Cherté de la vie : le Gouvernement réduit de 50% les taxes de certains produits importés

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La suspension d’exportation des produits locaux, la réduction des prix taxables de certains produits sont, entre autres, les mesures prises par le gouvernement pour baisser les prix des produits sur le marché. Ces dispositions ont été annoncées hier jeudi lors d’une conférence de presse organisée par le ministre de l’industrie et du commerce et celui des finances. La tenue prochaine d’un Conseil National des prix pour régler le problème a été également annoncée par les deux membres du gouvernement.

Ces mesures sont prises alors que les populations continuent de dénoncer les prix, toujours en hausse, de certains produits. Selon le ministre de l’industrie et du commerce ces mesures sont : « la réduction de 50% de la masse taxable à l’importation de 300 mille tonnes de riz, 110 mille tonnes de sucre et 30 mille tonnes d’huile alimentaire représentant un manque à gagner de près de 15 milliards de francs CFA pour l’État malien ». A ces mesures, il faut ajouter, « l’administration des prix de ces produits pour éviter les augmentations injustifiées, le renforcement des brigades de contrôle des prix de la direction générale du commerce, de la consommation et de la concurrence et la suspension de l’exportation des céréales locales, mais aussi des céréales importés ainsi que les aliments des bétails », indique le ministre Mohamed Ould Mohamoud.

Ces mesures sont déjà en cours d’exécution selon le ministre du commerce. Et l’impact ne va pas tarder à être senti, assure-t-il. « Le prix a commencé à baisser parce que le sucre commence à venir sur le marché. Et on a échangé ce mercredi avec les commerçants. Ils sont prêts à mettre le sucre sur le marché à 600 francs le kilogramme», rassure-t-il.

L’accent mis sur la lutte contre l’insécurité

Quant au ministre de l’Économie et des Finances, il affirme que cette situation est due à plusieurs raisons. « On était dans une crise sécuritaire. Elle avait deux impacts majeurs qui nous obligeaient à tourner la plupart de nos dépenses vers des dépenses liées à la lutte contre l’insécurité. Toute chose qui fait qu’on avait des manques à gagner d’environ 3% du PIB soit environ 350 milliards de F CFA », explique explique Alousseni Sanou.

Pour le gouvernement, la priorité actuelle reste la normalisation des prix sur le marché national. D’ailleurs, un conseil national des prix doit se tenir bientôt pour mieux régler le problème à long terme, ont annoncé les deux ministres.

Songer à une approche plus « intelligente »

Face à cette situation, la coordination nationale des associations et mouvements des commerçants détaillants du Mali demande aux autorités une approche plus “intelligente” à l’endroit des détaillants. Ses responsables dénoncent “un abus” face aux commerçants détaillants qui sont indexés comme seuls responsables de ces augmentations.

Source: Studiotamani.org

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