Abdoul Karim Konaté, ministre du Commerce et de l’Industrie : « Face aux défis du développement, nos Etats doivent continuer de saisir les opportunités pour exploiter la propriété intellectuelle… »

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Les travaux de la 55èmesession ordinaire du Conseil d’Administration de l’Organisation Africaine de la Propriété Intellectuelle (Oapi) se sont tenus, avant-hier lundi 14 décembre à l’hôtel Salam. Assurant la présidence de ce Conseil, le ministre du Commerce et de l’Industrie, Abdoul Karim Konaté dit Empé, a saisi l’occasion pour appeler les Etats à continuer de saisir, face aux défis du développement, les opportunités pour exploiter la propriété intellectuelle et promouvoir l’innovation afin d’asseoir une croissance rapide, durable et inclusive.

Présidés par le ministre du Commerce et de l’Industrie, Abdoul Karim Konaté, les travaux de cette 55ème session ont porté sur de nombreuses questions d’actualité liées à la gestion de la propriété intellectuelle. Les administrateurs ont passé en peigne fin la révision de l’Accord de Bangui en vue de l’adapter aux réalités économiques et sociales des Etats membres ; la création d’une cour de justice de l’Oapi ; le lancement de la phase II du Projet d’Appui à la mise en place des Indications Géographiques (Pampig) ; l’adoption des états financiers de l’exercice clos au 31 décembre 2014; l’adoption du budget de l’exercice 2016. Selon le ministre Konaté, cette 55ème session  se tient dans un contexte international marqué par une ère nouvelle, une ère essentiellement technologique, caractérisée et impulsée par d’innombrables innovations technologiques, par une ” Economie du Savoir”, par une place toujours plus grande à la propriété intellectuelle. A l’en croire, la propriété intellectuelle a toujours constitué un puissant facteur de développement des savoirs et des savoir-faire. A ce titre, poursuit-il, son incidence dans l’économie est indéniable. « Le savoir et l’innovation jouent un rôle important dans la croissance économique et, l’accumulation du savoir en est le moteur », indique-t-il. Avant d’expliquer que c’est pourquoi les politiques économiques doivent encourager l’investissement dans la recherche, notamment dans les domaines industriels et scientifiques et veiller au renforcement des capacités en ressources humaines. Et le ministre Konaté de marteler que : «  face aux défis du développement, nos Etats doivent continuer de saisir les opportunités pour exploiter la propriété intellectuelle et promouvoir l’innovation afin d’asseoir une croissance rapide, durable et inclusive. Une croissance réductrice de la pauvreté et fondée sur une plus grande productivité et la compétitivité de nos économies. Une  croissance tournée vers l’émergence ». Les droits de propriété intellectuelle, dans leurs différentes variantes, à en croire le ministre Konaté, génèrent dans les pays développés des revenus considérables et des milliers d’emplois. Aussi, ces pays les placent-ils au rang des priorités nationales et se mobilisent pour leur défense et leur respect par les tiers. Dans cette nouvelle société du Savoir et du Savoir-faire, souligne-t-il, l’Afrique doit être plus que jamais consciente des enjeux, opportunités et défis engendrés par la propriété intellectuelle.

La propriété intellectuelle, un actif précieux dans la transaction commerciale

La propriété intellectuelle constitue aujourd’hui l’un des actifs les plus précieux dans la transaction commerciale. C’est pourquoi, le ministre Konaté a proposé aux administrateurs l’élaboration des stratégies nationales pour assurer, d’une part, le transfert des résultats de la recherche et de l’innovation technologique vers le secteur productif de l’économie nationale et d’autre part, de jeter les bases des actions de développement technologique et de valorisation des actifs de la propriété intellectuelle dans le pays. « Les défis que je viens d’évoquer sont communs. Il nous appartient, d’œuvrer pour que ces défis soient relevés dans les meilleurs délais, afin d’assurer l’émergence de notre continent », souligne le ministre Abdoul Karim Konaté.  Avant d’ajouter que le raffermissement et l’évolution de nos liens de coopération en matière de propriété intellectuelle sont mis en évidence à l’occasion de la tenue de chaque session du Conseil d’Administration. De même en cette occasion, nous mesurons l’œuvre accomplie au cours de l’année qui vient de s’écouler. « L’activité menée par l’Oapi au cours de l’année écoulée a confirmé encore davantage la haute tenue de l’Organisation, sous la conduite de la Direction générale. Les résultats par le passé ont toujours été excellents, et la trésorerie de l’Organisation est exceptionnelle », a-t-il conclu.

Soulignons que l’Oapi est une organisation africaine spécialisée dans le domaine de la propriété intellectuelle. Elle est constituée aujourd’hui de dix sept (17) Etats membres, à savoir : Bénin, Burkina Faso, Cameroun, Centrafrique, Comores, Congo, Côte d’ivoire, Gabon, Guinée, Guinée-Bissau, Guinée-Equatoriale, Mali, Mauritanie, Niger, Sénégal, Tchad et Togo.

Aliou Touré

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