Bassidiki Touré à l’occasion de la journée internationale de la presse : « Nous sommes condamnés à aller vers de vraies entreprises de presse »

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Chers Directeurs de Publication,
En ce jour 3 mai, journée internationale de la presse, je rends un vibrant hommage à vous, à votre personnel et tous ceux et toutes celles qui rentrent dans la chaîne de production et de distribution des journaux. Chaque jour que Dieu fait, vous êtes au four et au moulin pour garantir la continuité de l’information vraie, fiable et vérifiée et cela malgré la propagation du Virus de la Couronne à travers tout le pays.
Dans le même ordre de salutation, souhaiter bonne fête à tous les hommes et femmes de Radio, TV et presse en ligne (bôlôlô en bambara).
C’est le lieu d’avoir une pensée pieuse à notre confrère BIRAMA TOURE porté disparu il y a 4 ans. D’interpeller les acteurs de la justice qu’ils fassent toute la lumière dans le meilleur délai sur la disparition mystérieuse de BIRAMA

Chers directeurs de Publication,
Vous êtes restés constants dans la diffusion des bonnes pratiques pour mieux contrer les dégâts du COVID-19 sur la vie des maliens. Vous faîtes tout ce travail de titan sans aucune mesure d’accompagnement d’un gouvernement qui se soucie d’autres choses que pour manisfester son soutien financier et matériel aux entreprises de presse pourtant appelées à disparaître si rien n’est fait dans les prochains mois. Soyez-en remerciés !!
Le 3 mai c’est aussi l’occasion pour les femmes et les hommes de média de faire leur auto évaluation. Qu’est-ce qui a marché et qu’est-ce qui reste encore à faire. Comme vous le savez, dans notre pays, beaucoup restent à faire dans la réforme du secteur Presse Papier. Nous sommes condamnés à aller vers de vraies entreprises de presse. Une presse organisée qui sait ce qu’elle veut et sait également là où aller. Nous devons être plus que jamais unis pour defendre la corporation. Nous devons nous comporter en véritables journalistes tout en imposant le respect et la considération à ceux-là mêmes qui croient que ce noble métier équivaut à la précarité et au misérabilisme. Non !!!
C’est à nous de redonner à ce noble métier toute sa noblesse. Pour nous, l’heure de l’union a sonné, dirai-je, l’union sacrée autour de l’essentiel: le développement de nos entreprises, l’application de la convention collective de la presse, les aides directes et indirectes de l’Etat comme le stipule la loi sur la presse de juillet 2000, l’accès à l’information, la protection des journalistes et le combat contre les feak-news. C’est en cela que nous pourrions gagner le pari d’une presse forte, respectée, solidaire et désormais projetée vers l’avenir.
Encore une fois, bonne fête et bon Ramadan Kareem !

Basidiki Touré

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