Rareté du pain à Bamako : « Bourou té » pas de pain ou « Bourou bana » le pain est fini

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Là où le pain se trouve, la miche est cédée à 300 francs au lieu de 250 francs comme d’habitude.

Les populations de la capitale des trois caïmans ont été surprises de ne pas trouver du pain dans plusieurs boutiques ou d’entendre par endroit que la baguette de pain est passée de 250 francs à 300 francs. Cependant, les boulangeries ne sont pas en grève. Selon, nos investigations, cette hausse est due à l’augmentation du prix du sac de farine, qui est vendu entre 19.000 et 20.000 Fcfa depuis décembre d’une part et le cout du transport.

Cet aliment, malgré qu’il occupe une place importante dans la consommation est distribuée dans les conditions chaotiques. Dans la ville de Bamako, les conditions de transport et de vente du pain restent souvent en deçà des normes élémentaires d’hygiène. Personne ne peut rester indifférent à la façon par laquelle le pain est transporté, des boulangeries aux boutiques ou aux de points de ventes avec des moyens à la limite déplorables. Certains s’invitent dans cette activité comme des femmes d’un certains âgés qui vont directement s’approvisionner pour revendre.

Peu importe les aléas climatiques, ce produit très fragile est exposé au su et au vu de tous.

Dans les boutiques, le pain est posé à proximité de produits tels que le pétrole, huile, insecticides, savons etc, à la merci des rats et des cafards, chats pour ne citer que ceux-ci.

La distribution et la vente du pain dans la capitale Bamako constituent une problématique avec  plusieurs interrogations à cause des conditions d’hygiènes dans la distribution et dans le stockage.

Il est notoire de constater que depuis quelques années, nombres d’organisations de la société civile ont pris conscience de la place qu’occupe le pain dans l’alimentation des populations dans les centres urbains et périurbains. Ces organisations majoritairement constituées par les associations de défense des intérêts des consommateurs, entreprennent des actions qui sont de plus en plus concertées et structurées.

Autrefois au Mali, les céréales comme le mil, le riz, le sorgho, le maïs constituaient la base de l’alimentation. Aujourd’hui, on constate depuis un certain temps une diversification du régime alimentaire due aux exigences de la vie en ville. Ainsi le pain occupe de nos jours, une grande place dans l’alimentation des populations urbaines et périurbaines.

Alors que la demande est de plus en plus croissante. Elle s’explique en partie par la prolifération des boulangeries dans le District. Cette augmentation du nombre de boulangeries devrait s’accompagner par des exigences de qualité dans tous le processus de fabrication et la chaine de  distribution. La qualité est en effet une donnée importante car elle va déterminer la préférence des consommateurs provenant d’une boulangerie à une autre.

Quant à la distribution et la vente du pain, le spectacle qui s’offre à nos regards devrait nous couper l’appétit. Des boulangers que nous avons approchés estiment cependant que la responsabilité est à partager entre les livreurs, les boulangers et les boutiquiers. Et les associations de consommateurs, dans tout ça ? Et, puis, entre nous : pourquoi les consommateurs ne bouderaient-ils pas le pain, tant qu’il est produit et distribué de cette façon ?

Le pain est un aliment composé d’une certaine quantité de farine mêlée d’eau, de sel, de levure industrielle, fermentée et cuite au four. On peut lui attribuer le pouvoir de donner à l’homme la force nécessaire pour accomplir un certain effort physique. Le pain, aujourd’hui, est devenu presqu’indispensable dans la majeure partie des foyers. Sauf que cette popularité n’est pas sans conséquence sur la santé, faute de conditions requises dans sa fabrication et sa distribution dans la capitale malienne. Le comble de l’ironie est que, les autorités en charge de la question ne prennent aucune disposition pour mettre fin à ce fléau mortel.
À Bamako, Le pain, disons-le, est un aliment très prisé. Du petit déjeuner au déjeuner en passant par le diner, ce sont plusieurs milliers de miches de pain qui sont consommées chaque jour. Autrement dit, le pain est un aliment incontournable pour la majeure partie de nos familles. Cet aliment qui flatte trop le goût et qui fait manger au-delà du besoin, peut s’avérer très dangereux pour les consommateurs. En effet, les conditions de fabrication, dans certaines boulangeries, et d’acheminement peuvent en faire un produit très dangereux pour les clients. De nos jours, la moto, est le moyen le plus utilisé pour la distribution du pain. Et le plus souvent, sans aucune condition d’hygiène.
Les règles d’hygiène sont peu respectées par les fabricants. Aucun système de contrôle n’est mis en place (en tout cas, à notre connaissance) pour protéger les consommateurs et sanctionner le non-respect des normes en la matière. Des boulangeries sont installées dans des sites qui laissent à désirer. Pendant ce temps, le pain continue de gagner en popularité auprès des Maliens, et ce avec les conséquences y afférentes. Pour en savoir davantage sur l’importance du pain et les dangers qu’il peut représenter pour la population, nous avons approché quelques consommateurs.
Mahamadou YATTARA

 

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