Mali : le Droit International Pénal au cœur d’un atelier de formation

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Le ministre de la Justice et des droits de l’Homme, Garde des Sceaux, Malick Coulibaly, a présidé  le lundi 17 février, à la cérémonie d’ouverture de la 7e session annuelle de formation en Droit International Pénal, Droit International des Droits de l’Homme et Droit des Réfugiés. C’était à l’Ecole de Maintien de Paix, Alioune Blondin Beye.

Organisée conjointement par la Fondation Friedrich Naumann (FNF) pour la liberté et la Fondation René Cassin, Institut des Droits de l’Homme (FRC), cette 7e session annuelle de formation en Droit International Pénal a pour objectif d’offrir à un public francophone, originaire de la zone sahélo-saharienne, d’Afrique, d’Europe et issu de la famille judiciaire, des organisations de droits de l’homme et des forces de l’ordre un accès à un enseignement d’excellence dans le domaine du Droit international des Droits de l’homme et du droit international pénal.

Il s’agit aussi de contribuer à la promotion de ces derniers dans le cadre des institutions nationales des Etats et de leurs juridictions. Ce programme de formation de sept jours (du 17 au 23 février) vise à renforcer chez les participants une compréhension commune tant des nouveaux défis qui affecte la protection internationale des droits de l’homme que des actions qui permettent un renforcement des mécanismes de protection en faveur de ceux-ci.

Dans son intervention, Dr Jo Holden, directeur régional Afrique de l’Ouest de la Fondation Friedrich Naumann (FNF) pour la liberté a indiqué que le droit International pénal, au même titre que le droit international des droits de l’homme  est d’une manière générale construit pour l’intérêt de l’individu. Il aspire, dit-il, à exprimer une idéologie commune à l’humanité toute entière, dont le principe premier est celui de l’égalité de tous.

De l’avis du  Dr Jo Holden, l’organisation de la présente session trouve sa pertinence au regard de l’objet du Droit international Pénal qu’est de définir certains comportements de la personne qui pourraient porter atteinte  à la dignité humaine et de les réprimer. « L’internationalisation de l’incrimination, de la poursuite et de la sanction constitue une étape décisive dans le passage d’une société internationale à une communauté internationale », a-t-il expliqué.

Les efforts du gouvernement occultés par l’insécurité grandissante et la récurrence des crimes

De son côté le ministre de la justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, Malick Coulibaly, a déclaré  que l’Etat du Mali a toujours pris les dispositions nécessaires pour assurer à ceux qui affirment être victimes d’une violation des Droits de l’homme ou du droit international humanitaire l’accès effectif à la justice dans des  conditions d’égalité. Toutefois, reconnait le garde des Sceaux, les efforts du gouvernement sont occultés par l’insécurité toujours grandissante et la récurrence des crimes.

Avant de terminer, le ministre Coulibaly a invité les participants à saisir cette opportunité pour approfondir leurs connaissances et leurs compétences. Il faut rappeler que 743 personnes venant d’une vingtaine de pays d’Afrique et d’Europe ont été formées de 2014 à 2019. Cette 7e session regroupe 162 personnes provenant d’une dizaine de pays d’Afrique et d’Europe.

Abdrahamane SISSOKO/Maliweb.net

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