Centre de Santé de référence de Kalaban-Coro : Le personnel en sit-in illimité jusqu’à la satisfaction de ses doléances

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Rien ne va plus entre le comité syndical du Centre de Santé de référence (Csref) de Kalabancoro et l’administration d’une part et d’autre part, entre le syndicat et le comité de gestion dudit centre. Pour preuve, depuis le lundi 18 avril 2016, le personnel du Csref observe un sit-in de 8h à 12 heures au sein de l’établissement sanitaire. Et, selon les organisateurs, ce sit-in continuera jusqu’à la satisfaction de leurs doléances. Aux dires du secrétaire général du comité syndical,  Mohamed Lamine Sidibé, l’une des raisons du sit-in est le refus catégorique du comité de gestion d’accepter leurs doléances surtout LE Paiement de la prime de motivation du personnel. Le syndicat exige l’octroi au personnel de 30% des recettes en guise de ristournes. Certains personnels accusent le médecin chef du Csref, Dr Issa Traoré de vouloir bloquer la satisfaction de leurs requêtes. Nos tentatives de rentrer en contact avec ce dernier pour avoir d’amples explications sont restées vaines.

Les matinées sont tendues au centre de santé de référence de Kalabancoro. Et pour cause, le personnel observe un sit-in de 8h à 12 heures depuis le début de semaine. Durant ces quatre heures de temps, les activités du centre sont paralysées voire même aux arrêts car il n’y a ni consultation, ni accès aux soins. Sauf les cas d’urgences sont pris en charges. Et pourtant, les organisateurs de ce sit-in n’entendent pas s’arrêter en si bon chemin. Ils comptent (manifestants) continuer leur sit-in jusqu’à la satisfaction de leurs doléances.

Selon le secrétaire général du comité syndical,  Mohamed Lamine Sidibé, les raisons du sit-in sont d’une part le refus du comité de gestion d’accepter leurs doléances surtout la prime de motivation du personnel, et d’autres parts la persécution que subit certains agents de la part de l’administration. Il ajoutera que les doléances du syndicat sont entre autres : accorder au personnel 30% des recettes en guise de ristournes et de mettre fin à la persécution des travailleurs. Il dénonce  le manque de volonté du comité de gestion de vouloir freiner, voire même bloquer la satisfaction de leurs doléances. Même si pour l’instant, l’observation d’une grève n’est à l’ordre du jour, le syndicat maintient le sit-in jusqu’à nouvel ordre. « J’ai une forte pensée pour les populations de Kalaban Coro qui souffrent de cette situation. Nous les demandons de comprendre notre calvaire de ces 3 dernières années. Enfin j’invite les autorités à nous mettre dans nos droits afin de mettre fin à tous ces désagréments », a plaidé le secrétaire général du comité syndical.

Aux dires des manifestants, même si le problème d’anesthésiste est résolu, d’autres désagréments persistent. Toute chose qui pousse le personnel d’exiger des autorités l’amélioration de leurs conditions de travail et de vie.

Certains personnels accusent le médecin chef du Csref, Dr Issa Traoré d’être hostile ou de vouloir bloquer la satisfaction de leurs requêtes. Nos tentatives d’entrer en contact avec ce dernier pour avoir sa version et pour avoir d’amples explications sur les faits sont restées vaines.

On se rappelle que le syndicat n’est pas à sa première manifestation. Le mois de septembre 2015 (lundi 14 au mercredi 16 septembre 2015), il avait tenu un sit-in de 72 heures pour exiger l’amélioration des conditions de travail du personnel et l’équipement du centre. La suspension du mot d’ordre de sit-in avait été obtenue grâce à la médiation du conseil de cercle de Kati qui a promis de mettre en place un accord tripartite (Syndicat-Administration-conseil de cercle de Kati) afin de satisfaire les doléances faites par le comité syndicale. Mais apparemment les attentes n’ont pas été comblées d’où ce sit-in. Affaire à suivre !

Aguibou Sogodogo

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2 COMMENTAIRES

  1. soyez sage et ne pas juger ainsi. savoir:
    pourquoi le médecin chef ne veut pas mettre le personnel dans son droit?
    Le centre est il une propriété privée?
    Pourquoi il ne gère pas comme dans les autres centres?
    Les autorités doivent tirer au clair la situation

  2. Allez y, ne vous souciez pas des patients, et au mieux cassez et brûlez tout et après allez dans un autre centre pour en faire de même. Bandes d’ingrats qui dilapident es maigres ressources de l’état et veut piller les malades. J’aurai compris si c’est pour relever le niveau du plateau technique. Mais non chacun se cache derrière le mot syndicat pour commettre “son crime”. En relevant le plateau technique, ce sera plus de fric et la gestion sera obligée d’augmenter les ressources. Même exiger 30 % sur les maigres recettes (500.000 F CFA x 30 jours), c’est soustraire 4.500.000 au profit du développement. Malheureusement ceci n’est visible qu’au niveau du public. L’état subventionne la santé pour la population. Le ministère de tutelle doit s’investir pour auditer le centre et la capacité des agents à exercer leur boulot.

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