Opération barkhane : Point de situation du 25 au 31 janvier 2019

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Opération barkhane : Point de situation du 25 au 31 janvier 2019

Au Mali, les groupes armés terroristes poursuivent leur stratégie d’évitement, notamment dans les zones où la force Barkhane se déploie. La situation sécuritaire reste fragile.

Participation du CEMA au Comité de défense et de sécurité du G5 Sahel

Les 27 et 28 janvier 2019, le général d’armée François Lecointre, chef d’état-major des armées (CEMA), s’est rendu à Niamey, au Niger, pour assister au Comité de défense et de sécurité (CDS) du G5 Sahel.

Le CEMA a ainsi participé à la réunion des chefs d’état-major généraux africains (CEMGA) et du commandant de la Force conjointe organisée dans le cadre plus global du Comité de défense et de sécurité du G5 Sahel.

Cette rencontre avait pour thème principal la dimension « défense » de l’initiative conduite par les cinq partenaires africains (Mauritanie, Mali, Burkina Faso, Niger et Tchad) face à la menace des groupes armés terroristes sur la bande sahélo-saharienne, cette alliance agissant dans les domaines de la sécurité mais aussi du développement.

Les chefs d’état-major sont revenus sur les avancées réalisées dans le cadre de l’opérationnalisation de la force conjointe du G5 (FC G5) Sahel avec une présentation du rapport d’activité de la Force réalisée par le général mauritanien commandant la Force conjointe, le général Hanana. Cela a également été l’occasion pour le général commandant le Collège de défense, du G5 Sahel, le général Brahim Vall, d’établir le bilan d’une première année de scolarité.

Le rapport d’activité contenait les thèmes suivants : la consolidation de l’aptitude des bataillons à remplir leurs missions, la vérification de l’aptitude des PC de fuseaux – le fuseau OUEST au niveau de la frontière entre la Mauritanie et le Mali, le fuseau CENTRE, aux frontières qui séparent le Mali, le Niger, et le Burkina-Faso, et le fuseau EST, entre le Niger et le Tchad – à conduire des opérations, la montée en puissance matérielle des bataillons, et la vérification du cadre de conformité au droit international.

Lors de cette réunion, le général Lecointre a salué le chemin parcouru par la force conjointe et a souligné la détermination de ses partenaires à poursuivre leurs efforts pour la rendre pleinement opérationnelle, en rappelant que la France demeurait engagée à leurs côtés.

Situation sécuritaire

La situation sécuritaire est stable à l’échelle de la bande sahélo-saharienne. Localement, les forces armées de nos partenaires ont été confrontées à des incidents sécuritaires, qui pour certains ont nécessité un appui de la force Barkhane, sur les plans opérationnels et médicaux notamment.

Les deux principaux évènements ont touché les forces de défense et de sécurité du Burkina-Faso le lundi 28 janvier 2019, et les forces maliennes au nord du Gourma, à Tarikent, le mardi 29 janvier 2019.

Le 28 janvier 2019 au petit matin, les forces de défense et de sécurité du Burkina-Faso situées dans la localité de Nassaoumbou, à une vingtaine de kilomètres au sud de la forêt de Foulsare, ont été la cible d’une importante attaque terroriste. A la demande des autorités militaires burkinabés, la force Barkhane a dans un premier temps envoyé dans la zone une patrouille de M2000 qui a réalisé une démonstration de force (show of force) et une patrouille Tigre du groupement tactique désert aérocombat (GTD-A) en reconnaissance. Aucune frappe n’a été effectuée à cette occasion.

En milieu de journée, un second module héliporté de la force a été déployé pour évacuer quatre blessés des forces armées burkinabés en direction de Ouagadougou où ils ont été pris en charge par les services de santé locaux.

Le 29 janvier 2019 au matin, le camp des forces armées maliennes (FAMa) de Tarikent situé à environ

150 kilomètre au nord de Gao a également été la cible d’une attaque. Alertée par les FAMa, la force Barkhane a engagé successivement deux patrouilles (Tigre-Gazelle et Tigre-Tigre) du groupement tactique désert aérocombat (GTD-A) pour intervenir, ce qui n’a pas été nécessaire, et renseigner sur la situation opérationnelle dans le secteur. En milieu de matinée, deux hélicoptères médicalisés Caïman et Cougar ont atterri sur le camp FAMa pour évacuer sept blessés FAMa tandis qu’un détachement du groupement de commandos montagne (GCM) sécurisait la zone. A leur arrivé à Gao, les blessés ont été pris en charge par les équipes médico-chirurgicales françaises.

Par ailleurs, dans l’après-midi, le GTD-A et les GCM ont mené une action de fouille dans un village situé à une trentaine de kilomètre au nord du lieu de l’attaque.

En parallèle de ces opérations ponctuelles, Barkhane poursuit ses opérations de contrôle de zone dans le Liptako, qui permettent de consolider la présence des forces armées maliennes (FAMa) dans cette région.

 

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Opération Barkhane                                                                                                      Cellule communication

À N’Djamena, le 31 janvier 2019

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