Communiqué de presse du Réseau Média et Droit de l’Homme

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1- Le 10 décembre 2015, à l’occasion de la Journée des droits de l’homme, le Réseau Media et Droits de l’Homme (RMDH), s’appropriant la campagne «Nos droits. Nos libertés. Toujours. », demandait à la Division des droits de l’Homme de la Minusma (DDH), « la publication illico presto de son rapport spécial sur les évènements de Kidal de mai 2014 » ; et aux autorités de la République du Mali, «d’ouvrir une enquête sur les évènements de Kidal, pour situer les responsabilités et tirer toutes les conséquences de droit, afin que les coupables puissent répondre de leurs actes » ;

2- Le 22 décembre 2015, l’ONU a publié à partir de Genève, le « Rapport conjoint sur les violations des droits de l’homme et du droit international humanitaire commis lors des événements de Kidal, les 16, 17 et 21 mai 2014» http://www.ohchr.org/Documents/Countries/ML/RapportKidal_Dec2015.pdf . En outre, le « Rapport conjoint sur les événements de Tin Hama les 20 et 21 mai 2015 », a été aussi publié par les Nations-Unies, à Genève à la même date ;

3- Le RMDH félicite la Division des droits de l’Homme de la Minusma (DDH) pour ses efforts inlassables de défense et de promotion des droits de l’homme et du droit international humanitaire dans notre pays ; se réjouit de la publication par les Nations-Unies de ce rapport sur les violations des droits de l’homme et du droit international humanitaire, montrant la « nécessité de mener des enquêtes crédibles » et réclamant « la fin de l’impunité pour les violations graves des droits de l’homme et du droit international humanitaire commises dans le pays » ;

4- Pour rappel, les incidents des 17 et 21 mai 2014 à Kidal ont coûté la vie à de nombreux éléments des forces de l’ordre du Mali et des assaillants, mais aussi des administrateurs et des habitants de Kidal, avec de nombreux blessés graves. Ces conflits ont entrainé un regain de tension, des incidences graves sur le processus de paix au Mali : détérioration du climat de confiance entre les parties rendant plus difficiles les négociations du processus d’Alger, déplacements des positions des groupes armés au désavantage de l’intégrité territoriale du Mali, multiplication des attaques terroristes contre les Famas, les casques bleus et les civils, recrudescence de l’insécurité au Mali, extension de la carte de l’insécurité au centre et au sud du pays, et des attaques terroristes dans la capitale, Bamako ;

5- Au cours de son point de presse à la fin de sa visite à Ségou, le 12 décembre 2015, le président de la République Ibrahim Boubacar Kéita a déclaré : « Moi, j’aime mon pays, je souhaite que mon pays soit dans une situation de paix durable, réelle, l’accord a prévu des étapes. Ses étapes seront rigoureusement respectées et aucune fanfaronnade politicienne ne me fera prendre mon avion pour débarquer à Kidal et créer un incident. Et c’est tellement facile que toute l’armée va me protéger. Quelle gloire ? Quelle gloire ? Et amener ainsi éventuellement des tueries entre Maliens…». Dans cette déclaration, la référence faite à une visite à Kidal est assez claire (« débarquer à Kidal et créer un incident… »; « c’est tellement facile que toute l’armée va me protéger. Quelle gloire ?… » ; « amener ainsi éventuellement des tueries entre Maliens…») et rappelle précisément la visite le 17 mai 2014, du Premier ministre Moussa Mara à Kidal, occasionnant un affrontement sanglant, «…des tueries entre Maliens… »;

6- Le RMDH, se réjouissant de la publication par les Nations-Unies du « Rapport conjoint sur les violations des droits de l’homme et du droit international humanitaire commis lors des événements de Kidal, les 16, 17 et 21 mai 2014 », réitère sa demande aux autorités de la République du Mali :

– De l’ouverture d’enquêtes crédibles sur les évènements de Kidal, pour situer les responsabilités et tirer toutes les conséquences de droit, afin que les coupables puissent répondre de leurs actes ;

– D’assurer la sécurité de l’ensemble des citoyens, particulièrement des enquêteurs, des témoins, ainsi que des défenseurs des droits de l’Homme au Mali.

 

Bamako, le 23 Décembre 2015


Pour le Bureau national/ Le président


Boukary Daou

 

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2 COMMENTAIRES

  1. La stucture sociale au Mali issue du 13emee siecle est un systeme de CASTES et qui dit CASTES dit APRTHEID ou inegalites sociales et economiques, alors nous demandons a cette auguste organisation d’en parler et d’amemner les Maliens autour de la table pour reflechir sur comment batir, une societe nouvelle, un Mali republician ou un kel-Tamacheck ne va pas se croire superierur a un Kel-Bella ou un enfant malien soit ne preddestine a chanter pour un autre enfant malien. Les droits de l’Homme c’est aussi qu’une fille malienne ait l’opportunite comme un garcon malien de jouir de tout son potentiel et qu’un homme Malien ne se considere pas superieur a une femme Malienne. Voici des realites egalitaires qui vont sortir le Mali de l’empire pour aller vers la republique en se fonder sur une societe juste ou la valeur intrainseque de l’individu le predestine a sa plave dans la societe. En tout cas aucun pays au monde ne peut se developper dans l’APARTHEID et la discrimination sociale. Aux maliens de choisir d’aller de l’avant ou de rester dans la misere et la pauvrete. A bon entendeur, salut A toutes et a tous une bonne annee 2016.

  2. “Ni ma bassa ni kou tigue a te digne yoro don” IBK a appris la belle lecon quand il poussait Tamtam Ly de se rendre a Kidal et qui a refuse mais il a eu le petit Moussa Joseph pour aller a Kidal et ce denrier a paye un prix par sa fuite historique et brutale de Kidal, il a ete chasse de Kidal comme un chien IBK tu peux donner raison a Tamtam Ly maintenant que l’histoire lui a donne raison et que ton petit Moussa Joseph avec ton encouragement a mis le Mali a genoux devant les jihadiste et separatistes. IBK quand on a pas honte c’est toujours comme ca, tu n’as pas hone IBK.

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