Right2Grow : un programme de 3,1 milliards FCFA pour bouter la malnutrition infantile du Mali

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Au Mali, 47,3% des adultes souffrent d’un retard de croissance contracté durant leur enfance. Dans le monde, on estime à 200 millions d’enfants de moins de cinq ans touchés par ce phénomène de retard de croissance dû à la malnutrition. Pour empêcher cette malnutrition, la ministre de la Santé et du Développement social a lancé, ce jeudi 12 août, le programme « Rigth2Grow (droit de grandir) ».

Le Bangladesh, le Burkina, l’Ethiopie, le Soudan du Sud, l’Ouganda et le Mali sont les six pays concernés par le programme Rigth2Grow. Le coût de mise en œuvre du programme s’élève à 3,1 milliards FCFA pour une période de cinq ans (2021- 2025). Il est entièrement financé par le ministère des Affaires étrangères des Pays-Bas. « Right2Grow est un programme de plaidoyer participatif et inclusif en faveur de la priorisation de la nutrition et du Wash », a indiqué Marchel Gerrmann, Ambassadeur des Pays-Bas au Mali.

Le programme Rigth2Grow est exécuté par Action contre la Faim et World Vision, avec la collaboration d’ONG locales comme l’Association des Jeunes pour la Citoyenneté Active et la Démocratie (AJCAD-Mali). Aux dires de Sanzan Kambiré, Directeur pays d’Action contre la Faim, Rigth2Grow permettra d’atteindre quatre résultats : les communautés adoptent les bonnes pratiques en matière de nutrition et d’eau ; des organisations de la société civile malienne dotées de moyens d’actions ; une approche intégrée et multisectorielle de la malnutrition intégrée aux politiques publiques ; enfin, une meilleure coordination sera mise en place dans ce domaine.

Le programme Rigth2Grow est assorti d’un Agenda. Dans son intervention, l’ambassadeur Gerrmann a lancé un « appel » au gouvernement du Mali à souscrire à cet agenda. « Les cinq autres pays l’ont déjà fait », a affirmé l’ambassadeur des Pays-Bas. Au Mali, Rigth2Grow sera mis en œuvre dans les régions de Kayes, Koulikoro, Sikasso et le District de Bamako. « Sa mise en œuvre aidera à mieux comprendre les effets du plaidoyer participatif communautaire soutenu par la société civile », a indiqué la ministre de la Santé et du Développement social, Diéminatou Sangaré, avant de lancer officiellement le programme au Mali.

Mamadou TOGOLA/maliweb.net

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