Pr Abdoulaye Niang à propos de la révision constitutionnelle : -La polémique autour de la création du Sénat est un faux débat…

23 Juin 2017 - 00:45
Mis à jour: 9 ans
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Pr Abdoulaye Niang à propos de la révision constitutionnelle : -La polémique autour de la création du Sénat est un faux débat…
Abdoulaye Niang
-Que les hommes politiques arrêtent de nous mentir ! -Les chefs de partis au Mali sont tous des monarques En vue de sensibiliser l’opinion publique sur le projet de loi portant révision de la constitution du 25 février 1992, le Mouvement ‘’Trait d’Union’’ a organisé hier jeudi 22 juin à la Maison de la Presse, une conférence-débats. Les conférenciers étaient deux éminents professeurs : Abdoulaye Niang et Mamadou Hamet Cissé. Pour une deuxième fois en moins d’une semaine, le Mouvement ‘’Trait d’Union’’ a organisé hier jeudi 22 juin à la Maison de la Presse, une conférence-débats, sur la loi portant révision de la constitution du 25 février 1992. Après le ministre des Droits de l’Homme et de la Réforme de l’Etat, Me Kassoum Tapo, deux éminents professeurs étaient conviés cette semaine pour éclairer la lanterne des participants sur le nouveau projet de loi portant révision de la constitution du 25 février 1992. Il s’agit du Pr Abdoulaye Niang, chercheur et expert en économie de la défense et du Pr Mamadou Hamey Cissé, constitutionaliste et ex-expert de la mission d’appui aux réformes politiques. Au présidium, les deux principaux conférenciers étaient accompagnés par Mamadou Ben Chérif Diabaté du RECOTRADE et la coordinatrice du Mouvement ‘’Trait d’Union’’, Oumou Sall Seck. Qui dans ses propos introductifs a précisé que l’objet de cette série de conférence-débats n’est pas d’inviter les gens à voter pour ou contre ledit projet de loi mais plutôt de les familiariser avec son contenu afin qu’ils puissent faire le bon choix pour le Mali. Faut-il le rappeler, le projet de révision de la constitution du 25 février 1992 suscite beaucoup de débats souvent teintés de passion. « Le peuple malien doit prendre part activement au processus, nous devons dépasser les passions et mettre au-dessus le Mali notre patrie », a précisé la coordinatrice du Mouvement ‘’Trait d’Union Oumou Sall Seck, non moins maire de Goundam. Qui ajoute qu’à travers cette initiative, les membres du mouvement veulent contribuer à une bonne compréhension, par les populations, du contenu du texte révisé et son enjeu pour le Mali. Pourquoi réviser la constitution ? Pour Mamadou Hamet Cissé, constitutionnaliste et ex expert de la mission d’appui aux réformes politiques, le Mali est a 25 ans d’exercice démocratique avec la constitution du 25 février 1992 qui n’a jamais été révisée, malgré la nécessité qui s’impose depuis le temps du président Alpha Oumar Konaré. Hors dit-il, une constitution qui ne change pas se « sclérose » et se « détériore ».  Pour preuve soutient-il, au bout de 25 ans, beaucoup de choses ont changé, notamment avec la décentralisation. « Une constitution s’écrit par des hommes et elle est révisable par des hommes, c’est la loi qui le dit dans des circonstances bien déterminées, à savoir par référendum », a dit le conférencier Pr Mamadou Hamet Cissé. Qui, à titre d’exemples, a rappelé que la constitution américaine de 1779 a été amendée (révisée) 37 fois et la France de 1958 à nos jours a effectué 24 révisions de sa constitution qui sert de référence au Mali. S’agissant de l’article 118 brandi par les opposants à la révision constitutionnelle, le conférencier a rappelé que la Cour Constitutionnelle est juge des lois et qu’elle a déjà statué sur la question en émettant un avis favorable à la tenue du référendum. « Cette cour n’a pas été mise en place par l’actuel président, donc elle est indépendante », dit-il. Pour lui, il n’y a pas d’autres voies pour départager les partisans du ‘’Non’’ et du ‘’Oui’’ si ce n’est par celle des urnes. Quant à la question relative au renforcement des pouvoirs du président de la République, le conférencier Mamadou Hamet Cissé, rappellera que le Premier ministre est nommé par le président de la République élu au suffrage universel. Et qu’il ne doit en aucune manière être l’égal de ce dernier. Pour lui, la révision de la constitution s’impose pour deux raisons fondamentales : prendre en compte les nouvelles préoccupations du peuple malien et être en conformité avec les réalités politiques postérieures au 26 mars 1991. Pr Abdoulaye Niang dénonce les manipulations de la classe politique A la suite du premier intervenant, le Pr Abdoulaye Niang, président du Centre « Sènè », expert en économie de défense et chercheur,  n’est pas allé par quatre chemins pour dénoncer certaines fausses informations données par les partisans du ‘’Non’’ autour du contenu du nouveau texte. Selon lui, le nouveau projet de loi portant révision de la constitution n’est certes pas parfait mais, il vaut mille fois mieux que l’ancien texte. Et pour preuve soutient-il, l’article 71 de la nouvelle constitution qui définit la libre administration des collectivités territoriales, permettra aux populations locales de mieux profiter de leurs ressources naturelles. Pour le Professeur Niang, la polémique autour de la création du Sénat est un faux débat. « Nous avons des personnalités culturelles, traditionnelles ou religieuses qui sont plus légitimes que nos hommes politiques. Je ne vois pas de problème à ce qu’on veuille faire représenter ceux-ci dans des instances de décision. Ceux-ci ont bien un rôle à jouer dans la gestion du pouvoir », a martelé le Pr Abdoulaye Niang. Qui estime que la nomination d’un tiers des membres du Sénat ne fera pas du président de la République un ‘’monarque’’ comme le soutiennent certains détracteurs du nouveau texte. « Il faut que la classe politique arrête de mentir au peuple, de manipuler l’opinion. Il faut qu’ils arrêtent de nous faire bagarrer. Qui est ce chef de parti qui n’est pas monarque ? Est-ce que Soumaïla Cissé acceptera de céder la tête de son parti à Mody N’diaye que j’estime aujourd’hui plus légitime ? Est-ce que Tiébilé Dramé acceptera de céder la tête de son parti à Djiguiba Keïta dit PPR ? Modibo Sidibé, même chose… ils sont tous des monarques », a  laissé entendre Pr. Abdoulaye Niang. Qui précise qu’il n’a jamais été ami avec IBK et que le débat sur la révision de la constitution doit être dépolitisé. Pour lui, en réclamant le retrait pur est simple dudit projet de texte, l’opposition viole l’article 2 de la constitution du 25 février 1992 qu’elle prétend défendre. « Allons y au référendum et laissez le peuple s’exprimer librement », a-t-il ajouté. Lassina NIANGALY

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Commentaires (12)

User
Hakili
Hakili 9 ans
Professeur je pense que le contenu des lois doit venir du peuple. Nous ne sommes pas des étudiants devant un professeur mais le peuple devant sons avenir. Alors restons dans ce cadre et ne déplaçons pas le débat.
josephki
josephki 9 ans
Etre à ce niveau d'érudition et truander le champs de certains héritiers Prof Niang tes problèmes sont ailleurs......................
LE ROI BITON DE SEGOU
LE ROI BITON DE SEGOU 9 ans
Mr Niang chaque ville et/ou chaque village malien a ses notables. Pouvez-vous nous dire quels sont les notables qui seront choisis par le president et selon quels criteres? Si vous avez une liste des notables, ils faut l'inclure dans le texte qui sera soumis au referendum pour eviter des maux de tete au president. Dans une democratie tous les citoyens sont egaux. SI LES NOTABLES VEULENT ETRE DES SENATEURS , QU'ILS PRESENTENT LEURS CANDIDATURES COMME TOUT LE MONDE ET LAISSENT LE PEUPLE LES ELIRE OU LES REJETER!!! Nous savons que certaines theocracies sont oppose'es a' la democracie parce qu'elles n'acceptent pas que le vote du dirigeant religieux a le meme poids que celui d'un citoyen ordinaire. Ces debats academiques n'interessent pas le people malien. JUST LEAD OR GET OUT OF THE WAY!!! LE MALI MERITE MIEUX!!!!
sangare
sangare 9 ans
On sait que Mr Niang avait un problème patrimoine à résoudre. A t'il cédé aux menaces du pouvoir ? Oser affirmer que nos chefs traditionnels sont plus légitimes,c'est ignorer la réalité sociale du MALI . Ces chefs traditionnels tirent leurs légitimités de leurs lignées familiales qui la plupart sont contestées. Les chefs religieux ont pour légitimité l' escroquerie d'une grande majorité analphabète de la population . Si le président peut sanctionner le premier ministre à sa guise,mieux vaut supprimer la fonction de premier ministre puisque nous aurons à faire face à un chef d'administration qui ne prendra jamais d'initiative . Le premier ministre exécute une politique inspirée d'une déclaration générale approuvée par la représentation nationale qui lui donne une légitimité populaire empêchant le président de le destituer à sa guise. Son départ est consécutif à une négociation entre lui,le président de la république et le président de l' assemblée nationale . Il est seul à mettre fin à sa fonction en démissionnant. Cela exprime la confiance que lui a donné la représentation nationale qui fait contre poids au pouvoir du président de la république confirmant le régime semi présidentiel de notre constitution. Dans la pratique seul le président ALPHA OUMAR KONARE a respecté ce régime semi présidentiel en permettant à ses premiers ministres d'exercer convenablement leurs fonctions conformément à la confiance accordée par la représentation nationale. Le premier ministre IBRAHIM BOUBACAR KEITA a retardé son remplacement car il était soutenu par une France importante des députés du parti au pouvoir qui lui étaient fidèles. Accorder la possibilité au président de la république de sanctionner le premier ministre ,c'est diminué le pouvoir de l' assemblée nationale ,la transformant ainsi constitutionnellement en caisse de résonance. C'est aussi presidentialisé la démocratie malienne contraire à l' ESPRIT de MARS 1991dont la révolution à consisté à empêcher un homme d' avoir des pouvoirs exorbitants. Si le premier ministre ne peut pas avoir la marge nécessaire d'exercer sa fonction qu' on permette au président d'être responsable devant la représentation nationale. Ainsi venir chaque fois donné des explications aux députés sur les avancées de sa déclaration générale.
El Hajj Niyefôkoyesegou
El Hajj Niyefôkoyesegou 9 ans
Presser les , ils trouveront autres choses!
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