Gouvernance : La gestion des ressources humaines laisse à désirer

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Dans notre parution n°869 du 02 mai, nous écrivions ceci: «La Cour suprême retoque deux décrets du chef de l’État». Ainsi, la Section administrative de la Cour Suprême venait d’annuler deux décrets du président de la transition. Cette annulation pose la question de compétence et de connaissance des missions confiées à nos cadres. Comment comprendre cette annulation des deux (02) décrets présidentiels, quand on sait que le chef de l’Office central de la lutte contre l’enrichissement illicite (OCLEI), Moumouni Guindo est un magistrat, un fin connaisseur du droit et un magicien du droit ? Au Conseil national de la Transition (CNT), la loi électorale avait subi plusieurs amendements.

Faute de ressources humaines compétentes, nous assistons à des dérives administratives de certains qui pèchent par méconnaissance des textes ou par ignorance. Or les ressources humaines sont des bases de la richesse ou de la puissance d’une nation. Elles sont souvent employées dans une situation fâcheuse pour se tirer d’embarras. Jamais à l’aise lorsqu’il s’agit de parler des ressources humaines. Là encore, l’inégalité et le népotisme font des ravages.

Avec la prolifération des écoles supérieures privées, Il est très fréquent de voir des fonctionnaires détenteurs de doctorat en science économique, en droit, etc. Tous sont diplômés, détenteurs d’une attestation pour avoir du travail. Mais attention ! Tous détenteurs d’une attestation de diplôme n’est pas forcément compétent dans un domaine requis.

Dans un contexte de ressources humaines incompétentes, la transition a mis en place un gouvernement de crabes, un Conseil national de transition (CNT) composé de vieux cadres intellectuellement désarmés et de politiciens finissants. Dès lors, il court vers l’échec. Aucune personne ressource capable de fournir des solutions aux problèmes choses qui se posent. Nous craignons que les remèdes inadéquats, appliqués à contresens et à contretemps ne déplacent le mal sans le faire disparaître. Comment sélectionner les ressources humaines ? C’est cet exercice que les autorités de la transition doivent mener avant de passer aux nominations.

Le plan de carrière qui devait servir à sélectionner les meilleurs cadres ou les meilleurs fonctionnaires a été mis sous le boisseau par les politiques. Dès lors, on assiste à la promotion des incompétents dans les sphères de l’État. Et du coup, ces cadres parvenus transforment le service en une structure privée en recrutant leurs proches.

Fatou CISSÉ

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