Elections de 2012: Aly Nouhoum Diallo, pessimiste

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La situation politique et les problèmes y afférents en cette fin de dernier mandat constitutionnel du président ATT ; L a situation  des élections de 2012 ;  la  problématique  du  fichier électoral propre pour des élections justes transparentes et fiables…, étaient les principales préoccupations de la COMODE au cours de la  conférence de Presse qu’elle a animée à la pyramide du souvenir le mardi 28 juin. En présence du secrétaire général de l’association M. Touré et les représentants des entités membres. La COMODE est la Coordination du mouvement démocratique, à savoir, l’ensemble des associations issues du Mouvement démocratique.

 

Aly Nouhoum Diallo a mis en garde contre les dérives éventuelles du pouvoir. Et cela  tout juste au lendemain de l’adoption par l’assemblée nationale de la déclaration de la politique générale du gouvernement(DPG). Car après quatre scrutins présidentiels organisés de 1992 à 2007, notre pays est dans la dernière ligne droite quand aux échéances électorales de 2012. Si des efforts exceptionnels ne sont pas conjugués, le Mali court le risque de basculer dans une mésaventure politique, ôtant au pays le qualificatif de « démocratie exemplaire » dont nous sommes si fiers a-t il martelé.

 

Que faire pour éviter un tel naufrage? Que pouvons-nous faire ?  C est sur ces questions que le professeur Ali Nouhoum Diallo a voulue échanger avec l’assistance. Il dira que les partis politiques dans ce laps de temps, qui est déterminant pour la survie de notre démocratie,  semblent se cantonner dans un flou et d’irresponsabilités de maturité politique et intellectuelle quand au choix du fichier électoral, qui doit servir de base réelle à l’organisation d’une élection transparente et crédible. Ainsi les partisans du RAVEC, soutiennent à cor et à cris leur choix. Tandis que ceux du fichier électoral issu du Race mais amélioré, sont convaincus qu’avec cette option, il est possible de respecter les délais constitutionnels a –t il indiqué.  Raison pour laquelle, il invite les démocrates et les républicains à éviter ce traquenard que consisterait la confrontation de deux camps entre pro RAVEC et pro RACE qui selon lui est un faux débat. Et, poursuit-il, si ceux-ci ne prennent garde, ils auront à endosser la responsabilité de la non organisation des élections par défaut de consensus sur une liste donnée. Quand on sait que le gouvernement à qui il incombe de fournir une liste électorale, via le ministère de l’administration territoriale et des collectivités locale, et la délégation générale des élections qui ont eu un délai de dix ans pour corriger les lacunes et les insuffisances quand au choix de la liste électorale dont dispose notre pays.

 

Il a en outre fustigé l’attitude des partis politiques qui ne jouent  pas pleinement leur rôle dans la consolidation du  processus démocratique du pays. Selon Ali Nouhoum Diallo, les conditions dans lesquelles les élections générales se sont déroulées durant les 14 mois de la transition 1991-1992 sont totalement différentes de celles de la perspective 2012. Il urge donc de jouer à un jeu franc et responsable, car « autant des élections bâclées sont sources de conflits post électoraux, autant la sortie de la légalité républicaine conduit à l’impasse tout aussi conflictogène », a-t-il conclu.

Coulibaly. A. Faman

 

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