Accès aux ARV au Mali et traitement prophylaxique pré – exposition : Le cri du cœur d’ARCAD SIDA

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Dr Aliou Sylla, Président d’Arcad Sida, était devant la presse le vendredi 18 décembre au siège de sa structure pour parler de l’accès aux traitements anti- rétroviraux (ARV).

Il a rappelé qu’il y a quelques mois, l’OMS lançait un appel à tous les pays pour rendre le traitement ARV disponible pour tous, peu importe le stade de la maladie, mais que le Mali est toujours confronté à un faible accès ces traitements.

Pourtant, dira-t-il, dès qu’une personne est diagnostiquée séropositive, elle doit immédiatement être mise sous traitement ARV. C’est le principe du «Test and Treat» (Dépister et Traiter), qui, selon l’OMS, doit être adopté par tous.

Au Mali, il y a encore très peu de temps, des personnes diagnostiquées séropositives se voyaient refuser le traitement, au prétexte que leur maladie n’était pas avancée. Et cela dans un contexte où l’accès au dépistage et au traitement ARV reste très fragile, car, sur près de 100 000 personnes estimées vivant avec le VIH, seules 33 740 environ sont sous traitement, soit un taux de couverture nationale qui n’atteint pas 35%.

Plus de la moitié des personnes vivant avec le VIH au Mali n’ont pas accès aux ARV et cela est inacceptable en 2015, déplorera Dr Sylla. En outre, dans la perspective de parvenir les nouvelles infections, l’OMS recommande également aux pays de rendre disponible un traitement préventif pour les populations surexposées au VIH.

Ce traitement, appelé PrEP, est une pilule qui se prend quotidiennement et permet de réduire considérablement le risque de contraction du VIH / SIDA.

Le cri du cœur d’Arcad Sida en direction des autorités maliennes est clair: il s’agit d’assurer le dépistage du VIH et le traiement ARV partout et pour tous au Mali et d’approfondir la réflexion et de préparer le terrain pour une mise en place de la PrEP.

Adama Bamba

 

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