Carnet de voyage : La vie d’étudiant au Maroc

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marquera le début de mon insertion dans une réalité nouvelle. Durant toute cette première journée, nous étions dans un hôtel huppé en compagnie de mes camarades venus d’autres coins du monde. Nous savourions ces moments gracieusement offerts par l’établissement.

Pour l’adolescent de 18 ans que j’étais, ce voyage évoque une rupture de tous mes repères. Je m’aperçois alors qu’il est pour moi plus que nécessaire de trouver ma place dans cette nouvelle société.

Le Maroc est un pays riche culturellement ayant beaucoup de coutumes qui le différencient des autres. Par exemple, offrir le thé est un geste d’hospitalité, une tradition de l’offrir aux étrangers. Le Maroc est aussi un pays de traditions. Etant un pays musulman, la consommation de l’alcool en public y est interdite.

Ici, la modernité cohabite toujours avec le passé. L’exemple typique de cohabitation est Marrakech, une ville aux mille et une merveilles convoitée par tous les touristes en voyage au Maroc. La ville est toujours restée fidèle à elle-même sur le plan des infrastructures. Les modes de vie et l’organisation sociale restent intimement liés aux habitudes et aux coutumes au Maroc.

De ce fait, pour mieux m’adapter, je devrais connaître certaines notions de base, notamment le Darija le dialecte marocain, ne serait-ce que quelques mots pour s’en sortir dans la rue. Le Darija est une langue-toit rassemblant plusieurs variétés d’arabe dialectal parlées au Maroc. Il appartient au groupe des dialectes maghrébins.

Aussi le mode de salutation qui est la poignée de main suivie d’une accolade, le code vestimentaire toujours fidèle aux djilaba et hidjab et l’alimentation dont le couscous et le tajine. En tenant compte de ces aspects, cela montre le début d’une nouvelle vie bien plus exigeante que celle que j’ai laissée au bercail, une vie où je devrai faire preuve à la fois d’indépendance et de responsabilité.

Au cours de ce processus d’insertion sociale, l’une des difficultés rencontrées le plus souvent est liée à un problème “d’acclimatation”. Celle-ci implique de nombreux défis notamment gérer mon insertion universitaire, établir mes propres repères sociaux et spatiaux. La bonne conduite de cette insertion peut toutefois être fortement influencée par l’entourage auquel je m’allierais.

Cela va du simple fait que celui-ci représente les premières impressions que j’ai eues sur comment je dois mener mon séjour. Je peux bien souvent être exposé à un ensemble de facteurs antisociaux qui peuvent provoquer des difficultés d’ordre psychosocial.

Ainsi commence un combat que je devrais mener au quotidien afin de m’adapter du mieux possible, aux us et coutumes. Ce qui ne sera pas du gâteau.

 

Boubacar Gakou

(stagiaire)      

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