Détérioration rapide des bâtiments de CSREF : Dr Marie Madeleine Togo en colère contre le génie civil !

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Le Ministre de la Santé et de l’Hygiène Publique vient de boucler une visite dans certains centres de santé en 2ème, 3ème et 4ème régions. L’objectif de ce périple était de tâter du doigt les réalités des centres de santés en termes de prestations, d’équipements, de motivation et des conditions de travail. Au cours de cette visite de terrain, le Ministre Dr Marie Madeleine Togo, outre les problèmes d’insuffisance de personnel qualifié et du plateau technique et d’équipement roulant, a été étonnamment surprise de voir la plupart des bâtiments en état de détérioration au point de nécessiter une réhabilitation. Toute chose qui a provoqué la colère du Dr Marie Madeleine Togo, qui s’est s’interrogée sur la qualité des matériaux de construction utilisés.

Après avoir visité les 14 et 15 janvier 2016 le CSREF de Fana, l’hôpital Nianankoro Fomba de Ségou et le CSREF Famory Doumbia, Madame le Ministre de la Santé et de l’Hygiène Publique à la tête d’une importante délégation composée des membres de son Cabinet et de certaines structures rattachées à son département, s’est rendue le vendredi 15 et samedi 16 janvier 2016, dans les CSREF de Markala, Bla et Koutiala.  Le constat général fait par le Ministre portait sur l’insuffisance de personnel qualifié, le sous-équipement du plateau technique, l’insuffisance de matériel roulant (ambulance et véhicule de supervision), la détérioration des bâtiments de certains services.  A Markala où Dr Marie Madeleine Togo a été accueillie par les autorités communales et coutumières, Dr Boubacar Oumar Touré, médecin chef du District sanitaire de Markala (18 aires de santé) a insisté sur l’insuffisance de techniciens sanitaires, d’irrégularité dans l’approvisionnement de gaz, d’insuffisance de véhicules de supervision et d’ambulance, la nécessité de réhabiliter le bloc opératoire et la construction de nouveaux services.  A Bla, les difficultés évoquées par Dr Souleymane Daniogo, médecin-chef du District sanitaire de Bla (28 aires de santé) sont entre autres la vétusté du bloc opératoire, la non fonctionnalité de la morgue à cause du manque d’énergie, le manque d’appareil Radio, le besoin d’une salle d’URENI. La nécessité de réhabiliter le CSREF.

 

Bientôt un hôpital à Koutiala !

Quant au district sanitaire de Koutiala, capitale de l’or blanc, avec ses 42 aires de santé, il est renforcé par la présence de l’organisation Médecins Sans Frontières avec le projet Nutrition qui emploie 347 agents. Contrairement aux deux autres, il a surtout été question de la faible capacité d’accueil, du renouvellement de la chaîne de froid, de la nécessité de construire des logements. Autre inquiétude évoquée par le médecin-chef, Youssouf Diam Sidibé, c’est le défi de la pérennisation du projet nutrition de Médecins Sans Frontières. Madame le Ministre de la santé et de l’hygiène publique qui a pris note des doléances et difficultés évoquées, a instruit aux membres de son Cabinet d’engager des réflexions afin d’apporter des solutions aux problèmes soulevés. Elle a aussi salué les efforts des partenaires : « L’Etat avec ses ressources limitées ne peut pas tout faire. Nous saluons ce que font nos partenaires et invitons tous les acteurs à mutualiser les efforts pour l’amélioration de la santé des populations ».

Lors de sa rencontre avec le personnel du CSREF de Koutiala élargie aux autorités locales, Dr Marie Madeleine Togo a indiqué que Koutiala aura son hôpital conformément à la promesse du Président de la République Ibrahim Boubacar Kéïta. « Nous sommes venus jeter les bases de la création de cet hôpital », a déclaré le ministre.

Les insuffisances du génie civil ne sont plus tolérables !  

Les insuffisances du génie civil, matérialisées par la détérioration rapide de certains bâtiments dans les CSREF, ont été dénoncées par Dr Marie Madeleine Togo. « C’est inacceptable que l’Etat mette de l’argent dans la construction des infrastructures sanitaires et que les bâtiments se détériorent aussi rapidement. Des bâtiments qui n’ont pas dix ans se sont détériorés jusqu’à nécessiter une réhabilitation. Il faut mettre un frein à ça. Nous allons prendre des mesures pour que cela cesse. Dorénavant, les cahiers de charge à ce niveau doivent exiger la qualité », a promis Dr Marie Madeleine Togo.

   Daouda T. Konaté *envoyé spécial*

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