Dans la perspective de l’élection présidentielle 2018 : Moussa Sinko Coulibaly décapite la classe politique traditionnelle

12 Déc 2017 - 01:01
Mis à jour: 9 ans
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Dans la perspective de l’élection présidentielle 2018 : Moussa Sinko Coulibaly décapite la classe politique traditionnelle
Moussa Sinko Coulibaly
Même au sein du Rassemblement pour le Mali (RPM), les sceptiques commencent à faire des yeux doux au Général Moussa Sinko Coulibaly. Malgré le discours de réticence et les appréhensions, de nombreux cadres embouchent la trompette du « vrai changement » qu’exhibe « l’officier félon » dont parle le Secrétaire général du RPM, Me Baber Gano. maliweb.net - Selon de bonnes sources, le Général Moussa Sinko Coulibaly est d’ores et déjà épaulé par les ex-ministres Malick Coulibaly, Jean-Marie Idrissa Sangaré, le constitutionnaliste Bréhima Fomba… L’on murmure également que l’ex-Premier ministre Moussa Mara lui ferait les yeux doux. Un ex-ministre RPM et certains cadres du parti présidentiel l’ont rencontré ces derniers jours. Que se sont-ils dit ? Mystère et boule de gomme. Ce qui est sûr, c’est que le général démissionnaire des FAMAs semble avoir, comme l’aveugle qui lapider quelqu’un, le pied sur la pierre. Malgré la rencontre de remobilisation du RPM avec son président fondateur, IBK, le week-end dernier, le ver est déjà dans le fruit. Le doute s’est emparé de certains caciques. Au point le 1er vice-président de l’Assemblée Nationale, Moussa Timbiné a dû reformuler son discours : « Je ne crois pas qu’IBK ne puisse pas se porter candidat ». Le ton trahit que le scepticisme a atteint les tisserands. Et le « IBK sera candidat et nous allons gagner » du président du parti, Dr Bokary Tréta ne convainc pas. Et surtout pas les ténors de la convention des partis politiques de la majorité présidentielle (CMP) qui semblent raser les murs. Des sources affirment que des leaders de la CMP cherchent leur point de chute politique. Certains lorgnent du côté du Général Moussa Sinko Coulibaly et d’autres sont « en réflexion ». Histoire de voir l’horizon de la présidentielle 2018 se dégager à compter de janvier-février prochain avant de sortir de leur cachette. Pendant ce temps, le patron de l’Ecole de maintien de la paix poursuit ses discrètes concertations pour « ne plus laisser la gouvernance actuelle demeurer à Koulouba ». Si l’ex-ministre de la Justice Malick Coulibaly est déjà identifié comme l’un des premiers lieutenants du Général Moussa Sinko Coulibaly, les autres sont encore peu connus. Il s’agit, selon nos investigations de l’ex-ministre de la Communication (aux premières heures du régime IBK), Jean-Marie Idrissa Sangaré et certains caciques de la plateforme « Anté a banna », opposé à la révision constitutionnelle. Il s’agit du constitutionnaliste Bréhima Fomba et d’autres comme Mahamadou Konaté. Sans compter les soutiens évidents dont dispose le jeune Général de 45 ans au sein de la grande muette. A la question de savoir comment il peut atteindre son ambitieux objectif sans appareil politique de soutien, Moussa Sinko Coulilaby estime que « le Mali a besoin de toutes les forces vives, de toutes les énergies positives qui existent dans le pays. On ne va pas créer forcément un appareil spécifique, mais un mouvement, une plateforme qui permettra d’absorber toutes les énergies positives, une plateforme qui va accueillir des partis politiques, des associations, des ONG, des individus, toutes personnes soucieuses d’un vrai changement dans ce pays. C’est vers là qu’on veut aller, c’est-à-dire un mouvement populaire qui permettra de fédérer toutes les énergies ». Un discours qui a des échos favorables même dans les rangs de l’opposition traditionnelle à IBK, considéré à tort ou à raison comme ne pouvant pas rassembler les Maliens. Et sur ses rapports avec l’ex-junte d’Amadou Haya Sanogo, Sinko assure que ce qui est important dans son projet c’est qu’il est national et que « tous ceux qui vivent sur le sol national et ceux qui sont en dehors, les Maliens qui sont là, les étrangers, que tout le monde trouve un espace d’épanouissement dans ce projet ». Un message qui semble attirer au sein du microcosme politique national. Conséquence : des militants de plusieurs formations politiques rêvent de se débarrasser de leurs cartes de militants pour se rapprocher de celui que l’on murmure comme « homme de la France ». Ce qui n’est pas à écarter du fait que de nombreux Maliens déplorent aujourd’hui un certain échec de la vieille garde politique. Ce que la France de l’opération Serval devenue Barkhane n’ignore point. Et Sinko d’affirmer qu’il a entamé son « complot » depuis longtemps. Avec quelles complicités ? C’est omerta total. « Ce n’est pas maintenant que j’ai commencé à travailler avec les acteurs de la classe politique, à les contacter. Cela fait très longtemps qu’on mûrit la réflexion, les partis politiques et les hommes politiques font partie de la solution et il faut intégrer tout le monde… », a-t-il expliqué, la semaine dernière lors d’une interview. Un discours qui va certainement affaiblir la classe politique actuelle en en emporter des pans. Vers des cieux fédérateurs ? Pour peu que cela ne conduise vers un consensualisme à la sauce ATT. Boubou SIDIBE/ La rédaction de maliweb.net

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Commentaires (29)

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Bogotafra
Bogotafra 9 ans
Le Mali a impérativement besoin d'un changement radical classe dirigeante. Que tous ces vieux "babouchards", enturbannés ou pas, aux chapelets longs ou courts, rouges ou noirs, qui ont tous construit des villas et d'imposantes fermes agricoles avec l'argent du peuple, quittent le plancher et se mettent à la disposition, c'est-à-dire mettent leurs compétences à la disposition des jeunes patriotes compétents pour diriger dignement et sereinement le Mali. Aucun homme politique de plus de 50 ans ne devrait plus prétendre diriger ce pays qui n'a que 57 ans d'indépendance politique. Persister à faire valoir ses rides dans un langage politique pitoyable et dépassé serait a mon avis faire preuve d'indécence et de crime contre le Mali. (Haketo be ala)
Kélétigui
Kélétigui 9 ans
Nous sommes, au Mali comme beaucoup de pays Africains, dans une démocratie ordurière que certains nomment bananière. Les institutions chargées de contrôler les élections sont indignes. Elles sont là pour le plaisir du petit tyran qui nomme et destitue leurs responsables à sa guise. C'est ce qui a fait dire à Omar Bongo " On ne peut pas organiser une élection et la perdre " Au Mali, rien ne marche correctement, et cela, dans tous les secteurs de l'administration. Du sommet à la base, rien ne tient debout. Il n'y a pas une seule institution fiable. Ce grand bazar fait le miel de tous les dirigeants qui se succèdent. Il leur permet de falsifier aisément toute sorte de document pour détourner les votes et se faire élire, réélire et encore réélire. Puis, si cela ne suffit pas, changer la constitution pour se présenter et se représenter n fois. Tant que ce grand foutoir existera, nos démocraties resteront une vitrine pour légaliser et pérenniser toute sorte de régime imbécile. Que celles et ceux qui doutent, sachent que le clan IBK qui dilapide, saccage et ruine l'économie et l'image du Mali restera au pouvoir jusqu'au bout ultime. Tout, absolument tout sera fait pour cet objectif. On peut organiser une élection présidentielle chaque matin, IBK, son gouvernement et sa famille gagnerons haut la main. Seule une révolution générale ou la mort pourra nous débarrasser de cette calamité. Une calamité que nous nous sommes données un jour de 2013 dans la joie et la bonne humeur. La déception fut à la hauteur de l'enthousiasme. Le fruit n'a pas tenu la promesse des fleurs. Cependant, si ce régime a pu faire ce qu'il a fait, c'est tout simplement parce que le mode de gestion de ce pays lui a facilité la tâche. Un Pays qui a érigé la corruption, le laxisme, l'impunité, la médiocrité et le " BATARA-YA" en mode de gestion. Mais, que les Maliens se rassurent. Comme on dit, " il n'y a pas de problèmes dont l'absence de solution ne fini par résoudre "
Nfp
Nfp 9 ans
Keletigui Woaw ! Mon frere, ton commentaire est juste SUPERBE, tant sur le fond que sur la forme! Et c'est hélas tellement rare sur maliweb que le fait méritait d'être souligné. Houbien ??
Kankan
Kankan 9 ans
comrade Moussa Coulibaly will you bring me home? I could earn billions before 2020 when my assets are to be released to me plus those assets do not equal billions. You would not regret bringing me home plus I intend to immediately go to work. Irregardless of what you might do in my condition please stay thorough plus simple with your explanation thus avoid complicated explanation by acknowledging there are contingencies in conditions but, share information on what is norm of condition? Despite having been schooled in part in France you could be winning leader Mali so desperately need to lead it out of centuries of leadership by incompetent leaders who thought themselves excellent. If anything they were excellent sycophants. As for my remark about education in France contemporary history show France is a loser that makes it way on leftovers more powerful nations do not want thus, we need lead people of Mali away from mindset France plus sycophant leaders of Mali have imposed upon people of Mali. That is a mindset designed for losers. It is simple to be a winner if you possess will. You do what is timely in your nation best interest toward development plus maintenance modern living plus self-determination. Sometimes you move in steps to thereof go from stage to stage plus other times you able to proficiently go from stage to stage but in all cases you timely act in your nation best interest with modern living plus self-determination being ultimate guideline. WE WERE BETTER IN EVERY WAY WHEN WE WERE PEOPLE OF BOOKS. Very much sincere, Henry Author (people of books) Price Jr. aka Obediah Buntu IL-Khan aka Kankan aka Gue. translationbuddy.com
Dictateur Tasuma Tigi
Dictateur Tasuma Tigi 9 ans
De quelle démocratie vous parlez quand plus des trois-quarts des maliens boudent les urnes à chaque élection ???? Etes-vous pour la docratie ou plutôt pour l'olygarchie mafieuse ? Les militaires ont bien fait d'organiser le coup d'Etat. Ils ont malheureusement déçu le peuple quand ils sont arrivés au pouvoir. Nous, représentants de la majorité silencieuse et absente des lutent politiques, nous avions souhaité que les putchshistes fasse un nétoyage complet et parfait de la scène politique malienne. C'est là qu'ils ont échoué !!! C'est comme si on demande à un jeune homme d'enfanter sa nouvelle épouse, et l'idiot se met à raconter sa vie pendant toute la nuit de noce à la très belle vierge !
yugubané
yugubané 9 ans
On ne peut pas nettoyer avec quelque chose plus sale que la saleté elle-même. Les militaires étaient plus pourris que ceux qu'ils voulaient nettoyer, ce qui ne laisse aucun doute le mobile de leur putsch qui n'était d'autre que la peur d'aller en guerre.
Le Lycan
Le Lycan 9 ans
IB KEITA et Moussa Sinkhole COULIBALY: un clivage de destin entre le maître et son esclave. Quand le Mande Massa veut s'éterniser aux pouvoirs à tout prix, l'autre veut un "changement" comme un tremblement de terre pour couvrir ses actes de forfaits contre la "démocratie" car il est marqué au fer rouge"PUTSCH".
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