Construction et réhabilitation des routes : Ce que propose le gouvernement

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Une mission commando du gouvernement a sillonné Tombouctou, Gao et Ménaka pour écouter les manifestants réclamant des routes et signer des accords de démarrage des travaux de réhabilitation. Une sortie qui permet de minimiser le problème par des propositions de solutions.

L’étincelle qui a failli provoquer un incendie a débuté en première région du Mali, Kayes. Le problème est connu : les routes. Après la bonne réponse du gouvernement aux jeunes de Kayes et le collectif SIRAKO de Kati, les régions du Nord aussi sont rentrées dans la danse pour la même cause.

A Tombouctou, Gao et Ménaka, la tension des manifestants réclamant la réalisation de leurs routes était vive, la semaine dernière.

Face à cette situation, le gouvernement a dépêché une délégation ministérielle conduite par le Ministre de la Communication, Porte-parole du Gouvernement, M. Yaya SANGARE pour écouter les manifestants et proposer des solutions aux problèmes de l’heure.
Première étape de cette mission, la cité des 333 Saints où le collectif « Tombouctou réclame ses droits » avait érigé des barricades sur les routes et passait la journée et la nuit entière à la belle étoile jusqu’à la signature de l’accord de démarrage des travaux avec la délégation ministérielle qui s’était rendue.

Les manifestants pour les routes à Tombouctou demandaient la construction de la route Léré-Tombouctou-Niono. Une revendication acceptée par le gouvernement qui a promis dans l’accord signé, le démarrage des travaux au plus tard, le 25 novembre prochain. Toute chose qui a permis la levée du blocus sur la route et facilité la circulation.

A Tombouctou, les autorités ont également pris l’engagement de bitumer la route de Kabara (5km), d’augmenter la subvention des petits bateaux de la COMANAV, de subventionner le tarif du vol commercial Bamako-Tombouctou-Bamako, de mettre à disposition un bac supplémentaire pour la traversée et relever le plateau technique de l’hôpital de Tombouctou.

Reprise des travaux de l’axe Gao-Sévaré

Après l’entente retrouvée à Tombouctou, la délégation gouvernementale avec mission d’apaiser la tension est arrivée à Gao, la capitale des Askia. Ici, depuis plus de deux jours, un sit-in se tenait devant le gouvernorat avec objectif d’obtenir de la part du gouvernement la reprise des travaux de l’axe Gao-Sévaré.

Le président de la Plateforme ensemble pour Gao, Hamadoune Abdoulaye Dicko, avait décrié la situation des habitants de Gao lorsqu’ ils veulent se rendre à Bamako. ‘’On ne peut pas se rendre dans notre propre capitale. Il faut passer par le Niger ou la Mauritanie pour se rendre à Bamako, c’est vraiment aberrant, c’est vraiment choquant. L’État a tellement donné de promesses. Nous restons sur nos gardes, vigilants, prêts, à attendre ce que nous cherchons’’.

A Gao le gouvernement a procédé à la signature du protocole d’accord avec la plateforme ensemble pour Gao pour obtenir l’apaisement, en s’engageant à reprendre les travaux de réhabilitation de l’axe Sevaré-Gao, très prochainement.

Le vendredi 13 septembre 2019, la même délégation s’est rendue à Ménaka pour rencontrer le « Mouvement Algafiat I Minika » avant de procéder à la signature du protocole d’entente.

A Ménaka, il s’agissait pour la délégation gouvernementale de prendre contact avec les populations, d’échanger avec elles et les sensibiliser sur les projets d’infrastructures de désenclavement du Mali.

Le Ministre de la communication, porte-parole du gouvernement, chef de la délégation a rassuré les jeunes, dans les trois régions, sur la ferme volonté des autorités à résoudre le problème des routes. ‘’Le gouvernement fera tout pour satisfaire les revendications de la jeunesse’’, a-t-il dit.

Ousmane MORBA

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