Anarchie et incivisme en plein cœur de cœur de Bamako : Le pouvoir installe un laisser-aller catastrophique sur l’axe routier du Dabani

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Sans conteste, le Président Amadou Toumani Touré mérite une médaille de l’excellence pour ses gros efforts à décongestionner la circulation à Bamako. Des échangeurs à l’extrémité sud du pont Fahd, et bientôt le troisième pont. Mais à quoi sert-il de créer des annexes en obstruant le principal axe routier de la ville ?

En effet, depuis plusieurs mois sont achevés les travaux d’aménagement de l’axe routier qui mène du pont des martyrs à l’Assemblée Nationale. Un véritable boulevard a majestueusement vu la jour. De quoi rendre la circulation fluide, créer l’envol du transport et réduire l’insécurité routière. Mais ceci demeure un mauvais rêve. Car en lieu et place du Programme de Développement Economique et Social, cette voie a été visitée par le Parasite du Désespoir Etrangleur et Saboteur. Ont ainsi pris rendez-vous sur cette voie tous les banabanas de la ville. La route est devenue la propriété privée des marchands ambulants et étalagistes d’occasion qui vous proposent des chaussures, des jouets et même des brochettes Finalement, ce sont les véhicules qui cherchent désespérément leur passage, au risque de se faire lyncher ou d’abandonner son engin aux mains d’une foule prête à bondir sur tout " aventurier ".

Les autorités attendent-elles un carnage pour ouvrir une enquête sans issue comme d’habitude dans notre pays ?

En tout cas, tout le monde a constaté que des années durant, alors que cet axe n’était pas aménagé, les policiers rivalisaient d’ardeur à faire évacuer les lieux, emportant même les marchandises des contrevenants. Aujourd’hui que la voie est aménagée, où se trouvent les forces de l’ordre et de sécurité ? Aménage-t-on maintenant des routes pour en faire des supermarchés ? Que nous vaut cette anarchie ?

Il est évident que ce laisser-aller cache des intérêts inavoués. La mairie, les structures administratives du grand marché et les policiers y trouveraient leurs comptes pour assister à cette catastrophe au centre de la ville. L’Etat en a cure des sous investis et de son autorité qui vole en éclats. Et voilà que les embouteillages se poursuivent à l’entrée et à la sortie des deux ponts aux heures de pointe parce que le Dabanani est désormais l’axe à éviter à tout prix. Les différents ministres (Sécurité, Equipement et Transports, Urbanisme) en charge de ce dossier ont les yeux dans des bandoulières, pardonnez-les !

Mamadou DABO

 

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