Mali: l’opposition divisée depuis l’entrée d’opposants dans le gouvernement

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Au Mali, au début du mois de mai, des représentants des partis de l’opposition radicale ont fait leur entrée dans le gouvernement du Premier ministre, Boubou Cissé, après avoir signé un accord de gouvernement. Au sein de l’alliance de l’opposition radicale, des voix de plus en plus nombreuses s’élèvent pour dénoncer l’attitude des opposants présents au sein du gouvernement, tout en les invitant à ne plus se considérer, désormais, comme membres de l’opposition.

L’opposition radicale malienne est désormais divisée sur l’attitude à adopter vis-à-vis des partis alliés qui ont fait leur entrée au sein du dernier gouvernement.

De plus en plus de voix s’élèvent pour les critiquer sévèrement.

« Malheureusement, ce sont des attitudes qui décrédibilisent la politique. Ce sont souvent aussi des changements de camp. Nous pensons qu’ils sont allés au partage du gâteau. Nous pensons qu’ils sont allés à la soupe. Eh bien, nous espérons qu’ils vont faire la vaisselle, comme l’a exigé monsieur Ibrahim Boubacar Keïta ! », souligne Nouhoum Sarr, président du Front africain pour le développement (FAD) et membre d’une des deux alliances de l’opposition radicale.

Deux autres leaders de l’opposition malienne tels que le général Moussa Sinko Coulibaly ainsi que le médecin et homme politique Oumar Mariko sont sur la même ligne.

Nouhoum Sarr va plus loin et considère que dorénavant, des partis représentés au sein du gouvernement, ne sont plus dans l’opposition.

« Je pense qu’on ne peut pas appartenir à la majorité présidentielle et appartenir à l’opposition. Pour nous, ils se sont exclus de l’opposition politique. Ils sont de la majorité… », estime-t-il.

Le président du FAD ajoute qu’une réunion extraordinaire doit être convoquée par l’opposition pour tirer les conséquences qui s’imposent.

Par RFI Publié le 19-05-2019 

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6 COMMENTAIRES

  1. Soumi ne voudrait jamais être PM de IBK. Du moment que c’est un secret de polichinelle que IBK n’a pas remporté les élections et en plus est incapable. Il est contraint à un semblant de partage. Faut pas exagérer la non participation de l’opposition. Que fait elle pour empêcher le gouvernement de travailler? Soumaila en démocrate et homme civilisé a dit respecter le choix des autres. Est il obligé de faire la vaisselle ?

  2. Ce n’est pas surprenant. Nous maliens, nous ne sommes unis que pour manifester notre désaccord.
    Pour construire, nous sommes incapables de parler d’une seule voix.

  3. Après la proclamation des résultats de la présidentielle. L’Opposition a fait manifestations sur manifestations. Elle ne pouvait pas faire plus pour modifier les résultats, à moins d’un putsch ou d’un soulèvement populaire…, il n’y avait plus rien à faire. Alors, pour débloquer ou décrisper le climat politique dans le pays, des voix se sont levées pour demander un dialogue entre le pouvoir l’Opposition. Ces voix ont semblent-il été entendues. Le Président, bien ou mal élu…, a en tout cas saisi l’occasion pour tendre la main à l’Opposition…, ce qui a abouti à ce gouvernement de large ouverture…
    Seulement voilà, je crois que la partie de l’Opposition qui continue de bouder et de maintenant critiquer…, s’attendait à la nomination comme Premier Ministre quelqu’un d’autre que Boubou CISSE. En effet, ils ne sont pas les seuls. Beaucoup attendait plutôt à la nomination de Soumaïla CISSE… Ce sont ceux, qui sont furieusement déçus de la non nomination de soumaïla qui boudent ou critiquent aujourd’hui dans l’Opposition. Mais la crise poste électorale a été d’une telle violence verbale entre les deux camps ( Pouvoir et Opposition ) que si c’est Soumaïla qui avait été nommé Premier Ministre, la cohabitation aurait tourné très court.
    Car, on a constaté le fait que IBK, est, un “chouia”, rancunier. On l’a senti au cour du premier conseil des Ministres.
    Soumaïla pourrait bien être Premier Ministre, mais il faudrait patienter…, et attendre que les rancœurs s’estompent entre les deux finalistes de la dernière présidentielle. Ce n’est que mon modeste avis.

    Vivement le Mali pour nous tous.

  4. J’estime que l’opposition dite radicale doit modérer le ton et éviter d’aller aux extrêmes. Elle doit ménager le futur, car l’opposition a mené ensemble des luttes plus importantes que l’accord politique de gouvernance et il n’est pas exclu que toute l’opposition se retrouve à nouveau pour mener d’autres luttes ensemble.
    Par ailleurs le dialogue politique inclusif appelé de tous ses voeux par toute l’opposition et qui va se tenir dans les semaines à venir, n’aura été possible que parce que l’accord politique a été signé. S’il n’y avait pas d’accord politique de gouvernance il n’y aurait pas eu de dialogue politique inclusif. Donc attention à ne pas insulter l’avenir.
    À bon entendeur salut!

  5. L’opposition radicale, dixit rfi, où se trouve la radicalité dans le comportement de l’opposition malienne, on exagéré pour discréditer des citoyens honnêtes qui veulent sauver le pays de la dérive de l’insouciant ibk

  6. Un sujet à débattre dans la mesure où la majorité et l’opposition, les syndicats , la société civile et les religieux étaient tous sur la même longueur : IBK ne pouvait plus, il faut sauver le Mali. La preuve est la motion de censure a été de l’avis de tout le monde. A l’issu de ces négociations un gouvernement de mission a été mis en place composé de la majorité , de l’opposition et de la société civile . En principe il fallait une transition sinon les ministres issus de l’opposition quitteront le gouvernement puisqu’IBK va toujours continuer à diriger comme par le passé . Ce gouvernement Boubou Cisse ne nous amènera nul part.

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