des Forces Vives de la Nation en vue de convenir d’un Manifeste de la Nation-Étape Nouvelle qui balise la voie de sortie efficace et durable de la crise multidimensionnelle que le Mali traverse depuis 2012.

 

Dognoume Diarra

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