Arrestation et détention de l’ex-Directeur de Cabinet d’IBK : La justice s’est-elle plantée ?

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Pour les avocats et conseils juridiques de l’ex-Directeur de cabinet du président de la République, Mahamadou Camara, c’est par « violation du Code de procédure pénale du Mali » que leur client est poursuivi et détenu. Il faut immédiatement annuler la poursuite et le libérer sans délai. On se demande alors si la justice a pu se tromper dans cette affaire.

C’est en principe hier que la Chambre d’accusation de la Cour d’Appel de Bamako devrait statuer sur cette requête. Mais au moment où nous mettions sous presse, aucune information dans ce sens n’était disponible, surtout que les journées de travail étaient désormais limitées à 14 heures dans les services publics. Nos efforts pour avoir des éléments dans ce sens sont restés vains.

Mais les avocats de Mahamadou Camara soutiennent mordicus qu’au point de vue du Droit, la procédure de poursuite doit être annulée et l’ancien ministre de la Communication et de l’Economie numérique libéré dans l’immédiat. Ils estiment que si poursuite, il doit y avoir, c’est la Haute Cour de justice qui doit la mener selon les dispositions pertinentes de la Constitution. Sans oublier, confient certains proches du dossier que le « délit de favoritisme » susceptible d’être reproché à l’ancien Directeur de Cabinet du président IBK pourrait faire l’objet de forclusion (3 ans) si les faits incriminés datent de 2014 ou de 2015.

Pour certains juristes et magistrats, s’il n’y a aucun risque qu’un éventuel suspect (d’office présumé innocent) puisse prendre la fuite et/ou faire disparaître ou détériorer les mobiles ou preuves de l’infraction à lui reprochée, il ne devrait pas y avoir de mandat de dépôt à son encontre. C’est cette règle de Droit ou ce principe sacro-saint inspiré de l’Habeas corpus qui pousse aussi certains juristes et hommes de Droit à s’interroger sur les motivations réelles de l’arrestation suivie de la détention de l’ex-ministre Mahamadou Camara, cité dans les dossiers de l’achat de l’avion présidentiel et/ou des équipements militaires.

Pour cet autre magistrat de la région de Sikasso, l’Article 646 du Code de Procédure pénale doit être bien compris. Il parle de celui qui a rang de ministre qui renvoie  aux avantages accordés à la personnalité concernée : son traitement salarial, ses privilèges protocolaires et  son immunité juridictionnelle. Avant de marteler que « celui qui a rang de ministre n’est pas justiciable de droit commun ». Le texte fait état aussi de « prérogatives de ministre » qui renvoie aux fonctions ou aux pouvoirs e ministre. Et d’ajouter que « le sieur Mahamadou Camara ne peut pas être poursuivi comme un citoyen de droit commun ». Avant de lancer des piques en disant que lorsqu’un juge veut plaire, il doit aller faire de l’art… non sans citer Eric de Montgolfière qui déclarait  que « le devoir du juge est de déplaire et non de plaire ».

De nombreux magistrats et juristes concluent donc que c’est par une violation avérée du Code de procédure pénale (confirmé par un magistrat sous couvert d’anonymat), que l’ex-Directeur de Cabinet du président de la République avec rang de ministre, Mahamadou Camara a été interpellé et placé sous mandat de dépôt le vendredi 27 mars dernier à la Maison centrale d’arrêt de Bamako. La seule qui se pose est de savoir si la justice s’est trompée. Si c’est le cas, cela ne lui arrive pas souvent. Elle devrait donc rectifier le tir. Bruno D SEGBEDJI

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4 COMMENTAIRES

  1. Nous ne savons pas comment des jeunes pleins d’énergies et de connaissances se mettent à rentrer dans de tels détournements en foulant au sol toute leur dignité? C’est avec le grand laxisme du régime d’IBK que ces jeunes rentent encore dans les circuits des grandes décisions de ce pays, l’un d’entre eux est déjà Président d’une grande banque de la sous région, c’est dommage et regrettable pour ce monde bancaire. Nous restons certains que seul Allah pourrait punir ces bandits et ces délinquants financiers de notre très cher pays à juste titre, avec des punitions à la dimension des délits commis au peuple du Mali. Ces jeunes bandits et délinquants financiers se comportent comme des moins que rien avec une course effrénée vers l’argent, rien que l’argent dans toutes les conditions, même si l’ensemble du peuple devrait mourir tout de suite, ils sont sans scrupule, sans dignité, sans vertu cardinale de notre très cher Mali.

  2. Tout le monde sait ce qu’ils ont fait au Mali en 2013… en terme de brigandage au niveau de marchés publics ! Dire que les procédures ne sont pas bonnes pititi patata n’enlèvera en rien des faits, de leurs comptes bancaires et de leurs biens mal-acquis!

    • Oui les mamadou camara et les ben barka et les fily boire et les sbm sont tous “innocents” et blancs comme de la neige …. bien sure AU STANDARD du Malibaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa. Je préfère me laisser croire a l’innocence de cartels mexicains!

  3. MAGISTRATS POURRIS DU MALI, ALLEZ VOUS FAIRE FOUTRE. VOUS ÊTES DES CAFARDS , DES CROCODILES.
    VOUS ÊTES JALOUX DU PROCUREUR KASSONGUE QUI FAIT DU BON BOULOT. IL N’A JAMAIS PRIS DES DESSOUS DE TABLE LORS DES PROCÈS ET S’EST CONSACRE A CONSTRUIRE DIGNEMENT SA MAISON A KATI. IL S’EST ÉGALEMENT DEBROUILLEE DIGNEMENT AVEC SON VÉHICULE MERCEDES.
    LAISSEZ LE DIGNE MAGISTRAT EN PAIX, IL A UNE CONSCIENCE TRANQUILLE.
    IL EST HONNÊTE, DIGNE, SINCÈRE ET MÉRITERA LE PARADIS.

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