Front Uni pour la Sauvegarde de la Démocratie et la République : Déclaration

48 réactions [-] Texte [+] Email Imprimer

Le Front Uni pour la Sauvegarde de la Démocratie et la République (FDR) a pris connaissance du Rapport adressé par le Secrétaire Général des Nations Unies au Conseil de sécurité sur la situation au Mali dans le cadre de la résolution 2071 adoptée le 12 octobre dernier.

Ibrahima N’Diaye, vice-président FDR

Le FDR se réjouit de la mobilisation internationale pour aider le Mali à restaurer sa souveraineté sur l’ensemble de son territoire.

A l’unisson avec le peuple malien, le FDR espère vivement que le Rapport du Secrétaire Général Ban Ki-moon ouvrira la voie à l’adoption d’une nouvelle résolution autorisant l’usage de la force contre les groupes armés terroristes et rebelles qui continuent à bafouer la souveraineté et l’intégrité territoriale du Mali.

Le FDR s’étonne que le Secrétaire Général de l’ONU ait écrit que parmi les causes des crises que le Mali traverse, figurent des sentiments profonds de certaines communautés du Nord d’avoir été « marginalisées », « négligées » et « traitées de manière injuste ».

Sur le même registre, Monsieur Ban Ki-Moon parle des efforts de son Représentant Spécial destinés, entre autres, à jeter les bases de négociations tendant à gérer « les préoccupations légitimes des Touaregs et d’autres communautés du Nord ».

De telles allégations ne tiennent aucun compte, des efforts déployés depuis la signature du Pacte National,le 11 avril 1992, en vue de renforcer l’intégration et la cohésion nationales au Mali.

Deux décennies de politique d’intégration nous permettent d’affirmer qu’aucune communauté au Mali n’est ni marginalisée, ni négligée, ni traitée de manière injuste.

Les Touaregs,  en particulier,  ne font l’objet d’aucune politique de discrimination, d’aucune ségrégation au Mali.

Il n’y avait aucune raison légitime à l’actuelle rébellion qui a conduit à la partition du pays et à l’effondrement de l’Etat et jetant sur les routes de l’exil intérieur et extérieur plus de 400.000 Maliens contraints de fuir leurs foyers,  et vivant dans un véritable désastre humanitaire.

L’application du Pacte National a donné lieu à:

l’intégration dans les Forces armées et de sécurité de 2540 combattants de groupes rebelles.

la réinsertion dans le circuit économique de 9509 ex-combattants démobilisés à travers le financement de 886 projets individuels et collectifs.  Au total plus de 1100 milliards de FCFA ont été effectivement investis dans les régions du Nord depuis la signature du Pacte.

la mise en route du principe de la libre administration des collectivités locales par la création de 703 communes à travers tout le pays.

Au Mali,  les Touareg ont occupé ou occupent toutes les fonctions dans l’appareil d’Etat (Premier ministre, Ministres, Président du Haut Conseil des Collectivités, Vice-président de l’Assemblée Nationale, Directeurs Généraux, Diplomates, Gouverneurs de région et Préfets de cercleetc).

Plusieurs animateurs des groupes armés rebelles étaient jusqu’à leur défection députés à l’Assemblée Nationale, membres du Haut Conseil des Collectivités, membres des Forces armées et de sécurité.

A la veille de la rébellion de janvier 2012, l’armée malienne comptait dans ses rangs258 officiers d’origine touarègue et arabe. Certains parmi eux ont atteint le grade de colonels-majors.

Pendant une décennie, des Touareg étaient membres de la Sécurité rapprochée du Chef de l’Etat.

Pendant quele Rapport du Secrétaire Général de l’ONU parle des « préoccupations légitimes des Touaregs », il est muet sur les atrocités commises et revendiquéespar le MNLA et Ançardine en janvier 2012 à Aguel Hoc.

Le moins qu’on puisse dire,c’est que le Rapport du Secrétaire Général de l’ONU est déséquilibré, partiel, partial, ambiguë et contient des allégations non fondées, ne tenant pas compte des importants progrès accomplis pendant des décennies et qui sont aujourd’hui liquidés par les initiatives aventurières et irresponsables des dirigeants des rebellions de 2012.

Le FDR et le peuple malien espèrent que le Conseil de Sécurité autorisera, dans les prochains jours,  l’usage de la force pour mettre un terme aux souffrances innommables du peuple malien en général, des populations du Nord occupé en particulier.

Bamako, le 1er décembre 2012

Pour le Président du FDR

Le Premier Vice-président

Ibrahima N’Diaye

Commandeur de l’Ordre National

48 Réactions à Front Uni pour la Sauvegarde de la Démocratie et la République : Déclaration

  1. Dr ANASSER AG RHISSA

    POUR LA NON IMPUNITÉ, LA JUSTICE ET LA NÉGOCIATION POUR LUTTER CONTRE LES AMALGAMES, LE RACISME, LA HAINE ET LE TERRORISME ET POUR UNIR

    Bonjour,
    Les problèmes de RACISME et DISCRIMINATION invoqués souvent par le MNLA ne sont pas exacts et ne sont pas autorisés au Mali seulement compte-tenu de l’aspect cyclique de la rébellion Touareg, certains Maliens commencent à en « avoir marre », ce qui, en plus des amalgames, peut expliquer le « sentiment » de rejet des Touaregs par ces derniers et la haine induite chez certains Touaregs.

    Ce n’est qu’un sentiment, en vérité le Mali est vraiment un pays multiethnique sans racisme et sans discrimination.

    Certains disent que cette haine est amplifiée par l’accès inégal au travail et par des problèmes non résolus liés au sous-développement malgré les programmes mis en œuvre dans les zones du Nord Mali dans le cadre du pacte national. Ce dernier n’a pas bénéficié à tous.

    Or, ces problèmes sont communs à d’autres communautés vivant dans d’autres zones ou régions du Mali.

    Alors, faut-il pour autant que les autres communautés touchées par le même problème se rebellent ?

    NON, il y a d’autres façons de revendiquer (à travers la démocratie, la citoyenneté et la gouvernance participative) autres que la rébellion ou la force.

    Pour apporter une solution durable et pour éviter de nouvelles révoltes, les concertations nationales et les négociations sont incontournables.

    Voir ma proposition de sortie de la crise, se référer à la lettre ouverte au président du Mali et aux Maliens que j’ai publiée sur maliweb.

    Ces concertations et ces négociations permettront de faire le bilan du futur souhaité par toutes les parties prenantes (tous les maliens n’acceptant pas le terrorisme, TOUTES LES COMMUNAUTÉS du Mali, les groupes armés MNLA et Ansar Dine acceptant les principes et conditions à fixer.

    Pour être admis à négocier, des principes (refus du terrorisme, non impunité, respect des droits de l’homme, coexistence pacifique) et des conditions (dépôt des armes, intégrité du Mali et laïcité) sont à accepter par tous les groupes (MNLA, Ansar Dine, Gandakoye, …) intégrant des Maliens.

    Il faut donc avoir une plateforme de concertations nationales et de négociation pour une sortie durable de la crise.

    J’ai proposé un cadre et une plateforme de ce type au Président et aux Maliens à travers la lettre ouverte précédente.

    Les négociations sont incontournables pour que les différentes parties prenantes, comme elles doivent toutes accepter la condition d’intégrité du Mali, puissent comprendre leurs différends, réfléchir au futur souhaité et s’entendre sur les problèmes consensuels et éventuellement les grandes lignes des solutions à y apporter.

    Par exemple, comme développé dans ma proposition de sortie de crise, pourront être consensuelles des problématiques liées à la bonne gouvernance de la décentralisation, au développement équitable et l’intégration équitable des communautés dans un environnement démocratique, décentralisé et sécurisé.

    En fait, lors de la négociation portant sur le devenir du Mali, il s’agit pour les parties prenantes d’établir ce consensus sur des problématiques à traiter et plus tard disposer de mécanismes de contrôle et de surveillance.

    Les Maliens doivent ensemble réfléchir sur le futur souhaité et construire durablement le pays dans l’unité en négociant l’organisation de ce processus de construction.

    Bien cordialement
    Dr ANASSER AG RHISSA
    EXPERT TIC ET GOUVERNANCE
    E-mail: Webanassane@yahoo.com