18 août 2020 – 18 janvier 2021 : Après cinq mois, la Transition entre soutien et mépris

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Suite au coup de force commis contre IBK le 18 août dernier, une partie du peuple, qui avait élu domicile sur le boulevard de l’indépendance, entretenait l’espoir de voir le portrait-robot d’un nouveau Mali. Mais cette frange de la population, retranchée au sein du M5-RFP, a vite déchanté en voyant au rouge une série de déception puisque les militaires au pouvoir ont décidé d’écarter les politiciens hybrides, éternels insatiables, et qui ont pris l’habitude de parler au nom du peuple malien, mais, comme toujours, en le trahissant par la suite.

Si beaucoup félicitent ce revirement, d’autres le vivent en cauchemar. Pour les proches d’Assimi Goïta et sa horde, cinq mois après la déposition d’IBK, rien n’est compromis, au contraire, des actions encourageantes ont été enregistrées. Et les plus significatives sont : la résolution de la crise scolaire, le sauvetage de l’année scolaire avec la tenue de tous les examens de fin d’année, le bombardement de plusieurs camps djihadistes et la neutralisation de plusieurs terroristes, la libération de l’honorable feu- Soumaila CISSÉ, la mise en place des organes de la transition, la composition d’un gouvernement avec les différentes sensibilités, la composition hétéroclite du CNT où toutes les couches socio-culturelles sont représentées, l’interdiction aux forces françaises d’opérer sur le territoire malien sans les FAMA, la transmission des rapports du Vérificateur général au procureur de la République (une première au Mali depuis la création de ce bureau).

Pour les défenseurs du front militaire, nul doute, le Transition est à pied d’oeuvre et monte en puissance. Mais pour ceux qui estiment qu’ils ont été trahis, ils dénoncent les tracasseries des porteurs d’uniformes et les envoient aux gémonies. Il s’agit principalement des forces assujetties au M5-RFP et qui rêvaient de s’accaparer l’héritage du régime défunt contrairement à certaines forces politiques qui soutiennent Assimi et ses collaborateurs. Pour les partisans d’une telle tendance, la déception est très grande. Elle passe du désespoir au mépris sinon à la haine. Et sur ce plan, les tenanciers du pouvoir ont compris les préoccupations des uns et des autres et semblent s’y accommoder. Le principe pour eux est simple : travailler avec ceux qui le souhaitent et éviter de croiser ceux qui les combattent. Et de plus en plus, ils sont aguerris à cet exercice. Ils sont aidés en cela par Mahmoud Dicko, des cadres de l’ADEMA et du RPM mais aussi ceux de l’ASMA de Soumeylou Boubèye Maïga. A telle enseigne que le candidat de la junte est forcément le nouveau président du Mali, selon des observateurs surtout après le décès du principal favori feu – SOUMAÏLA Cissé.

Sur le plan électoral, il s’agira de l’un des scrutins les plus ouverts de toute l’histoire du Mali indépendant. Et le président de la Transition Bah Ndaw a promis que le meilleur gagnera. Que le vote commence !

ISSIAKA SIDIBÉ

                     

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