Primature : ou Treta passe, ou le RPM casse !

25 Nov 2015 - 12:33
Mis à jour: 11 ans
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Primature : ou Treta passe, ou le RPM casse !
Le Rassemblement Pour le Mali (RPM), parti au pouvoir,  est sur le point de voler en éclats. Regroupant les fondateurs du parti, mais aussi, une trentaine de députés, les frondeurs menacent de lancer, dans les semaines  à venir,  leur propre formation politique, dénommée Alliance pour la Justice, le Progrès et la Solidarité (AJPS). Du moins, si Bocari  Tréta, le  secrétaire général du RPM, n’est pas nommé à la tête du futur gouvernement. Qui devrait être, selon de sources concordantes, dirigé par un jeune qui aurait la confiance du président de la République. IBK est, depuis quelques semaines, sous une double pression : celle de sa propre famille, qui n’entend pas voir Bocari Tréta à la tête du gouvernement, d’une part. Et, d’autre part, celle de son propre parti politique. Selon nos informations, la nomination de Bocari Tréta, comme Premier ministre,  est rejetée par la famille présidentielle. Parce que ce dernier avait juré, qu’avec lui à la Primature, les membres de la famille présidentielle n’auraient plus leur mot à dire dans la conduite des affaires de l’Etat. Composés des membres-fondateurs du RPM et d’une trentaine de députés, les frondeurs jugent l’attitude de la famille présidentielle «  inacceptable ». Surtout, disent-ils, quand il s’agit du secrétaire général, donc le premier responsable du parti au pouvoir. Pour eux, plus question d’accepter un chef du gouvernement, qui ne serait pas issu du parti au pouvoir. Le RPM divisé en pro-famille présidentielle et pro-Tréta En effet, depuis quelques semaines, pro-famille présidentielle et pro-Tréta se livrent une guerre sans merci. Récemment, la rivalité entre ces deux camps avait retardé la mise en place du nouveau bureau de l’Assemblée nationale. Surtout, avec l’honorable Karim Keïta, candidat au poste de premier vice-président ; c’est-à-dire, la seconde personnalité de l’hémicycle après Mr Issiaka Sidibé, président de l’Assemblée nationale et beau-père de Karim Keïta. Pour les frondeurs, cette politique de la « famille d’abord » ne passera pas. La vigoureuse opposition des frondeurs à l’élection du fils du président de la République à ce poste a fini par payer. L’ancien premier vice-président, l’honorable Mamadou Tounkara, député élu à Kita, conserve son poste. Bien plus, les frondeurs avaient, aussi, réussi l’élection de l’honorable Timbiné, un petit dogon, au poste de président de la Commission Transport et Equipements de l’Assemblée nationale. Ces deux victoires n’ont pas, pour autant, calmé les ardeurs des frondeurs. Lesquels s’opposent, désormais, à la nomination d’un Premier ministre qui ne serait pas issu des rangs du parti. Auquel cas, ils menacent de quitter le RPM. Avec eux, leurs militants et leur trentaine de députés. IBK devant un choix cornélien Lors de sa visite d’Etat en France, le président français, François Hollande, lui aurait conseillé de mettre en place un gouvernement, regroupant toutes les forces vives de la nation, y compris les leaders des groupes armés. Le président Hollande aurait, aussi, conseillé à son homologue malien de tenir sa famille loin  des affaires publiques. Surtout, après les scandales qui ont émaillé les deux ans d’IBK au pouvoir : équipements militaires, avion présidentiel, engrais frelaté……. A en croire la presse, deux personnalités  seraient pressenties pour succéder à Modibo Keïta à la Primature : Mamadou Igor Diarra, actuel ministre de l’Economie et des Finances et Mohamed  Ag Erlaf, ministre de la Décentralisation et de la Modernisation de l’Administration. Après avoir nommé trois premiers ministres hors de son parti politique, le président de la République se voit, cette fois-ci, contraint de choisir le chef du prochain gouvernement dans les rangs du RPM. Pour les frondeurs, de deux choses, l’une : ou IBK choisit Bocari Tréta comme Premier ministre, ou ils le  lâchent. Tiraillé entre pro-famille présidentielle et pro-Tréta, IBK ne sait plus où donner de la tête : faut-il choisir le futur chef du gouvernement au sein ou en dehors du RPM, le parti au pouvoir ? En clair, IBK va-t-il obéir au choix de sa famille ou à celui de son parti ? Le choix peut, à première vue, paraître difficile pour le Chef de l’Etat. Mais il ne semble guère avoir le choix. Il doit faire son choix. Et le bon, celui qui pourrait faire le bonheur du Mali. Le bonheur des M liens. En choisissant un Premier ministre qui ne serait pas issu de son parti, IBK risque de voir le RPM voler en éclats. Il pourrait ne plus avoir la majorité des députés à l’Assemblée nationale ; mais aussi,  se présenter à la présidentielle de 2018 en candidat indépendant. Selon nos informations,  le récépissé du RPM serait au nom du Dr Bocari Tréta, l’homme que sa famille présidentielle  n’entendrait   pas voir à la tête de la Primature. Oumar Babi

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Commentaires (63)

User
sambou
sambou 11 ans
Si IBK se présentait en indépendant aux élections de 2018 je ne vois pas au RPM qui va être élu devant un Soumi ou un Mara...Si le RPM est aux pouvoir aujourd'hui c'est parce que notre peuple a spontanément pensé (à tort?) que le seul homme politique qui pouvait nous tirer des griffes de ces rebelles là était IBK!Sans quoi il y avait bien d'autres candidatures valables.L'éclatement du RPM conduit inévitablement à la non réélection d'IBK et de Tréta aussi, du coup ce serait la fête en URD ou chez "yèlèma"...: pensez-y. :mrgreen:
Diarrake
Diarrake 11 ans
M. le Président, si vous voulez la paix et que le Mali avance, ne choisit jamais Tréta comme ton PM sinon vous seriez mis OK debout. Je ne suis pas partisans des choix au sein de votre famille, mai Igor ferait un très bon PM. M. I le Président mettez Tréta de côté et vous l'aurez ce second mandat, sinon il faut dire adieu à Koulouba. Il faut mettre ta famille à l'écart et travailler avec de vrais responsables soucieux de l'avenir de ce pays. C'est comme ça que vous allez gagner les prochaines élections. Il faut savoir que si vous travailler à bon escient, vous n'aurez pas besoin d'un parti pour vous faire réélire. Le RPM n'est pas une vraie machine électorale. Il faut chercher la confiance du peuple et avoir cette confiance par des actions concrètes et d'envergure. Tréta ne représente rien au Mali, il n'a rien derrière lui.
KOMO souroukou
KOMO souroukou 11 ans
Que dit la loi le pm est issue du partie majoritaire fama yere ka châria bato
Solo
Solo 11 ans
Je choisirais mamadou Igor diarra comme premier car il est efficace intelligeant,rigoureux et elegant mais seulement c est un diarra mon esclave.
Sabere
Sabere 11 ans
Pourquoi tant de bruit autour de ce poste alors que le Mali est encore sous le choc des attentats? Moi je pense qu'il faut un homme fort, propre de toutes magouilles, de tout enrichissement illicite, un homme droit, travilleur et de parole. N' y a pas au Mali? Je pense que oui! Tout comme le bon joueur c'est prendre les gardiens de but de contre pied, IBK doit prendre sa famille politique par un "contre pied parfait". Pour cela il doit se rappeller qu'il a été élu non pas par son parti seul, mais par tous les Maliens compte tenu de son caractère révélé d'alors. Des hommes intègres il y en a au Mali, non corrompus, travailleurs. Les hommes honnêtes il en a, des dhommes "vierges" de corruption on en trouve. Je propose donc d'en chercher parmi les Bwas, les Miniankas et on verra.......
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