Colonel-major Seydou Doumbia l’a déclaré à l’occasion de la journée internationale de la protection civile : « La protection civile a effectué 19 925 interventions en 2018 »

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Le directeur général de la Protection civile, le colonel Seydou Doumbia
Le directeur général de la Protection civile, le colonel Seydou Doumbia

La direction générale de la protection civile a servi de cadre ce vendredi 1er mars 2019 à la célébration de la journée internationale de la protection civile. Le thème retenu à cette occasion a été « La protection  de l’enfant : c’est notre responsabilité ». C’était en présence du président de la République, Ibrahim Boubacar Keita ; du Premier ministre, Soumeylou Boubeye Maiga ; du ministre de la Défense et des Anciens Combattants, Tiémoko Sangaré, du ministre de la Sécurité et de la Protection civile, Salif Traoré, etc.

Cette journée a été une opportunité pour le Colonel-major Seydou Doumbia, directeur général de la protection civile, de faire comprendre que chaque année le Mali célèbre cette journée  sous l’égide de l’organisation internationale de la protection civile (OIPC) dont il est membre. À ses dires, cette journée vise tout d’abord la sensibilisation sur les tâches de la protection civile. S’étalant sur le thème retenu à l’occasion, il n’a pas oublié de préciser que  le Mali a ratifié de multiples conventions pour la protection des enfants. Plusieurs dispositifs législatifs et réglementaires ont été mis en place par le Mali pour protéger les enfants. Car, dit-il, les catastrophes touchent grandement les enfants. C’est pourquoi il n’a pas manqué à demander aux autorités de miser sur l’éducation.  Les « notions de risques, de prévention et de réponse aux catastrophes, ainsi que des gestes qui sauvent la vie », précise-t-il, doivent être intégrées au programme d’enseignement fondamental et secondaire. Près de 5000 jeunes ont été formés aux premiers secours en 2018. Au niveau universitaire, il s’est félicité de la certification des premiers auditeurs en gestion de risques et catastrophes en 2018. «  L’ensemble des activités de la protection civile vise à sauver des vies, des biens, de l’environnement », a-t-il martelé avant de laisser entendre : « … Les enfants et les personnes vulnérables constituent nos premières priorités. »

Il n’a pas manqué à rappeler les missions de la protection civile et de féliciter le gouvernement malien pour l’amélioration des conditions de vie et de travail du  personnel  de la protection civile, notamment à travers la Loi de la programmation de la sécurité intérieure en 2018  et qui porte déjà ses fruits, a-t-il précisé avec satisfaction. En termes de recrutement, le directeur général a laissé entendre  que les 350 éléments recrutés en 2017 sont en fin de formation. Pour 2018, le processus de recrutement s’est bouclé, a-t-il dit. La protection civile comptera 4000 éléments  à l’horizon 2021 avec ce taux de recrutement annuel, se réjouit-il avant de préciser que la protection civile possède maintenant 15 ambulances. Des infrastructures en construction notamment un centre de secours à Bandiagara et un autre à Niamana, a-t-il fait savoir. La protection civile a effectué  19925 interventions en 2018, a-t-il martelé. « Ces interventions ont essentiellement porté sur les accidents de la voie publique, les inondations, les incendies, les attentats terroristes, les noyades, les découvertes de corps sans vie, les chavirements de pirogues, les personnes tombées dans des puits, les faits d’animaux, les pollutions, les secours à personne, les effondrements d’immeubles, les fausses alertes ». À l’en croire, 103 130 ont été assistés et secourus. Le bilan humain de ces interventions est 1 096 morts, 27 899 blessés.  14 504 interventions ont porté sur les accidents en 2018 et qui ont coûté la vie à 502 personnes contre 558 en 2017, a-t-il expliqué. Aux dires de M. Doumbia, la montée en puissance de la protection civile relève de l’engagement des autorités.

Le maire de la commune 4, Adama Bérété, a, quant à lui,  passé en revue les activités déjà réalisées par la protection civile avant d’étaler les difficultés auxquelles la protection civile est confrontée.

Fousseni TOGOLA

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