Gouvernance au Mali : L'impasse IBK !

03 Mars 2016 - 00:35
Mis à jour: 11 ans
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Gouvernance au Mali : L'impasse IBK !
Interview (presque) imaginaire : IBK : « Karim Keïta n’a pas d’avion ; mais s’il a les moyens de s’en procurer, pourquoi pas ? »
Le philosophe Albert Camus a dit que les choses mal nommées ajoutent à la souffrance du monde. Le Mali est en attente ! De quoi ? De beaucoup de choses et la formule peut se passer de commentaire : c’est l’impasse ! Le pays est tombé à la renverse, vitrifié par l’inertie et grevé par les malaises. Le système politique bât de l’aile, voire en panne, la société civile en sieste prolongée, se délite. Les partis politiques impliqué dans la majorité présidentielle se sont mis sur l’orbite de la soumission et se contentent du profil de dindons de farce dans un climat de prédation. Que dire de plus du Mali sous IBK ? Rien sinon qu’il s’est immergé sous l’iceberg de la lassitude et de l’attente. Le pays est dans un cul-de-sac. Il est difficile de prédire quoi que ce soit dans le capharnaüm de cette année 2016. Malgré les envolées thuriféraires et autres alimentaires des soutiens, la signature de l’accord d’Alger 2015, n’apporte rien de neuf au quotidien des Maliens, à chaque jour suffit son lot de morts. L’homme de la rue ne rêve plus, il dénigre la politique rejette les discours des responsables de toutes sortes et tous domaines. L’autorité de l’Etat est sérieusement infiltrée, voire infectée par diverses influences malsaines dont la famille n’est pas la moindre. Dans son soutien à un tel système contre le peuple, le discours des politiques de la majorité présidentielle s’est dégradé jusqu’au point où on ne fait plus la distinction entre blague et déclaration politique, promesse et badinerie, métaphore courtoise et attaque blessante. La réalité est que le consensus au sein de la majorité présidentielle est une affaire d’allégeance et non de compétence ni de probité non plus, la culture d’Etat est sacrifiée sur l’autel des compromissions pour celle du pouvoir, celui-ci enivre, grise et dérègle les esprits à telle enseigne qu’il a momifié la pensée des cadres qui y participent. Ainsi dans le Mali d’aujourd’hui il y a peu d’homme d’Etat, il réfléchit autour de lui des lueurs du pessimisme, exhale des odeurs de corruption et croule sous des tonnes de fatalisme et de fanatisme. En un mot comme en mille, le pays s’apprête à Dieu ne plaise à un naufrage politique et peu de bouées de sauvetage ! Un président qui manque d’aura internationale, n’a aucune capacité pour redorer le blason d’un pays à terre. Il avait charmé une jeunesse sans repère en lui miroitant des lendemains meilleurs, mais celle-ci a vite déchanté : la précarité est là, l’incompréhension aussi. Le président fut un choix forcé, pourrait-on dire, « le moins mauvais des choix » disait-on dans les cercles de la transition chaotique à l’attention des pays occidentaux… On se rend compte de l’erreur dans le casting, jamais la famille n’a autant envahit les sphères de décision dans l’Etat, les scandales financiers éclatent au grand jour, la patrimonialisation du pouvoir est devenue une évidence et dégage son odeur dans les gouvernements successifs. La course derrière les privilèges, les fortunes mal-acquises, les pots-de-vin ont réduit en peau de chagrin l’espace de la légalité et de la transparence. L’inflation a détruit tout pouvoir d’achat, la misère ayant gagné les catégories mal loties de la population arrive maintenant à une classe moyenne, déjà quasi inexistante. Sans conteste, l’espoir est en berne le président IBK, n’est pas venu pour assumer le pouvoir, mais pour le consommer, il ne gouverne pas, il gère son fauteuil. Pour cela, il est resté à la gare de l’histoire, puisqu’il semble que le train du changement est déjà parti sans qu’il s’y accroche. Souleymane Koné (Ancien Ambassadeur)

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Commentaires (77)

User
Baltazar
Baltazar 11 ans
Selon les interviews certains ont dit la vérité et d’autre sont t’aller à côté c’est-à-dire, certains ont racontés des choses inutiles concernant le bilan de deux ans d’IBK.
Bune
Bune 11 ans
Il y a eu beaucoup d’avancées ces deux années, mais il reste beaucoup choses à faire. Je pense que le président avait de très bonnes intentions quand il venait au pouvoir
Leviathan
Leviathan 11 ans
La population doit avoir confiance au président de la république, car il fait tout pour le bonheur des Maliens, il faut aussi qu’on garde le calme et rester toujours dernier le président de la république, tout le monde sait qu’il a fait son mieux, et il continus de le faire pour le bonheur des Maliens.
Leonard
Leonard 11 ans
Tout le monde sait qu’IBK est venu trouver le pays dans une situation plus difficile, notamment le coup d’Etat de mars 2012 qui a beaucoup joué sur l’économie, dont le budget Malien a pris un niveau très bas, mais avec son arrivé au pouvoir, il a réussi à mettre tout cela dans l’ordre.
Lamastu
Lamastu 11 ans
Malgré les efforts fournis par IBK, certains passent tous leurs temps à lui critiquer, mais on leurs dira que c’est grâce à l’arrivé d’IBK le Mali a tourné la page de 20 ans de corruption, du vol, du détournement du dernier publique.
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