486 jours du Colonel Assimi GOÏTA : Quel bilan ?

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Le 22 septembre 2022, le Mali fêtait avec sobriété son soixante deuxième anniversaire. Cette célébration intervient alors que le président de la transition comptait ses 486 sixième jours au pouvoir depuis la mise en touche du Président Bah N’Daw. Pour certains, un Coup d’Etat, pour d’autres, la rectification de la transition. Chacun qualifie l’événement selon la compréhension et sa position. Ce qui est sûr, à la grande surprise des Maliens, Bah N’Daw est contraint de démissionner de la présidence. Ainsi, Assimi GOITA a pris le pouvoir le 24 mai 2021 et a prêté serment le 07 juin 2021.

Après cette rectification de la transition, le M5-RFP, jusqu’ici mis à l’écart après un combat sans merci pour départ du président Ibrahim Boubacar Keïta, revient sur la scène politique. Il occupe sans surprise la primature avec à sa tête Choguel Kokalla MAÏGA.

Désormais, le duo Assimi- Choguel s’attaque aux problèmes prioritaires du Mali.  En seulement quelques mois, le nom du Mali est porté haut partout à travers le monde. Les Maliens qui jusqu’ici souffraient de la situation un peu honorable de leur pays, se sont vite retrouvés dans le combat des autorités. Pour le Mali, l’espoir renaît dans les cœurs.

Vers la résolution de la crise sécuritaire

A la tête du pouvoir avec le gouvernement de Choguel Kokalla MAÏGA, le président de la transition Assimi GOITA, joignant l’acte à la parole, décide de restaurer l’honneur et la dignité du peuple malien.  Sa priorité absolue sera de faire face aux problèmes sécuritaires notamment la lutte contre le terrorisme. Le terrorisme étant la source des maux du pays, il fallait utiliser tous les moyens pour le combattre voire l’éradiquer du territoire malien. Alors, un partenariat devient une nécessité pour la formation des soldats et l’achat des équipements militaires. Malgré l’opposition de la France qui se voit perdre le Mali, Assimi GOITA ne s’arrête pas car alléger la souffrance du peuple malien est devenu sa mission. Il lance un appel à la jeune malienne pour l’accompagnement dans ce combat est aussi le sien d’où ce propos de sa part ; « si j’échoue, c’est toute la jeunesse malienne qui aura échoué. ».

Du temps du président IBK jusqu’au passage de Bah N’Daw à la présidence, la lutte contre le terrorisme n’a pas donné de résultats satisfaisants. Les camps militaires étaient attaqués à tout bout de champ et les pertes en vies humaines étaient énormes.  Le mental du soldat malien a finalement fini par s’affaiblir à force d’essuyer des échecs sur le champ de bataille face aux terroristes.  Les détracteurs trouvaient toujours des mots pour dénigrer le pouvoir et l’armée qui restaient impuissants face à cette guerre. L’espoir d’un nouveau Mali ne brillait plus à l’horizon. De désastres en désastres, la situation sécuritaire a fini par avoir raison du régime IBK.  Le manque de formations et d’équipements militaires en étaient les principales causes. Si au départ, les populations du centre et celles Nord étaient les seules victimes, l’ennemi partenariat s’installer dans plusieurs autres régions du pays. Les attaques à répétition a semé alors la psychose chez les populations.

Pour remédier à cette triste situation, Assimi GOITA a concrétisé le partenariat avec la Russie. Ainsi, de nouveaux armements ont été achetés, offerts par le nouveau partenaire. Ces différents acquis et le soutien indéfectible de la population à son armée, ont requinqué le mental du soldat malien.

Dès lors, l’armée malienne monte en puissance. Les ennuis n’attaquent presque plus ; la peur à changer de camp.  L’armée est aujourd’hui une armée offensive qui gagnent des batailles.

Par ailleurs, malgré le départ de l’armée française du territoire malien à la demande des autorités maliennes qui ne voyaient plus la nécessité pour un manque de résultats, la situation sécuritaire s’est améliorée.  Cela a établi une confiance entre les autorités et le peuple. Même les partis politiques opposés à la méthode de gouvernance du Mali par les militaires, reconnaissent et saluent cette performance de l’armée.

On retient que beaucoup d’efforts ont été accomplis sur le plan sécuritaire mais la crise reste toujours d’actualité. A présent, il faut le retour de l’administration dans les localités libérées et les sécuriser définitivement. Cependant, il est impérieux d’aider les populations qui, dans l’impuissance et par crainte, ont signé des pactes avec les terroristes afin de préserver leur vie.

Une économie affaiblie

Le pouvoir de Assimi GOITA est confronté à un problème économique depuis le départ. Cela s’explique non seulement par la crise économique mondiale engendrée par la COVID-19 et la guerre de la Russie en Ukraine mais aussi par les sanctions de la CEDEAO.

A rappeler que cette institution sous-régionale (CEDEAO) a exigé un chronogramme aux autorités de la transition pour le retour rapide à l’ordre constitutionnel. Le Mali en tant qu’Etat souverain s’y est opposé et il a été mis sous embargo pendant des mois.  Cette crise a affaibli économiquement le pays et plongé la population dans la souffrance. Les produits sur le marché surtout les produits de premières nécessités ont augmenté de prix et certains étaient même introuvables. Malgré les mesures prises par les autorités pour subventionner ces produits et les importer via le port de la Guinée et celui de la Mauritanie, la lutte contre la crise économique n’a pas connu une grande avancée.  Même avec la levée de l’embargo, elle demeure toujours. La cherté de la vie est une réalité !  Il revient aux autorités surtout au président de trouver les voies et moyens pour alléger la souffrance de la population. Les maliens ont faim mais restent attacher au soutien pour la réussite de la transition car, c’est le prix à payer pour une indépendance totale.

Changement positif sur le plan éducatif

Au début de la transition avec Assimi GOITA comme président, rien n’allait sur le plan éducatif. Les enseignants étaient continuellement en grèves à cause de la grillée unifiée dont l’application a provoqué l’abrogation de l’article 39 du statut des enseignants. Les enseignants n’ont cessé d’exprimer leur colère par des grèves. C’est ainsi qu’ils se sont abstenus à surveiller et corriger les épreuves des examens de fin d’année scolaire 2020-2021.

En soutien aux autorités de la transition suite aux sanctions de la CEDEAO, les syndicats des enseignants vont suspendre les grèves pendant tout le reste de l’année scolaire 2021-2022. Les cours sont données normalement et les programmes ont été épuisés dans la plupart des cas. Les examens ont été bien organisés car il y a eu moins de fuite de sujets et la surveillance était serrée. Cela a été témoigné par les candidats via les médias et réseaux sociaux. A ce sujet, le peuple malien dans sa majorité a félicité les autorités de la transition pour avoir fait de l’école une priorité.

Pour continuer dans la même dynamique, afin de rehausser le niveau de l’élève malien, les autorités doivent rapidement trouver une solution à la menace qui se pointe à l’horizon. Il s’agit de trouver un terrain d’entente avec les syndicats des enseignants concernant la grille unifiée pour que la rentrée scolaire soit effective et pour éviter de nouvelles grèves.

La classe politique se sent écartée

La classe politique critique le gouvernement de la transition car elle se sent lésée. C’est pourquoi même les partis politiques qui ont participé au M5-RFP ne cessent de dire qu’ils ne sont pas impliqués dans la gestion des sujets brûlants du pays. Ils s’attaquent à Choguel dont les comportements et les paroles sont devenus des actes de mépris envers eux.  En vérité, il n’y existe pas une grande confiance entre la classe politique et les autorités de la transition. Les politiciens trouvent que la transition doit être de courte durée et se focalisent sur les élections or, pour les autorités de la transition, il faut des reformes des institutions, des secteurs et la maitrise de la crise sécuritaire avant de procéder aux élections.  La nouvelle loi électorale a été source de divergence entre les deux. On retient que les relations ne sont jusqu’à présent pas bonnes entre eux.

Pour construire le Mali Koura, il faut impérativement la participation de tous. Une union sacrée autour du Mali est une nécessité. Les Maliens doivent parler le même langage pour faire face aux ennemis extérieurs. Il est alors temps d’enterrer cette hache de guerre qui existe entre les deux parties et bâtir un Mali épanoui, uni et envié.  Etablir la confiance et travailler pour sauver le pays, tel doit être la vision des autorités et celle de la classe politique.

La lutte contre la corruption devient une réalité

L’arrivée du président de la transition Assimi GOITA pour pouvoir, la lutte contre la corruption s’est beaucoup renforcée. Beaucoup ont fui le pays parce qu’ils risquaient d’être poursuivis pour faits de corruption. Des gens ont été arrêtés pour détournement de biens publics.

Aujourd’hui, le Malien a peur de se lancer dans les affaires sales car les autorités ont décidé d’avoir un œil sur tout. On se rappelle du scandale d’octroi des logements sociaux, du recrutement de la CANAM, de l’insertion de certains individus à l’ENA sans passer par le concours. Cela prouve que la lutte contre la corruption est une réalité. Et elle est devenue efficace grâce à l’implication de tous surtout les lanceurs d’alerte, les médias…

En conclusion, tout n’est pas parfait mais on doit reconnaitre qu’il y a eu des changements positifs. Le Mali tient tête à la France en dénonçant ses attitudes véreuses, ses abus et manigances.  La suspension des médias français à savoir RFI et France 24 qui sont qualifiés de source de diffamation et propagande en faveur de la France. L’ambassadeur de France au Mali a été sommé de quitter le pays…

A travers ces actions à caractère nationaliste et avec le soutien total de la majorité des Maliens, la transition a porté haut le nom du pays et se bat pour restaurer sa dignité. Le Mali est un modèle d’Etat souverain en Afrique et dans le monde.  Le Mali est aujourd’hui respecté et nul ne peut l’ignorer même les détracteurs.

Adama B  SAGARA

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