Le Mali épinglé par le 15ème rapport de l’Observatoires des pratiques anormales –OPA : Les coupables : La Police, la douane la Gendarmerie, les Syndicats et la Mairie

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Le Grand hôtel de Bamako a abrité mercredi 13 juillet 2011, l’atelier d’échanges sur les tracasseries routières. Ce,  grâce à  l’appui financier de l’US-AID à travers l’ONG Borderless (Commerce sans Frontière en Afrique de l’Ouest). Cet atelier restitue le 15ème Rapport de l’Observatoire des Pratiques Anormales (OPA) à des participants impliques à différents niveaux sur les tracasseries routières et leur impact sur l’économie nationale malienne.

Selon le Coordinateur de l’Observatoire des Pratiques (OPA), Mamadou Thiéro qui a présidé  les travaux, les tracasseries routières sur les différents  corridors maliens  demeurent un casse-tête malgré les dispositions prises. C’est pourquoi l’objectif visé par cet atelier est « d’amener les Autorités compétentes des Etats membres de l’UEMOA à faire prendre des mesures correctives appropriées aux dysfonctionnements constates à la fluidité du trafic sur les axes routiers ». Il a rappelé que la question est d’intérêt économique pour le pays dans un contexte sous régional. La sensibilisation qui est engagée à travers le Rapport explique les résultats des enquêtes du 1er  trimestre de l’année 2011 sur les tracasseries routières dans les Etats membres de l’UEMOA et du Ghana.

Pour Mamadou Thiéro, les  dysfonctionnements constatés interpellent à la fois les autorités routières comme les usagers, notamment les transporteurs et les syndicats de transporteurs.

En effet l’étude réalisée par ce rapport confirme la tendance à la hausse des indicateurs constatés depuis le dernier trimestre de l’année avec  des perceptions de 43.00Fcfa en moyenne par voyage.  L’étude révèle une moyenne de 14 arrêts par les différents services occasionnant trois heures de retard par voyage et 80% de perception illicites (qui vont dans les poches des services en poste sur les axes routiers).

 Autrement dit,  le Mali reste le pays ou les tracasseries routières sont les plus nombreuses.  Le constat est que les postes de contrôles impliquent beaucoup plus de services que les pays limitrophes et que les passagers et autres usagers comme les commerçants y sont les plus « rackettés».

Selon  Mamadou Thiéro, « ces tracasseries routières sont à mettre au compte des forces de Police, de douane et de Gendarmerie ».

Le 15ème  Rapport ajoute que même les « Syndicats » et la « Mairie » se livrent ces pratiques illicites.  Il a invité les plus hautes autorités à s’impliquer pour inverser la tendance.

En conclusion, il a rappelé que « nos économies ont besoin d’être consolidées à travers un système de transport routier performant entre nos Etats pour une meilleure fluidité de nos échanges ».

Cet  atelier débouche sur un rigoureux plaidoyer qui implique les Organisations de la société civile, comme les syndicats et de transporteurs, les organisations professionnelles des transporteurs et des transitaires.

Bourama Traoré

 

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