La mendicité au Mali : Enjeux et perspectives

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Le Mali, est aujourd’hui confronté à une forte perturbation de l’ordre public et social. Cela est dû à la mendicité, ou encore demande d’aumône, qui est devenue de nos jours un métier pour ses pratiquants. C’est le fait de quémander pour gagner son pain. Elle est faite souvent par nécessité, mais il y a aussi d’autres personnes qui s’y adonnent parce qu‘on n‘y gagne sans pour autant fournir d‘énormes efforts physique, moral ou intellectuel. L’exercice de ce phénomène se fait un peu partout, notamment devant les mosquées, dans les rues, sur les voies publiques et j’en passe.

 

Autrefois, la mendicité était uniquement réservée aux enfants talibés ou ‘’disciples coraniques’’ que nous appelons ‘’GARIBOU’’ pour aider leur maitre coranique à subvenir à leur besoins et cela pour des coutumes religieuses ou sociales. De nos jours, tel n’est pas le cas. Les gens qui s’adonnent maintenant à ce travail sont très généralement des jeunes femmes qui se servent de leur progéniture pour attirer l’attention des âmes sensibles, mais aussi et surtout de vieilles personnes sans oublier certains jeunes garçons. Cet état de fait principalement remarquable dans le district de Bamako, est une atteinte aux valeurs culturelles et donne une image négative de la capitale malienne qui est la vitrine du pays.

 

Les articles 148 et 149 du code pénal malien interdissent cette pratique. Malgré cela, le phénomène devient de plus en plus très remarquable. Si l’on reconnait que ces articles condamnent expressément la mendicité sur toutes ces formes, l’état doit pour ce faire, prendre ses responsabilités face à cette situation.

Au Mali, il est de coutume de soutenir et de secourir ceux qui en ont besoin. Il est donc bien, et même très bien, d’aider les pauvres et les plus démunis ; mais force serait de reconnaitre que l’agrandissement de la mendicité cultive aujourd’hui dans le pays la paresse et surtout la fainéantise. A rappeler qu’un mendiant n’est pas forcement un SDF.

 

FATOU DIABY

NB - L'auteur de cet article est seul responsable de son contenu.