Inculpation de Moussa Diawara : Le second grand pas dans l’affaire Birama Touré

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Le jeudi 29 juillet 2021, le second pas espéré et souhaité a été franchi dans la funeste affaire « Birama Touré » avec l’arrestation et l’inculpation du général Moussa Diawara, chef du service de renseignement de l’Etat sous le régime déchu, pour complicité d’enlèvement de séquestration et de torture par le tribunal de la commune IV du district de Bamako.

En effet, quelques semaines après le mandat d’arrêt international contre Karim Keita, fils du président renversé et principale cible des accusations dans la même affaire, l’audition de l’ex chef de la sécurité d’Etat dans le cadre de l’enquête sur la disparition du journaliste Birama Touré fait figure d’élément capital pour la manifestation de la vérité. Cet épisode judiciaire, qui met à rude épreuve les nerfs depuis maintenant 5 ans et passe de dénonciations infructueuses et autres compromis souterrains, devrait enfin atteindre son épilogue avec ce dernier rebondissement. Si le général Diawara s’est montré serein après son arrestation qui a été conforme aux procédures requises dû à son rang, il n’en demeure pas moins que des témoignages non anodins font état d’un long séjour du journaliste porté disparu dans une des cellules secrètes de la Sécurité d’Etat qu’il dirigeait à l’époque. Il convient de rappeler que les rapports étroits entre la famille présidentielle déchue et le Général Diawara ne datent pas du règne d’Ibrahim Boubacar Keita dont il fut l’aide-de-camp à l’Assemblée nationale avant d’être à la commande de la Garde nationale pour devenir par la suite général de division et directeur général du renseignement intérieur le tout à moins de 50 ans. Toutes choses qui font de lui, selon certains, l’un des piliers carrant du régime d’IBK ayant mis le pays à mal pour l’occupation de hautes fonctions plus par complaisance que par mérite.

D’autre part, même si la présomption d’innocence est énergiquement évoquée par la défense du général, son impopularité, causée par des épisodes peu reluisants dans lesquelles son nom est cité, fait tache d’huile et risque même de donner une envergure politique à l’enquête qui le vise lui et celui qu’on peut considérer un peu comme son petit frère en la personne de Karim Keita. Surtout que les plus fervents détracteurs du régime de leur figure paternelle sont aujourd’hui aux commandes de l’Etat et ne se priveront certainement pas de se délecter des tourments de ceux qui surfaient à leurs aises sur les délices du pouvoir.

En tout cas, le dénouement du puzzle commence à prendre forme dans l’affaire « Birama Touré » avec le mandat d’arrêt international contre Karim Keita, le général Moussa Diawara inculpé et placé sous mandat de dépôt, le colonel N’Diaye qui se sait en sursis, la situation polémique a vite fait de se décanter.

                 

Affaire à suivre

 Ousmane Tiemoko Diakité

 

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