IBK à la nation : «Evitons d’allumer de nouveaux brasiers»
Selon IBK, les violences intercommunautaires ne doivent pas s’ajouter à l’insécurité entretenue par les pseudos djihadistes. Et à IBK de prévenir que l’Etat, pour sa part, n’acceptera pas de dérogation et il sévira avec la même rigueur contre toutes les milices, tous les fauteurs de guerre. Les mesures nécessaires ont été prises, rassura-t-il, au niveau du Gouvernement pour que des contingents supplémentaires des forces armées et de sécurité soient déployés sur le terrain.
Concernant la paix sociale dont il a entrepris depuis de longues semaines de rencontrer les forces politiques et sociales, IBK a apprécié au plus haut point les échanges et les contributions qui lui ont apporté des éclairages utiles. «La dynamique de l’interaction se poursuit. Car, je n’ai pas d’autre choix, ayant accepté d’être l’héritier de toutes les législatures, étant un acteur de premier plan de l’évolution politique et institutionnelle de notre pays depuis trente ans, comptable du bilan et donc en position de distinguer entre les acquis et les passifs, les grains de beauté et les verrues. Les pourparlers entrepris connaîtront leur dénouement logique», a déclaré IBK.
IBK a salué la volonté des Représentants des forces politiques et sociales rencontrés, semaine dernière, et a souhaité que se poursuive et s’approfondisse le débat autour des évolutions prises en charge par la révision constitutionnelle. Cela, afin de renforcer le consensus populaire autour de la future loi fondamentale. «Mon souhait n’est pas non plus de mettre à la marge d’une entreprise aussi importante pour l’avenir de notre pays les formations politiques et les associations qui souhaitent l’organisation d’un débat national en préalable de la tenue d’un Référendum. Aussi ai-je décidé de confier à un triumvirat la tâche de diriger un cadre de concertation nationale regroupant du 23 au 28 avril 2019 les représentants de toutes les forces politiques et sociales de notre pays», a déclaré le Chef de l’Etat qui a élucidé que : « L’idée d’un cadre de dialogue plus vaste, plus représentatif, plus inclusif, fait son chemin et emporte mon adhésion ». Selon le Chef de l’Etat, le projet aura pour but : «d’évaluer les forces et les faiblesses de notre démocratie, de notre vécu institutionnel d’une part, et de cerner d’autre part, les opportunités et les menaces du chemin… ». Il rassura ensuite qu’il ne pourrait être question de traîner en longueur. «Il nous faut c’est un format qui ne laisse personne sur le quai, qui rassemble les segments les plus divers de notre société. Ce qu’il nous faut, c’est un consensus solide pour notre avenir politique, institutionnel, social, je devrais dire sociétal», avisa clairement le Président IBK.Le Président IBK avoue ne pas avoir d’autre agenda que de faire sa part dans la concrétisation des aspirations et des espérances des martyrs, du Peuple. « Je le ferai avec l’opposition et la majorité, je le ferai avec ceux qui ont voté pour moi et ceux qui ont accordé leur suffrage à d’autres, et surtout ceux plus nombreux qui continuent de rester en marge des votes », a indiqué IBK dont les conseils de ses prédécesseurs Moussa Traoré, Alpha Oumar Konaré, Amadou Toumani Touré, Dioncounda Traoré ne font pas défaut.
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