Présidentielle de 2022 : Les exigences de l’ex-majorité

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Dans un mémorandum en date du 24 aout 2021, l’ancienne majorité présidentielle rejette la mise en place de l’organe unique de gestion des élections et demande aux autorités de la Transition d’inscrire leurs actions dans la mise en œuvre rigoureuse de la Charte de la Transition par des actions claires, en vue du respect des 18 mois de délai imparti.

 

“Nous, partis et regroupements politiques du Cadre d’échange pour une transition réussie au Mali, tout en réaffirmant notre soutien au processus de Transition que connait notre pays et qui impacte directement le peuple malien, nous demandons de nouveau aux autorités de la Transition de se conformer à la volonté exprimée par la majorité de la classe politique et de la société civile”, précise-t-elle dans le mémorandum.

 

Le directoire du Cadre d’échange des partis et regroupements politiques exige la mise en œuvre des recommandations des ateliers et journées de concertations, de janvier, mai et juin 2021, organisés par le ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, à savoir : coupler l’élection présidentielle et les élections législatives sur la base d’un ajustement de la loi électorale pour aligner sur les mêmes dates les deux scrutins, accélérer la relecture et l’adoption de la loi électorale déjà revue lors de l’atelier, tenu du 03 au 07 mai 2021 et abandonner l’organisation pendant la transition des élections des conseils de région, de cercle et des communes.

 

“De ce qui précède, nous demandons aux autorités de s’en tenir strictement aux réformes indispensables à la tenue des élections, afin de respecter les délais impartis et de réduire les frais et dépenses du budget national déjà déficitaire. Nous interpellons le gouvernement pour la publication du chronogramme électoral réactualisé et conforme aux actions réalistes et réalisables pendant le temps restant de la transition”, peut-t-on lire dans le document.

 

S’agissant de l’organe unique et indépendant de gestion des élections, la majorité de la classe politique et de la société civile rejette le type d’organe unique de gestion des élections du gouvernement envisagé au forceps par le Premier ministre Choguel Kokalla Maïga. Selon elle, son indépendance, son autonomie, sa transparence, sa nature, sa composition, son organisation ainsi que le mode de désignation de ses membres restent flous et le temps imparti est insuffisant pour sa mise en place.

 

Pour la classe politique, en lieu et place d’un organe unique et indépendant pendant cette période de transition, le gouvernement doit, en plus des structures déjà opérationnelles, renforcer la Ceni en lui confiant notamment la mission de contrôle de toutes les opérations électorales.

 

“compte tenu de toutes les contraintes légales et logistiques, nous, partis et regroupements politiques du Cadre d’échange pour une transition réussie au Mali, disons aux autorités de la transition d’annuler le projet de mise en place de l’organe unique et indépendant de gestion des élections pendant cette période et d’éviter un passage en force dans les conditions actuelles de notre nation pour le bien du peuple malien”, souhaite l’ex-majorité.

Dans son mémorandum, le Directoire rappelle que la durée de la Transition reste l’expression de la volonté du peuple malien lors des concertations nationales des 10, 11 et 12 septembre 2020, transcrite dans la Charte de la transition et soutenue par l’ensemble de la communauté internationale.

 

Ainsi, le respect scrupuleux de la période de la Transition ainsi que la date retenue pour les prochaines élections générales (présidentielle et législatives) du 27 février 2022 devient obligatoire.

 

Précisons que des correspondances accompagnées du mémorandum, de la déclaration commune de juillet et du communiqué d’août ont été adressés aux autorités de la transition.

Rappelons au passage que le 14 avril 2021, le Gouvernement de transition avait publié le calendrier électoral et des réformes politiques et institutionnelles. Conformément à ce calendrier, le référendum constitutionnel doit avoir lieu le 31 octobre 2021, les élections municipales et régionales ainsi que les élections des conseillers de cercle se tiendront le 26 décembre 2021 ; et les élections législatives et présidentielle le 27 février 2022. Si nécessaire, le second tour des élections présidentielle et législatives aura lieu, respectivement, les 13 et 20 mars 2022.

 

Adama DAO

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