Chambre de Commerce et d’industrie du Mali : Qui va succéder à Mamadou Tiéni Konaté ?

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Monde des operateurs économiques : La nouvelle Ccim est née
Siège de la CCIM

Installée en 2013 à l’expiration du mandat de Jamille Bittar, l’équipe de Mamadou Tiéni Konaté aura survécu grâce au concours de diverses circonstances, avec la longue crise consécutive au coup d’Etat de 2012 qui a déteint sur le fonctionnement normal des différentes institutions du pays. Son histoire découle, en clair, d’une correspondance de l’équipe sortante pour demander aux autorités de trancher la question de son mandat arrivé à terme en pleine occupation du pays. L’alternative a ainsi consisté à mettre en place un collège transitoire composé de six  membres de chaque tendance et d’un président désigné par le Premier ministre.

Prévue pour ne durer que six mois, l’équipe a  finalement  bénéficié d’une prorogation de mandat grâce à la relecture du décret relatif à l’organisation et au fonctionnement de la Chambre de commerce et d’industrie ainsi qu’à la situation de la région de Kidal où, l’occupation faisait obstacle à l’installation d’un démembrement régional.

Mais, au bout de deux années de régime exceptionnel inédit, la Chambre de commerce et d’industrie du Mali va bientôt renouer avec la régularité. Car, la succession de son collège transitoire est désormais ouverte. C’est la conséquence logique, en tout cas, de l’Arrêté N° 0066 émanant de la  tutelle, à savoir : le département du Commerce et de l’Industrie dirigé par Abdoul Karim Konaté. La mesure, intervenue le 10 Février dernier, consacre en effet l’ouverture et la fermeture du collège électoral des membres consulaires pour le 10 Mai prochain.

Elle est consécutive, selon nos sources, aux fortes pressions ayant conduit la tutelle à recourir à l’arbitrage de la Cour suprême sur la possibilité d’organiser les élections  consulaires sans la région de Kidal. L’avis favorable de la plus haute instance judiciaire du pays consacre du coup la levée toute les équivoques ainsi que l’émergence des différentes prétentions à la succession de Mamadou Tiéni Konaté.

A en croire nos sources, en tout cas, les prétendants affutent déjà leurs armes. Les confidents du journal le Témoin font état de trois mastodontes qui pointent le nez, à défaut d’officialiser leur intention de briguer la présidence de la Chambre de commerce et d’industrie du Mali. Il s’agit notamment de Dahirou Sy, Pdg de Syatels, Diadié Sangaré Pdg de Mali Créances, et de Boubacar Tandja du troupe Tandja import-export. Ces trois candidats putatifs appartiennent respectivement aux sections de l’industrie, des services et du commerce. Mais, ils figurent tous au sein d’une autre structure faîtière, le Conseil national de l’agriculture du commerce de l’industrie des services et de l’artisanat.

Créé pour l’émergence d’un secteur privé multiforme et réellement autonome, le Cnacisam est animé par ce que le pays compte de plus représentatifs dans le monde des affaires. On y dénombre, entre autres, Boubacar S. Samassékou, Bakoré Sylla des Ggb, Modibo Keïta de Gdcm, le président du Conseil malien des chargeurs, Babalaye Daou, l’ancien député Hamadaou Sylla de Koumalim, le député en exercice Hady Niangadou et autres mastodontes.

Dans le processus de renouvellement qui s’annonce à la Ccim, la structure s’est attribué le rôle de médiateur dans le but d’amener les prétendants à s’accorder sur un président consensuel pour la Ccim.

«Nous n’avons pas de préférence car tous les candidats annoncés sont issus de nos rangs. Notre devoir est d’œuvrer à la cohésion du secteur privé», a confié à ce sujet Hamaciré Landouré, secrétaire aux relations avec l’administration et les tiers du Cnacisam. Et d’expliquer, par la même occasion, que le monde malien des affaires, depuis la disparition de Darhat, est pénalisé par les divergences qui l’empêchent de défendre ses intérêts d’une même voie.

Abdourahmane KEÉÏTA

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