Lutte contre la Poliomyélite : Le vaccin injectable entre dans la vaccination de routine

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La directrice nationale de la santé, le Dr Fanta Siby (section immunisation), entourée de ses proches collaborateurs, a organisé, le samedi 16 avril 2016 dans la salle de conférence de la direction de la santé, une conférence de presse pour expliquer l’entrée du nouveau produit de vaccin injectable dans la lutte contre la poliomyélite. Il s’agit  du vaccin Polio injectable(VPI) qui va remplacer le vaccin Polio Oral(VPO).

Dans son explication, la directrice nationale de la santé a rappelé le contexte de l’éradication de la poliomyélite, la situation épidémiologique de la polio dans le monde et au Mali et a donné l’assurance de l’efficacité dudit vaccin qui pour le moment accompagnera le VPO qui sera bientôt retiré. Selon elle, les deux types de vaccins sont complètement sûrs et peuvent être donnés aux mêmes enfants à différentes session de vaccination. Elle a indiqué que le vaccin injectable ajouté au programme, l’enfant sera protégé contre la paralysie liée aux 3 types de Poliovirus. Aussi, selon la directrice, nous avons besoin du vaccin Polio Injectable en addition au vaccin oral pour renforcer la protection donnée par les doses précédentes de vaccin Polio Oral à l’enfant qui met la communauté à l’abri de la maladie. Elle dira  qu’un enfant piqué 3 fois au cours d’une même séance de vaccination permet de mieux le protéger contre plusieurs maladies en même temps. Ces maladies cibles du PEV sont entre autres la Poliomyélite, la tuberculose, la coqueluche, la diphtérie, le tétanos, l’hépatite B, l’Haemophilus influenza B, les infections à pneumocoque, les diarrhées à rota virus, la rougeole, la fièvre jaune. Enfin, elle a indiqué que l’OMS a recommandé que les pays utilisant le vaccin Polio Oral(VPO) ajoutent une dose de Vaccin Inactivé(VPI) à la 14ème semaine en même temps que Penta 3 et VPO3 et que chacun a des rôles différents pour une meilleure protection de l’enfant. Elle n’a pas manqué de souligner les effets secondaires après injection. Il s’agit de la douleur, la rougeur au point d’injection et une fièvre peuvent être observées. Elle a insisté sur la conservation de la carte de vaccination qui permet de suivre le calendrier vaccinal de l’enfant. Enfin, selon  la directrice de la santé, le vaccin est disponible, gratuit et sans danger.

Fakara Faïnké

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