Santé : Moralité maternelle et infantile : chemin de bataille de la nouvelle reforme

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La reforme du système de la santé a occupé le centre des débats en fin février à Bamako.

A quoi s’attendre à cette reforme qui, déjà, avait reçu quelques annonces du président IBK le 25 février sur la gratuité des soins de santé primaire curatifs et préventifs pour les enfants de moins de cinq ans, les femmes enceintes et les personnes âgées de plus 70 ans…

C’est l’ensemble du système de la santé  qui est visé par cette reforme, de l’offre de soins à la gouvernance et les questions du financement. Ce document cadre validé lors de l’atelier sur la reforme du système de la santé, tenu du 25 au 28 février à Bamako, s’accentue sur la santé communautaire. Objectif : réduire d’ici l’horizon 2030, le taux de la mortalité maternelle infantile. Selon EDSM.V ceux-ci restent encore élevés au Mali.

D’autres domaines concernés par cette reforme sont les questions de ressources humaines et de l’accessibilité des populations aux soins. La reforme prévoit une amélioration du plateau technique. Ce, à travers la restructuration de certains types d’Associations de santé communautaire (Asaco) en Centres de santé communautaire (CScom),  de Centre de santé de référence (CSréf) en hôpitaux, de même que la réhabilitation des hôpitaux.

Pour Moussa Diawara, conseiller technique au ministère de la Santé et de l’Hygiène publique, ces mises à jour  du  secteur étaient nécessaires et viennent à point nommé. « Les systèmes de santé ne sont plus adaptés. Les usagers sont insatisfaits, les professionnels de santé le sont autant par rapport aux pratiques, mais également à leur gouvernance. Cette reforme mérite d’être adaptée en tenant compte de la démographie, de la répartition des ressources  humaines entre ces établissements et l’amélioration des plateaux techniques ».

Pour le conseiller technique la décentralisation, cela constitue une opportunité à saisir pour mener à bien cette reforme. « Comme facteur de succès, il est important qu’il ait un changement de comportement, un suivi de la mise en œuvre de tous ceux qui ressortent comme activité dans le cadre de cette reforme », dit-il. Pour lui, il faut intégrer un changement de comportement, l’efficience et la recevabilité au niveau des agents de santé. « C’est bien de mettre des ressources à disposition, mais c’est aussi important de les utiliser de façon judicieuse pour une performance et une grande efficacité », a-t-il affirmé.

Accueil favorable

« Nous validons… la gratuité des soins de santé primaire curatifs et préventifs pour les enfants de moins de cinq ans,  les femmes enceintes y compris les accouchements, et les personnes âgées de plus 70 ans,  les services de planification familiales, les dialyses, les premiers soins en urgence dans toutes les structures sanitaires… ». Ces propos ont été annoncés dès l’ouverture de l’atelier sur la reforme du système de la santé, le 25 février au CICB, par le président de la République Ibrahim Boubacar Keïta. Le document de cadre sur la reforme va détailler les modalités de ces gratuités.

Car, selon Moussa Diawara, « il y avait déjà d’autres gratuités, mais certains soins ne l’étaient pas. Une équipe restreinte sera mise en place pour élaborer les modalités de leur mise en œuvre, donner les séquençages et va déterminer le périmètre par rapport aux gratuités annoncées », a précisé le conseiller technique au ministère de la Santé et de l’Hygiène publique.

A l’épicentre du processus, la question du financement est le goulot d’étranglement  de cette reforme. En effet, l’enveloppe du budget national alloué à la santé  se verra aussi augmenter. Celle-ci tournait ces trois dernières années autour de 5 %  selon des sources du ministère de la Santé. Pas de précision sur la question pour le moment.

En attendant, la finalisation et sa remise officielle, le document est accueilli favorablement par les plus de 400 participants (provenant des départements ministériels, des autorités, des collectivités territoriales, la société civile, les ordres professionnels de santé, des syndicats, des PTF, universités et centres de recherche) qui ont contribué à son élaboration. Même ordre idée au niveau du chef du gouvernement. Le ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, Pr Samba Ousmane Sow, a reçu l’accord du Premier ministre pour  la mise en place d’une entité  de suivi de toutes les activités indiquées dans la reforme et une évaluation à mi-parcours.

Une communication intense est attendue les prochains mois sur les gratuités annoncées. Une nouvelle aire dans la lutte contre la mortalité maternelle et infantile.

Kadiatou Mouyi Doumbia 

 

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1 commentaire

  1. ehhh aw té siran Allah gnè, celui qui donne ce medoc a sa femme va la tuer, ce medoc donne 3 fois plus la mort par arret cardiaque que tout les autres antibiotiques.

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