Mali / Région de Kayes : L’horreur de l’esclavage par ascendance sévit

08 Août 2019 - 12:42
Mis à jour: 7 ans
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Mali / Région de Kayes : L’horreur de l’esclavage par ascendance sévit

Dans plusieurs localités de la région de Kayes (Diéma, Yelimané, Nioro du Sahel…), les esclavagistes, adeptes d’un esclavage par ascendance, dictent leur loi au vu et au su de tout le monde. Ils empêchent des personnes de leurs droits élémentaires de cultiver leurs champs, de réhabiliter leurs maisons, d’enterrer leurs morts etc. Dans le cercle de Diéma, plus précisément dans le village de Kaïnera, des dizaines de personnes dont des nombreux enfants ont dû ainsi tout abandonner pour se refugier à Bamako, la capitale malienne.

« Quelle horreur ! En ce moment, une vague de déplacés en provenance de Kayes persécutés par les esclavagistes a débarqué à la CNDH avec une vingtaine d'enfants. Où va le Mali? », s’est interrogé, sur le réseau social, Aguibou Bouaré, le président de la Commission Nationale des Droits de l’Homme du Mali(CNDH). Une interrogation légitime vue l’ampleur que prend la « traite des esclaves » dans la région de Kayes. En effet, ces esclaves des temps modernes, qui veulent s’affranchir de l’esclavage par ascendance, sont privés de tous leurs droits, même les plus fondamentaux. A Kaneira, les révoltés ont été privés d’eau, de commerce et de sépulture avant de se faire carrément chassés du village. 1153 personnes déplacées internes, dont 534 hommes, 619 femmes et 720 enfants, toutes victimes de l'esclavage par ascendance dans les communes rurales de Dindanko, Djougoun et Guémoucouraba, ont ainsi trouvé refuge dans la commune de Mambri, dans le cercle de Kita, dans la région de Kayes. Le 19 juillet dernier, après une mission d’investigation à Mambri, la Commission Nationale des Droits de l’Homme du Mali(CNDH) constatait « avec amertume et consternation des violations graves des droits de l'homme dont sont victimes ces déplacés. » La CNDH a déploré l'absence de mesures humanitaires d'urgence en faveur de ces personnes déplacées en état de fragilité certaine. Elle a recommandé aux autorités compétentes de diligenter les procédures judiciaires pendantes, précisément, devant la Justice de Paix à Compétence Etendue de Toukoto (Cercle de Kita) en lien avec les infractions constatée. La CNDH a sollicité le gouvernement aux fins d'un appui en produits de première nécessité au profit des déplacés et des populations hôtes de Mambri, sans oublier d'augmenter la capacité d'accueil des établissements scolaires de la zone concernée en prévision de la prochaine rentrée scolaire. La CNDH a aussi exhorté le Gouvernement et l'Assemblée Nationale à l'adoption diligente du projet de loi portant répression de l'esclavage et des pratiques assimilées.

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Commentaires (20)

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yugubané
yugubané 7 ans
FASSOKO, la question du début mérite bien d'être posée car le récit que je suis entrain de lire dans les journaux récents est quelque chose que j'entends depuis maintenant un an et demi. C'est à partir de leurs villages qu'ils militaient mais il parait que le Préfet et le CB les ont chassé de là-bas pour qu'ils viennent à Bamako et que les tabloïds s'en mêlent. Mon étonnement est qu'un journal aussi sérieux que LE RÉPUBLICAIN puisse reproduire les mêmes récits et les mêmes images dans un article non signé. Si c'était pour faire sensation, rien qu'à voir les relations sur ce site, on peut dire qi'ils ont réussi ?? Un bon journaliste n'a même pas besoin de se déplacer dans ce cas, il lui suffit seulement d'agrandir la photo et observer ces familles (du plus petit au plus grand) pour se rendre compte que ces prétendus esclaves ne ressemblent pas aux plus misérables des villageois Maliens. ?????
Fassoko
Fassoko 7 ans
Je ne sais par où commencer Ce problème d'esclavage n'est qu'un début de construction du système social au Mali. Je dis cela ce n'est pas parceque je suis pour l'esclavage, vous dire que beaucoup <> dans ce problème ne connaissent absolument rien dedans. Les gens, surtout les journalistes ne doivent pas se contenter des mots pour décrire une situation à distance. Tous ceux qui vous disent qu'il y a de l'esclavage dans la région de et précisément les villages cités dans les colonnes du journal tel que sous sa forme du XV ème ou xvi ème siècle est faut. Il est très important que celui qui veut s'imprégner de la vraie réalité des choses aillle dans la zone. Tout simplement celui qui veut d'explications me contacte dans le respect
Adama850
Adama850 7 ans
C'est de n'n'importe quoi.indirecte qu'ils n'y à par président au mali. L'esclavage au mali .président ou sont tes soldats.tu doit bien réagit contrecontre eux. Là ils n'y auront encore une fois
Kankelen
Kankelen 7 ans
Du n'importe quoi la vraie info se trouve à Diema vous êtes libre d'aller voir ce qui se passe en réalité si c'est l'esclavage, il n y a pas de pratique d'esclavage comme vous le pensez, ces esclaves sont libre de faire tout ce qu'ils veulent, a part ne pas devenir chef de village.
yugubané
yugubané 7 ans
Franchement CAPI tu nous embêtes avec tes conneries ! Qui t'a dit que les esclaves sont des victimes innocentes ? Quel innocent a jamais été fait esclave dans notre histoire ? Avant, les Bambaras n'avaient pas de prisons pour coffrer leurs malfrats et leurs prisonniers de guerre, ils les faisaient esclaves pour les vendre au marché. Tout le monde ( Maraka, Peul, Sénoufo, ...) en a acheté, soit pour les garder, ou pour les revendre aux Toubabs. Si quelqu'un devrait rougir de cela, ce doit être toi le Bambara. N'est-ce pas toi qui disais que la sécheresse a poussé les maîtres à se débarrasser de leurs esclaves ? Bon, moi je connais d'autres Bonnes Familles qu'ils ont ruinées. Ils sont encombrants, viens les prendre ! ?????
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