Fête de l’Armée

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«La date du 20 janvier représente pour l’armée malienne ce qu’est le 22 septembre pour le Mali», dixit Colonel Abdina Guindo, président de la Fédération Malienne de Sport Air et non moins Commandant du 33ème Régiment des Commandos Parachutistes

C’est un président décontracté et très ouvert qui nous a reçus hier dans son bureau du 33ème Régiment des Commandos Parachutistes. L’échange qui portait essentiellement sur le sport air, entre dans le cadre de la commémoration du 20 janvier, fête de l’armée malienne.

Parlant de l’importance du 20 janvier, le Colonel Abdina Guindo dira que cette date représente pour l’armée malienne ce qu’est le 22 septembre pour le Mali. Il précise que c’est une forme d’indépendance de notre armée, car ce jour-là le président Modibo Keïta demandait à la France d’évacuer les bases militaires qu’elle occupait.

Selon le Colonel, le 20 janvier est commémoré pour magnifier les gloires des anciens militaires qui ont posé les jalons de l’armée malienne et dire aux générations futures de maintenir le flambeau pour former une armée digne de ce nom.   

Sur la question de savoir comment la Fédération Malienne de Sport Air se porte, son président est sans équivoque : elle se porte à merveille. Il ajoute que la base de la Fédération s’est élargie au niveau de toutes les régions du Mali par la mise en place des comités. Le Colonel Abdina Guindo juge bons les rapports de la Fédération Malienne de Sport Air avec les autres Fédérations sportives. Mieux, il précise que sa Fédération a toujours répondu aux sollicitations des uns et des autres pour rehausser l’éclat de leur cérémonie.

Invitation des civils à la pratique du sport air

A en croire le Colonel Abdina Guindo, le sport air est un sport que le militaire tout comme le civil peut pratiquer. Dans les pays où ce sport est développé, les pratiquants sont majoritairement des civils. «J’invite donc les jeunes civils qui veulent le pratiquer à venir s’inscrire au niveau du Régiment des Commandos Parachutistes où se trouvent les formateurs. Courant 2012, la formation des civils va commencer», précise-il.    

Des matériels très coûteux

Selon M. Guindo, le sport air touche à des matériels très chers, des avions, des parachutes, des moteurs parapentes, etc. C’est pourquoi la pratique de cette discipline est un peu handicapée. «Nous n’avons pas assez de moyens. Pour pratiquer ce sport, il faut le vouloir et l’aimer. C’est un sport sensationnel, comme les rallyes. Au Mali, nous pouvons bien le développer. Notre temps et notre climat sont merveilleux à toute saison, par contre en Europe, quand il neige, plus de saut. Je demande aux partenaires de nous soutenir. Ce n’est pas facile d’acheter un avion, des parachutes, un moteur de parapente, planaire… Je demande aussi aux sponsors, aux grandes sociétés de faire un clin d’œil à ce sport qui mérite d’être soutenu, car il draine beaucoup de monde. Un parachutiste en l’air ne laisse personne indifférent. Donc, les sociétés et entreprises de la place sont les bienvenues, nous sommes ouverts à toutes sortes de discussions», plaide le Colonel Abdina Guindo.

La participation de sport air aux festivités du 20 janvier

«Chaque fois qu’il a été question de fêter le 20 janvier, la Fédération malienne de sport air s’efface, car nos prestations rentrent dans un cadre purement militaire. Nous sommes militaires à priori. C’est une frange de l’armée qui exécute un exercice dans un cadre militaire. Nous avons demandé à ce que le saut soit maintenu dans les activités de la commémoration du 20 janvier. Si les autorités le maintiennent, le matériel est disponible et les hommes sont prêts», précise le Colonel.  

Remerciements

Le Colonel Abdina Guindo affirme que depuis la création de la Fédération malienne de sport air, le Comité National Olympique et Sportif du Mali  (CNOSM) l’a beaucoup assisté par le biais de son président M. Habib Sissoko. Et de conclure : «C’est le lieu de le remercier vivement, ainsi que tous les membres du CNOSM. Je remercie également Sotelma-Malitel et Orange-Mali qui ont appuyé certaines de nos prestations. Je termine mes remerciements par l’armée malienne, à travers le Ministère de la Défense, l’Etat major général des armées et l’Etat major AT pour leur soutien et leurs encouragements».

Ahmadou MAÏGA

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